Gloria Macapagal-Arroyo, née le à Manille, est une femme d'État philippine. Elle est la première femme vice-présidente, du au , et elle est aussi la deuxième femme présidente des Philippines, du au . Elle est députée de Pampanga depuis le .
Elle est emprisonnée cinq ans, de 2011 à 2016, soupçonnée de s’être approprié des fonds publics destinés à des programmes caritatifs lorsqu'elle était au pouvoir. et revient en politique en 2016.
Jeunesse Elle est la fille de l'ancien président Diosdado Macapagal (1910-1997) et d'Evangelina Macaraeg-Macapagal (1915-1999). Elle fait des études d'économie aux États-Unis.
Carrière politique De 1989 à 1992, elle est sous-secrétaire d'État au Commerce et à l'Industrie dans le gouvernement de Corazon Aquino. En 1992, elle est élue sénatrice puis réélue en 1995 jusqu'en 1998. Le , elle devient vice-présidente et secrétaire d'État aux Affaires sociales et au Développement, poste qu'elle quitte en .
Présidence left|thumb|230px|Gloria Macapagal-Arroyo et Condoleezza Rice en 2007. En , la Cour suprême des Philippines déclare le poste de président vacant à la suite du départ anticipé du président en titre, Joseph Estrada, impliqué dans une affaire de détournement de fonds. Le , Gloria Macapagal-Arroyo est nommée présidente. Elle procède à plusieurs nominations de femmes ambassadeurs dans les pays asiatiques dirigés par des hommes.
En , à l'élection présidentielle, elle est opposée à quatre autres candidats dont l'acteur Fernando Poe Jr., qui bénéficie du soutien de proches de l'ex-dictateur Ferdinand Marcos et de l'ex-président Joseph Estrada.. Après plusieurs semaines de contestation des résultats du scrutin par celui qui est surnommé le « John Wayne des Philippines », dans tout le pays, elle est finalement déclarée vainqueur, avec plus d'un million de voix d'avance...
Le , douze ouvriers agricoles grévistes et deux enfants sont tués dans un assaut policier ordonné par le gouvernement..
En , une crise éclate à la suite de la diffusion d'enregistrements de ses conversations téléphoniques avec un haut responsable de la commission électorale qui tendent à prouver l'existence de fraude électorale lors des élections de . Dix de ses ministres démissionnent, et l'ancienne présidente, Corazon Aquino demande son départ. Mais elle reste en poste.
Le au soir, elle est hospitalisée à Manille pour des douleurs abdominales. Le , peu après sa sortie d'hôpital, elle signe, malgré de nombreuses protestations, une loi, approuvée par le Congrès deux semaines auparavant, abolissant la peine de mort. Et ceci à la veille de son voyage en Espagne, en Italie et au Vatican.
En 2004, elle est classée neuvième dans la liste des femmes les plus puissantes du monde selon Forbes et en 2005 quatrième.
En , se produit sous son administration ce qui reste comme l'événement le plus meurtrier dans l'histoire du journalisme. Dans le sud de l'île de Mindanao, des dizaines de personnes dont 32 journalistes sont exécutées alors qu'elles accompagnaient un candidat de l'opposition dans sa campagne pour la fonction de gouverneur. Les Philippines sont considérées comme le troisième pays le plus dangereux au monde pour les journalistes par le Comité pour la protection des journalistes..
Arrestation et retour en politique Peu après l’élection de Benigno Aquino III, Gloria Arroyo est arrêtée à la suite d'une plainte de la Commission des élections (COMELEC), alors qu'elle se trouve à l’hôpital pour une intervention à la colonne vertébrale. Elle reste confinée à l’hôpital Saint Luke de Taguig puis, à partir de 2012, au Veterans Memorial Medical Center à Quezon City jusqu'au , date à laquelle la Cour suprême l’acquitte, quelques semaines après l’élection de Rodrigo Duterte..
Elle est réélue représentante de la deuxième circonscription de Pampanga en 2016, puis devient la première femme présidente de la Chambre des représentants des Philippines en 2018. En 2020, elle est nommée conseillère du président Rodrigo Duterte sur les projets de la Clark Freeport and Special Economic Zone (zone économique regroupant entre autres l'aéroport international de Clark et New Clark City).
Vie privée Gloria Macapagal-Arroyo est mariée depuis le à José Miguel Tuason Arroyo, avec qui elle a trois enfants : Juan Miguel en 1969, Evangelina Lourdes en 1971 et Diosdado Ignacio José María en 1974.
Distinctions Docteure honoris causa de l'Université Waseda Honorary Doctorates,Prize and Awards, Waseda University, consulté sur www.waseda.jp le 19 septembre 2012.
Références
Voir aussi Bibliographie . . . .
Article connexe Liste de dirigeantes politiques
Liens externes
Présidence des Philippines
Catégorie:Naissance à Manille Catégorie:Naissance en avril 1947 Catégorie:Président des Philippines Catégorie:Présidente de la République Catégorie:Femme politique philippine Catégorie:Docteur honoris causa de l'université Waseda Catégorie:Récipiendaire de l'ordre du Chrysanthème Catégorie:Étudiant de l'université Ateneo de Manila Catégorie:Vice-président des Philippines Catégorie:Sénatrice des Philippines Catégorie:Députée à la Chambre des représentants des Philippines Catégorie:Présidente de la Chambre des représentants des Philippines Catégorie:Président d'assemblée parlementaire Catégorie:Chevalier de l'ordre du prince Iaroslav le Sage, 2e classe Catégorie:Collier de l'ordre d'Isabelle la Catholique