Le dolmen de Peyre-Brune, aussi appelé Peyrebrune, Pierre-Brune, dolmen de Roque-Brune ou dolmen de Bel(l)et, est un dolmen situé à Saint-Aquilin, dans le département français de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine .
Situation Le dolmen est situé sur un chemin forestier reliant Seyssac, un petit hameau de la commune de Saint-Aquilin, au bourg de Segonzac. Le dolmen apparaît après , sur le côté droit du chemin. Il se trouve sur une ride boisée à au-dessus du niveau de la mer.
Historique Le dolmen est mentionné une première fois par F. Jouannet en 1828 puis par L. Drouyn et A. de Gourgues. En 1874, la Société archéologique du Périgord y entreprit une fouille archéologique. A cette occasion, Édouard Galy donne la première description complète du monument dans le compte-rendu de la fouille. En 1889, le dolmen est classé au titre des monuments historiques, consultée le 27 février 2016..
Description La chambre sépulcrale mesure de long sur de large. Elle est orientée selon un axe nord-ouest/sud-est.. Le monument comporte six orthostates de de haut et de large. La table de couverture ( de long pour de large et d'épaisseur) a glissé de ses supports, s'inclinant vers le sud-est.
Le dolmen est érigé sur les sables de l'Éocène supérieur. Les dalles utilisées sont toutes en grès sidérolithiqueLe sidérolithique est une formation du Bassin aquitain couvrant la craie fini-crétacé - ici il s'agit du Campanien. Vers la fin du Crétacé, la mer recula et les sédiments exposés furent karstifiés. Les sédiments de caractère continental du Cuisien remplirent ensuite les dépressions dans le karst. Ces poches furent altérées diagénétiquement et les sédiments recristallisèrent - N. Gourdon-Platel, « Hypothèse sur la formation des dalles silico-ferrugineuses de la bordure nord-aquitaine », 1977, Rev. Géomorpho. Dyn., , , ..
Fouille archéologique de 1874 La chambre du dolmen contenait des cendres végétales et des charbons de bois. Le mobilier funéraire découvert se compose d'outils lithiques (hache en silex noir, couteaux, grattoirs fragmentés, poinçon et divers modèles de pointes de flèches tranchantes en silex), d'objets de parure (trois pendeloques en grès, silex et coquillage), de tessons d'une céramique de couleur grise.. Une partie du mobilier funéraire retrouvé est conservé dans les collections du musée d'art et d'archéologie du Périgord de Périgueux.
Les tessons de poterie et les fragments de pierres retrouvés sont typiques de la culture artenacienneJ. Roussot-Larroque, « Les civilisations néolithiques en Aquitaine », 1976, La préhistoire française, , congrès U.I.S.P.P., sous la direction d'H. de Lumley, mais il fut réutilisé à la période de La Tène III.
Folklore Selon la tradition, le dolmen abriterait la sépulture d'un chef militaire qui était marié avec une fée et qui fut tué lors d'une bataille. La fée ordonna alors à six de ses pages d'apporter chacun une pierre pour ériger le dolmen sur le lieu de la bataille. En outre, elle maudit quiconque oserait toucher la sépulture (d'après Calendrier de la Dordogne, 1830)..
Notes et références
Annexes
Bibliographie Édouard Galy, « Le dolmen de Saint-Aquilin », dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1874, tome 1, livraison, (lire en ligne)
Articles connexes Sites mégalithiques de la Dordogne Liste des monuments historiques de l'arrondissement de Périgueux
Peyrebrune Peyrebrune Catégorie:Monument historique en Dordogne Catégorie:Monument historique classé en 1889