Élancourt est une commune française située dans le département des Yvelines, en région Île-de-France.

Elle fait partie de la Communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines.

Géographie

Situation À vol d'oiseau, la commune est située à à l'ouest de Paris et à environ à l'ouest de Versailles..

Communes limitrophes Les communes sont : Plaisir au nord, Trappes à l'est, Le Mesnil-Saint-Denis à l'extrême sud-est, La Verrière au sud, Maurepas au sud-ouest et Jouars-Pontchartrain à l'ouest-nord-ouest.

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie entre 100 et Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, ..

La commune détient le point culminant « artificiel » du relief de l'Île-de-France avec d'altitude, la colline de la Revanche, aujourd'hui colline d'Élancourt, totalement artificielle puisque édifiée à partir des déblais de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines.

Le village ancien est situé au début d'une dépression qui continue en vallée entre les hauts de Sainte-Apolline à Plaisir au nord et les hauts d'Élancourt puis Maurepas au sud, à proximité du hameau de Jouars à Jouars-Pontchartrain.

Hydrographie

Transports et voies de communications Réseau routier La ville est traversée par de nombreuses voies routières : la RN 12 et la RD 912 au nord de la ville ; la RN 10 au sud.

Le village est traversé par la RD 43 (route de Montfort) la RD 23 (route de Trappes) et la RD 58 (route du Mesnil).

La commune est également traversée par la route départementale R12, qui rejoint la RN 12. Cette voie réalisée au début des années 1970, est restée inachevée depuis, à la hauteur du plateau. Elle devait à l’origine rejoindre le prolongement de l'autoroute A12 au niveau du hameau du Rodon, sur la commune du Mesnil-Saint-Denis. Mais ce prolongement, dont le tracé est toujours controversé, devait permettre de désengorger la RN 10. Il n'a toujours pas été réalisé.. La R12 constitue toutefois une voie qui permet de relier le quartier de la Clef de Saint-Pierre au reste de la ville.

Desserte ferroviaire Les gares les plus proches sont la gare de La Verrière et la gare de Trappes.

Bus La commune est desservie par les lignes 5105, 5106, 5107, 5110, 5114, 5120, 5121, 5122, 5125, 5130, 5131, 5132, 5133, 5134, 5185, 5188, 5189 et 5190 du réseau de bus de Saint-Quentin-en-Yvelines ; les lignes 7805, 7815 et 7818 du réseau de bus Île-de-France Ouest ; les lignes 5289, 5298, 5315, 5367, 5389, 7812 et 7817 du réseau de bus Centre et Sud Yvelines ; la ligne 7801 du réseau de bus de Poissy - Les Mureaux et, la nuit, par les lignes N161 et N162 du réseau Noctilien.

Projet Dans le cadre de l'opération d'intérêt national (OIN), il a été envisagé de créer un transport en commun en site propre pour connecter la gare de La Verrière à celle de Trappes, en passant par Maurepas et ÉlancourtSite de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, Le petit Quentin n°232 (juin 2008), 30 lire (consulté le 15 juillet 2009).. Mais ce projet, qui était envisagé d'ici 2013, n'a pas encore vu le jour.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Trappes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Élancourt est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Occupation des sols

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu 36,4 %338Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 18,5 %172Réseau routier et ferroviaire et espaces associés 1,3 %12Espaces verts urbains 4,6 %43Équipements sportifs et de loisirs 7,3 %68Terres arables hors périmètres d'irrigation 1,1 %10Systèmes culturaux et parcellaires complexes 6,1 %57Forêts de feuillus24,6 %228Source : Corine Land Cover.

Morphologie urbaine La majeure partie de la population se trouve aujourd'hui sur le plateau d'Élancourt-Maurepas, entre cette vallée et la route nationale 10 qui traverse la commune dans sa partie sud.

Les hameaux traditionnels, comme ils existent encore à Jouars-Pontchartrain, n'ont pas subsisté à Élancourt, à l'exception du seul hameau ancien () resté à l'écart de la commune : le hameau de Launay sur la route départementale 23 qui mène du vieux village à Jouars. Les trois autres (la Grande et la Petite Villedieu et les Coudrays) sont aujourd'hui intégrés à des quartiers.

Quartiers Les quartiers d'Élancourt sont : les Petits Prés, les Réaux, la Villedieu, la Commanderie des Templiers, les Sept Mares, la Nouvelle Amsterdam, les Nouveaux Horizons, une partie de la Villeparc, les Coudrays, le Gandouget, les 4 Arbres, le Pré Yvelines, les Mousseaux, le hameau de Launay, la Muette, le Berceau, les Cotes et la Clef de Saint-Pierre.

Un nouveau quartier, le quartier de la Sente des Réaux., a été construit près des Réaux.

Le village Niché dans la vallée du ru d'Élancourt, avec ses maisons en pierres meulières et l'église Saint-Médard, le village (communément appelé Élancourt Village) est le témoin de l’histoire ancienne de la commune. Le village est quasi exclusivement résidentiel. Constructions anciennes et plus contemporaines s'harmonisent dans un paysage de verdure.

Le village est composé des maisons anciennes regroupées le long de la route de Trappes (RD 23).

Plus récemment, dans les années 1980, des lotissements sont venus étendre le village. Un lotissement de vingt maisons est en cours d'aménagement.

Le village comporte aussi quelques équipements publics : la ferme du Mousseau (espace culturel municipal) ; l'ancienne mairie-école (destinée à accueillir le musée de l'Éducation). Le village comporte, en plus de l'église Saint-Médard, un patrimoine historique et naturel important : l'orphelinat de l'Abbé Méquignon ; le lavoir de l'Hermanderie ; le bassin de la Muette ; le jardin des Cinq-Sens.

Le plateau Situé sur la partie sud d'Élancourt, proche de Maurepas et de la gare de La Verrière le plateau (également appelé plateau d'Élancourt-Maurepas) s'est couvert d'une urbanisation dense.

Cette urbanisation qui a débuté dans les années 1970, dans le cadre de la ville nouvelle, se caractérise par la présence majoritaire de résidences et de groupes d'immeubles. Elle s'est effectuée quartier par quartier.

La Commanderie des Templiers, à la Villedieu, est le premier lotissement à sortir de terre en 1970. Ce quartier est aménagé par un promoteur privé, Levitt France.. Le quartier de l'Agiot, qui jouxte Maurepas, est ensuite réalisé par Jacques Riboud (architecte Roland Prédiéri). Jacques Riboud était également propriétaire ou titulaire d'options sur la majeure partie des terrains du plateau, mais à la demande de Paul Delouvrier il les a cédé à la Mission d'aménagement de Saint-Quentin-en-Yvelines, futur Établissement public d'aménagement de Saint-Quentin-en-Yvelines (EPASQY)« Les villes nouvelles créées pour faire face à l'explosion démographique parisienne » , sur le site de la Communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, agglo-sqy.fr, consulté le 25 avril 2009..

Les premières opérations de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines sont ainsi lancées sous la direction de Serge Goldberg et selon un plan-masse proposé par l'architecte-urbaniste Guy Lagneau Interview de Serge Goldberg pour le programme interministériel histoire et évaluation des villes nouvelles. : la Villedieu (architectes Jean Dubuisson et Claude Parent), les Nouveaux Horizons, La Grenouillère, le Pré-Yvelines.

Le développement économique n'est pas oublié, avec la création du quartier des , qui accueillait de nombreux artisans.

Plusieurs quartiers sont réalisés à cheval sur les deux communes d'Élancourt et de Maurepas, comme La Villeparc ou le Quartier des Sept-Mares, qui devait constituer le principal centre-ville de l'ouest de la ville nouvelle et qui comporte cinémas, maison pour tous, bibliothèque, commerces, centre administratif et hôtel de ville (architectes J. Kalisz, R. Salem et F. DouçotLe Petit Quentin (suppl.), 146, septembre 2000, 9), salle d'exposition, et logements.

Ce centre-ville qui se caractérise une architecture audacieuse, est aménagé par le couple Martine et Philippe Deslandes qui réalise également le quartier du Pré-Yvelines (« Pistons, cylindres »), mais également la grande halle de Saint-Quentin et le quartier de la Grande-Île à Voisins-le-Bretonneux.

D'autres quartiers résidentiels sortent de terre à la fin des années 1970 et dans la première partie des années 1980 : le Gandouget, les Petits Prés, les Réaux.

Depuis le début des années 2000, de nouveaux programmes immobiliers (représentant environ ) ont été aménagés rue de la Haie-à-Sorel.

Aujourd'hui l'urbanisation est quasiment achevée sur le plateau. Un projet de ZAC dans le secteur des Réaux est en cours d'élaboration (400 logements prévus). Il constituera alors le dernier quartier du Plateau.

La Clef de Saint-Pierre

Ce quartier est situé au nord de la commune.