Montagnac-Montpezat est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle a été formée le par fusion-association des communes préexistantes de Montpezat et de Montagnac, selon la loi du 16 juillet 1971 (la première des deux communes était alors quasiment vidée de ses habitants).

En conséquence, la commune regroupe actuellement deux villages (Montagnac et Montpezat), distants d'environ , qui sont chacun le centre d'une section de commune. Le nom de ses habitants est Montagnacais (pour le village de Montagnac). et Montpezatiens (pour le village de Montpezat).

Montagnac-Montpezat est surtout connue pour son ancienne et forte identité trufficole. Longtemps, Montagnac fut d’ailleurs couramment désigné sous le nom de « Montagnac-les-Truffes », appellation demeurée vivace dans la mémoire locale. La commune compte encore aujourd’hui plusieurs centaines d’hectares de truffières. Cette tradition reste présente dans la vie locale, notamment à travers la célébration de saint Antoine, patron des rabassiers et des trufficulteurs.

Le nom actuel de la commune (en provençal) est Montanhac e Montpesat selon la norme classique et Mountagna-Mountpesat selon la norme mistralienne.

Géographie

thumb|left|alt= Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|Montagnac-Montpezat et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Le territoire de Montagnac-Montpezat, dont la superficie est de et dont l'altitude est comprise entre 394 et , est délimité au sud par le cours moyen du Verdon au niveau des gorges de Baudinard, en limite avec le département du Var (83). Il s'étend au nord jusqu'à la commune d'Allemagne-en-Provence et jusqu'à la vallée du Colostre. Il comprend deux centres de peuplement distants d'environ quatre kilomètres : les villages historiques de Montagnac et de Montpezat, deux communes associées auxquelles correspondent des milieux naturels distincts : les basses gorges du Verdon, pour Montpezat et le plateau de Valensole pour Montagnac.

Selon le recensement de 1999, la commune de Montagnac-Montpezat comptait alors 321 habitants (source : Insee). À l'instar de la plupart des villages alentour, Montagnac-Montpezat connaît un accroissement saisonnier considérable de sa population, en été, du fait d'un important tourisme lié à l'attrait des gorges du Verdon et surtout, à la présence de deux centres d'hébergement touristique privés à Montpezat.

Montagnac-Montpezat fait partie du Parc naturel régional du Verdon, du canton de communes de Riez et, sur décision de l'actuelle municipalité, de la Communauté de communes Durance-Luberon-Verdon.

Sites

Le village de Montpezat est situé en position dominante sur un mamelon argilo-calcaire, sur le piémont du plateau de Valensole. Il surplombe ainsi la dépression créée par la vallée du Verdon au niveau des gorges de Baudinard et occupée, depuis les années 1970, par les eaux de la retenue artificielle de Quinson.

Le village de Montagnac est situé au nord de celui-ci, à équidistance de la ligne que fait le bord du plateau de Valensole. Il y occupe le sommet d'une colline, un ancien site castral qui domine le creux d'une dépression.

De ce fait, le territoire de la récente commune de Montagnac-Montpezat réunit différents écosystèmes : il est formé en partie du plateau de Valensole (plaines de Giraud et de Puberclaire) et des gorges du Verdon (Saut du Bouc).

Transports Voies routières Une route départementale relie le village d'Allemagne-en-Provence à Montagnac, la . La commune est également desservie par la .

Services autocars Lignes intercommunales Le village est relié par une ligne intercommunale du réseau Trans'AggloDLVA Transports intercommunaux. : + LigneTracé Esparron-de-Verdon ↔ Quinson ↔ Saint-Laurent-du-Verdon ↔ Montagnac-Montpezat ↔ Riez (Transport à la demande)

Lignes scolaires Des lignes de transports scolaires ont été mises en place pour rallier le collège de Riez ainsi que les lycées et collèges de Manosque. Ces lignes sont financées par la communauté d'agglomération Durance-Luberon-Verdon au travers du réseau Trans'Agglo. En plus des lignes existantes du réseau, d'autres ont été rajoutées.

+ LigneTracé Montagnac-Montpezat ↔ Riez Montagnac-Montpezat ↔ Allemagne-en-Provence

Géologie et paysage

Sur la rive gauche du Verdon, les lithosols n’ont jamais permis le développement d’une forêt..

La commune compte de bois et forêts.

Communes limitrophes

Remarque : les communes données ci-dessus sont celles qui sont réellement limitrophes (sur le plan de leurs limites administratives) avec Montagnac-Montpezat, même sur quelques centaines de mètres ; Quinson malgré la proximité de son territoire ne touche pas physiquement la communeVoir tableau d'assemblage du cadastre accessible en ligne .

RéférenceGeoportail de l'IGN avec limites administratives:

Hydrographie Le Verdon arrose la commune de Montagnac-Montpezat.

Le lac de MontpezatLac de Montpezat et Basses gorges du Verdon.

Risques naturels et technologiques

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Riez auquel appartient Montagnac-Montpezac est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011. La commune de Montagnac-Montpezac est également exposée à trois autres risques naturels : feu de forêt, inondation (dans la vallée de la Bléone), mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort.

La commune de Montagnac-Montpezac est de plus exposée à deux risques d’origine technologique : celui de transport de matières dangereuses par route. La départementale RD11 peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses ; celui de rupture de barrage, la commune étant située sous deux barrages importants : en cas de rupture du barrage de Sainte-Croix, la vallée du Verdon serait menacée par l’onde de submersion, Montagnac-Montpezat étant dans la zone de proximité immédiate; la commune fait également partie de la zone d’inondation spécifique en cas de rupture du barrage de Castillon. Si cette rupture advenait, l’onde de submersion passerait en crête au-dessus de celui de Chaudanne, et ne serait retenue que quelques minutes par le barrage de Sainte-Croix. Une heure et demie après la rupture du barrage de Castillon, l’onde de submersion arriverait dans la commune de Montagnac-Montpezat, la traversant en six minutes, gorges de Baudinard comprises.

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 1998 pour les risques d’inondation et de séisme ; le Dicrim n’existe pas.

Toponymie

Le nom de Montagnac, tel qu’il apparaît pour la première fois dans les textes (in castro Montaniacus vers 1020), montre que l'étymologie est semblable à celle des autres du sud de la France ( et du nord et du domaine francoprovençal). Selon Albert Dauzat et Charles Rostaing., il s'agit du nom propre romain Montanius, suivi du suffixe gallo-roman -acum. Les autres toponymistes donnent la même explication § 7266, . Il s'agit d'un des rares exemples de toponymes en -acum en Provence où il est généralement remplacé par le suffixe latin -anum.

Le nom de Montpezat apparaît pour la première fois en 1138 (Mont Pesad) : il a été interprété de différentes manières plus ou moins fantaisistes depuis le : il a ainsi pu être rapproché du Latin mons petra, c'est-à-dire « mont de pierre ». (la partie supérieure de la colline sur laquelle se trouve le village est constituée d'un conglomérat de galets et d'argile (poudingue). À l'instar d'autres Montpezat, ; pour Ernest Nègre, c’est un composé de l’occitan mont et du verbe pezar, être difficile, pénible, ce qui sert à décrire la montagne fortifiée § 26877, . Sur la supposition que le nom vient de Mons + pedare (échalasser en latin), ce qui indiquerait une fortification en bois ou de terre charpentées de bois.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valensole à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Montagnac-Montpezat est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (56,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (48,4 %), forêts (37,9 %), zones agricoles hétérogènes (7,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,5 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,8 %), zones urbanisées (1 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire

Montagnac

vignette|Vue du village de Montagnac en venant de Montpezat.|redresse=1.25