Marchienne-au-Pont (en wallon Mårciene) est une section de la ville belge de Charleroi située en Wallonie dans la province de Hainaut.
C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977 date à laquelle elle comptait . Elle fut un centre industriel important. De nos jours, il existe encore Industeel-Charleroi (anciennement la FAFER) ; Carsid (ancien Cockerill-Sambre) a fermé ses portes en 2012.
Toponymie Le mot Marchienne signifie soit domaine de Marcius (nom gallo-romain), soit terres aux limites (du latin marca, via le germain marka et l'ancien français marcheCe mot marche signifie [endroit situé sur une] limite, frontière. Ces limites furent fixées par l'administration impériale romaine et ont été conservées par les Francs, qui y ont créé des zones tampons, démilitarisées, qu'ils ont nommés markan, terrains neutres et lieux de rencontre entre regiones (du latin regio, territoires soumis à l'autorité royale) .). Le pont est celui sur la Sambre..
Géographie
Géographie physique Le paysage de Marchienne-au-Pont est assez vallonné, se situant dans la vallée de la Sambre et de l'Eau d'Heure. Son relief reste marqué par la révolution industrielle avec la présence de trois terrils. L'altitude se situe entre au niveau de la Sambre et au terril du Bayemont. L'est de la commune est bordé par l'Eau d'Heure qui marque la limite avec Mont-sur-Marchienne.
Le point le plus élevé, à au-dessus du niveau de la mer, se situe dans le quartier de La Docherie. Sur le versant opposé, au lieu-dit Haut-Spiniat, l'altitude atteint . L'altitude moyenne de Marchienne est de .
Marchienne-au-Pont se situe à la limite est de la « Faille du midi » qui court du nord de la France à Liège presque à l'horizontale. Le sous-sol de de Marchienne-au-Pont est constitué d'une variété de composants géologiques comportant des gisements importants de houille grasse et d'alluvions de la vallée de la Sambre.
Limites La localité est entourée au nord par Jumet, au nord-est par Lodelinsart, à l'est par Dampremy, au sud-est par Marcinelle, au sud par Mont-sur-Marchienne, au sud-ouest par Montigny-le-Tilleul, à l'ouest par Monceau-sur-Sambre, et au nord-ouest par Roux.
Quartiers
Principaux quartiers Marchienne-Est, ce quartier se trouve où il y a les anciennes Forges de la Providence. Matadi, ce quartier est au sud de la commune ; une église a été construite et une cité porte le même nom. Marchienne-Docherie, quartier au nord de Marchienne-au-Pont. À l'origine, le quartier était recouvert par un bois appelé Bayemont qui a été défriché en 1840’’. Son développement a été favorisé par l'industrie et les charbonnages. Le quartier, isolé par le canal, a pu développer une identité forte. Marchienne-État, ce quartier se trouve entre la Sambre et la route de Mons où se trouve l'ancienne brasserie des Alliés. Marchienne-Cartier, c'est le centre-ville de Marchienne, où se trouve l'hôtel de ville et l'église.
Autres quartiers et lieux-dits Le Spignat, situé au sud à la limite avec Montigny-le-Tilleul, le long de la rue du Rocher Lombot. Rond-Point, nom d'une place en étoile composée des rues Léon Pourbaix, Edmond Jacquin, Joseph Lefèvre et de Montpellier. Les Remparts, lieu-dit situé aux rues Léo Darton, de l'Abattoir, de Châtelet et de l'Hôpital. La rue des Remparts évoque ce lieu-dit, elle relie la route de Beaumont à la rue de l'Hôpital. La Providence, où se trouvaient les forges du même nom, le long de la rue homonyme et entre le canal Charleroi-Bruxelles et la route de Mons. Fond Suzanne, nom donné où se trouvait le puits Sainte-Suzanne, en bas de la rue de Finlande à La Docherie. Saint-Charles, aux croisement des rues Émile Gantois, des Dochards et Léon Dubois. Ce nom vient d'un charbonnage qui se situait dans ce quartier de La Docherie. Les Bas-longs-Prés, lieu-dit situé à droite de la Sambre. Bierrau, lieu-dit qui se trouve près du canal Charleroi-Bruxelles en bas de la rue de Jumet, une gare se trouvai dans ce lieu-dit. Bayemont, le nom viendrait de « noir mont », « bail » ou « baye » signifie en ancien français, un endroit clôturé d'une barrière et autrefois la colline était clôturée de barrières. Le Pêlon, lieu-dit qui se trouve aux rues de Jumet, Saint-Théodore et Houtart près de la petite église une rue porte son nom. Le Bougnou, aux croisement des rues Léon Dubois, Jules Jaumet, du chemin de fer et de la rue Émile Gantois. Saint-Pierre, quartier qui comprend les rues Jean Ester, la place Astrid (anciennement place Saint-Pierre) la rue du Curé Robert. Fond-Beghin, appelé aussi Pont-Beghin, avant la construction du canal Charleroi, le Pont aux Scouffes.. Ce quartier partait du bas de la rue Jules Jaumet et rejoignait la rue de Jumet qui longeait le Piéton. Il fermait le quadrilatère formé par la rue Émile Gantois. Le pont qui se trouvait à cet endroit permettait le passage vers le centre de Marchienne par la route de Mons, cette route coupait en deux le complexe industriel de la Providence. Ce quartier était sujet aux inondations lors des pluies et orages estivaux, avec une montée des eaux pouvant atteindre environ un mètre. Des barques mises à disposition par les bateliers permettaient de rejoindre la route de Mons en attendant l’installation d’une passerelle. Ce quartier accueillait une population pauvre et les immigrants dès leur arrivée, louait souvent de le secteur. Dans les années 1950, le quartier a été exproprier pour l'agrandissement du canal. Saint-Martin, lieu-dit situé au sud-ouest vers l'ancienne centrale électrique de Monceau où il y a le nouveau zoning. Zone, de Zona c'est-à-dire ceinture’, ou lieu planté d'aulnes. Lieu-dit situé par les rues de Zône, de la chapelle, Roland Delattre, Alfred Tenret et du Petit Coron. Naye-à-Bois, ce nom désignait l’endroit où les bateliers pouvaient trouver le bois et les planches nécessaires aux réparations.
Cités Cité-parc Louis Leriche, nom donné au dernier bourgmestre de Marchienne-au-Pont avant les fusions des communes. Cité du Nord, tire son nom de fais que la ligne de chemin de fer vers la France toute proche était propriétaire de la Compagnie des chemins de fer du Nord-Belge. Cité ouvrière ou cité Hachez, bâtie par les Habitations Marchiennoises en 1925.. Édifiée dans un quartier populaire, son architecture, plus moderne que celle des autres maisons de La Docherie, offrait l’eau courante et restait accessible aux revenus modestes. L’engouement pour cette « Docherie-Moderne » fut tel que les nouveaux habitants, fiers de leur ascension sociale, développèrent un esprit autonome et plutôt aisé. La cité Hachez ou localement El Citè est ainsi devenue un quartier emblématique de La Docherie, bien entretenu et fleuri. Même si les locataires sont devenus propriétaires, peu de changements ont été apportés, du moins à l’extérieur. Cité des Cerisiers, construite en 1954 par les Habitations Marchiennoises. Il vient du nom des cerisiers plantés dans cette cité. Cité Peetermans, nom donné à Louis Peetermans, échevin des finances et président des Habitations Marchiennoises. La cité des Acacias, située en hauteur entre la rue de Jumet et la route du Centre, englobe également les rues portant le même nom, elle fut bâtie dans les années 1950. Cité de l'Égalité, appelée en hommage aux révolutionnaires français la cité a été construite en 1980. Cité de Bayemont, logements pour familles d'ouvriers construits par la Société Bayemont-Docherie. Terrils La localité est composée de terrils dissimulés sur le territoire on note le terril Leveau-Sainte-Barbe, terril du Bayemont Saint-Charles, terril Saint-Théodore Ouest.
Deux terrils existait notamment à La Docherie, le terril Saint-Henri, qui s'étendait de la rue de Jumet et le long de la rue Vandermeulen. Ce terril plat dont le nom vient d'un puits fermé avant 1914 contenait du charbon qui consumaient après criblage un genre de gravier rougeâtre’ qui fut exploité. Il formait une frontière naturel avec le quartier voisin de Lodelinsart-Ouest. Le terril du Broyeur s'étendit de la rue Saint-Gustave, il était un faux terril parce que les terres amenés servit à combler une dépression. En 1974, un stade de football fut inauguré et il est arboré de plusieurs variétés d'essences.
Hydrographie Marchienne-au-Pont est traversé par trois cours d'eau : la Sambre, l'Eau d'Heure (affluent de la Sambre) et le canal Charleroi-Bruxelles. Le canal Charleroi-Bruxelles relie la vallée de la Sambre avec l'Escaut via le canal maritime de Bruxelles à l'Escaut.
Principaux axes routiers vignette|La route du Port (N581). Marchienne-au-Pont est traversé par la nationale 90 de Charleroi à Mons. Elle a été conçue à l'époque napoléonienne, vers 1810. Sous la domination liégeoise, il existait le grand chemin reliant Fontaine à Charleroi, et sous la domination française, le tronçon restant de la Chaussée de Binche à Charleroi a été terminé. Cette rue est en partie sur Monceau et sur Marchienne. La localité est aussi traversée par la nationale 581 (route du Port), de Dampremy à Monceau-sur-Sambre, la nationale 583, Marchienne-au-Pont à Trazegnies et la nationale 579 Charleroi à Gozée. Les rues principales de La Docherie sont Jules Jaumet, Léon Dubois et Pierre Bauwens, qui montent en ligne droite vers Jumet. Elles sont reliées par la rue Royale et la rue Saint-Gustave, cette dernière rejoignant la rue de Jumet et un autre axe important, parallèle à l’artère principale (Jaumet, Dubois et Bauwens).
Démographie + Évolution de la populationSauf 1977 - .1977 - . 1801 1846 1900 1947 1977Année de la fusion des communes en Belgique. 2001
Histoire
Préhistoire Selon Joseph Boudart et Jo Bertrand il notent que l'on a retrouvé des outils en silex et des ossements de rhinocéros laineux dans les falaises, au pied de l’ancien charbonnage de Forte-Taille à Montigny-le-Tilleul, dans la grotte de Genly aujourd’hui disparue, dans cette même grotte selon Augusta Lemal et Jules Sottiaux, ils disent qu'on a découvert des restes humains du type de l’homme de Spy, ainsi que des ossements d’animaux préhistoriques tels que des cerfs, loups, des hyènes des cavernes et des éléphants. Les premiers habitants se sont installés aux Blancs Cailloux, au bord de la Sambre, à l’époque néandertalienne.
Selon Guy Weyn, il dit qu'à Mont-sur-Marchienne, tout près de la frontière avec Marchienne-au-Pont et au pied du bois des Marlières, se trouvait jadis une caverne connue sous le nom de Trou Lombeau ou Long Bos. La carrière Dupuis l’a en grande partie effacée, ne laissant aujourd’hui qu’un trou à moitié comblé le long de la voie ferrée, au pied de la carrière. En 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale, des fouilles archéologiques y ont révélé des ossements de hyènes, de rennes, de renards et d’autres animaux datant de la dernière ère glaciaire.
Antiquité Le territoire correspondant à Marchienne-au-Pont se trouvait, au moment de la conquête romaine, dans l’aire d’influence d’un ensemble de peuples clients des Nerviens que les sources anciennes désignent sous le nom de « Gordunes ». Selon l’analyse historique proposée par Pierre‑Antoine Masset, cette confédération occupait un espace dont les limites suivaient le cours de la Sambre, depuis la région de Marcinelle alors intégrée au domaine marchiennois jusqu’aux environs de Solre-sur-Sambre. À partir de ce point, la frontière se prolongeait le long de l’Hantes, atteignant Leval et incluant les marges occidentales de plusieurs localités telles que Solre-Saint-Géry, Renlies, Froidchapelle et Rance.