Saint-Trivier-de-Courtes est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes, située à au nord-ouest de Bourg-en-Bresse.
Les habitants s’appellent des Trivicourtois(e)(s)..
Géographie
Localisation Saint-Trivier-de-Courtes est une commune française du département de l'Ain dans le nord de la Bresse savoyarde, partie de la région naturelle de la Bresse.
Par orthodromie, elle se situe à à l'est de Mâcon., à à l'ouest de Bourg-en-Bresse., à au sud de Chalon-sur-Saône., à au nord de Lyon. et à au sud de Paris..
La commune fait partie du bassin de vie de Pont-de-Vaux et de la zone d'emploi de Bourg-en-Bresse.
Communes limitrophes
Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, ., cette faible variation prouve un relief particulièrement plat.
Le sol argileux et calcaire peu accidenté s'explique par sa localisation dans le fossé de la Bresse résultant d'un effondrement du rift ouest-européen à l'ère tertiaire, événement ayant permis la création d'un lac peu profond qui se déversait au sud en direction de la mer Méditerranée.
À l’Oligocène et au Miocène, se forment les Alpes, phénomène géologique qui arc-boute le massif du Jura vers le lac bressan et plisse le fond du réservoir, donnant ce relief vallonné avec des dénivellations très faibles. Une ouverture se créant au sud, le lac s’assèche puis disparaît pour laisser place à un sol humide et marécageux.
Aujourd'hui, Saint-Trivier et les autres territoires du fossé se trouvent entre les massifs du Mâconnais et du Beaujolais à l'ouest et du Jura et des Alpes à l'est.
Hydrographie Deux principaux cours d'eau, appartenant au bassin versant de la Saône, traversent la commune ; le plus important est la rivière appelée la Voye.. Prenant sa source près de la route départementale 2 à Chavannes-sur-Reyssouze, le cours d'eau continuant son chemin à Vescours puis entre dans le territoire communal au nord-ouest. À ce moment-là, la Voye possède le nom de ruisseau de Montalibord puis celui de Berthelet. La rivière est nommée la Voye après avoir traversé le moulin de Berthelet. Elle continue son cours à Vernoux puis se jette dans la Sâne Vive à La Chapelle-Thècle, commune de Saône-et-Loire.
Le ruisseau de Grandval est un affluent de la Voye et est situé entièrement sur le territoire de Saint-Trivier.. Le confluent se situe non loin de la route départementale 975 près du lieu-dit le Tremblay. De plus, le bief de Rouillet est un petit ruisseau du sud de la commune où il prend sa source, il se jette dans la Reyssouze à Servignat.
Enfin, on trouve également plusieurs étangs dont l'étang Seufa.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Varennes-Saint-Sauveur à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Voies de communication et transports La proximité de la commune avec les villes de Mâcon, de Bourg-en-Bresse et de Chalon-sur-Saône lui permet d'être traversée et d'être à proximité d'axes de communication importants aux niveaux départemental, régional et national. Routes gauche|vignette|Route départementale 2 à l'entrée du village.La route départementale 975 est la voie la plus importante de la commune. Voie reliant de Tournus à Bourg-en-Bresse, elle faisait partie de la route nationale 75 avant que ce tronçon ne soit déclassé en 1973. Elle permet de rejoindre Montrevel-en-Bresse et Mantenay-Montlin par le sud ainsi que Romenay par le nord.
La route départementale 2 traverse Saint-Trivier d'est en ouest. Par l'ouest, la voie permet de rejoindre Pont-de-Vaux en passant par Vescours et Chavannes-sur-Reyssouze sans traverser leur bourg. De l'autre sens, la voie a point d'arrivée le pont sur la Sâne Morte qui sépare Curciat-Dongalon et la commune saône-et-loirienne de Varennes-Saint-Sauveur. Elle permet de rejoindre aussi la commune voisine de Courtes. Passant par le bourg du village, la route D 2b est une voie annexe de la route D 2 qui permet de relier cette dernière à la route D 975.
La route départementale 80 traverse le sud de la commune. Commençant à l'intersection avec la route D 2, la voie se dirige vers le sud en direction de Servignat et Saint-Jean-sur-Reyssouze pour terminer à Villars-les-Dombes.
La route départementale D 58b est une voie débutant au rond-point situé près de La Servette et permet de rejoindre Vescours en se dirigeant à l'ouest.
Aucune autoroute ne traverse Saint-Trivier mais quatre se situent dans un rayon de . La plus proche est l'autoroute A39 qui relie la préfecture de l'Ain et Dijon tout en desservant Dole et Lons-le-Saunier. Cet axe passant à l'est de la commune en rencontre un autre à hauteur de Viriat, commune au nord de Bourg-en-Bresse. Cette voie en question est l'autoroute A40 qui relie Mâcon à Genève et se situe au sud de Saint-Trivier.
Cette autoroute est aussi reliée à une autre plus importante au niveau national : l'autoroute A6 passe à une vingtaine de kilomètres de la commune et relie Paris à Lyon ; elle est accessible depuis l'A406 pour aller à Lyon et par l'A40 pour se rendre à Paris. L'autoroute A406 est une voie reliant l'A40 et l'A6.
Voies ferroviaires vignette|Gare. Au début du , deux infrastructures ferroviaires sont installées à Saint-Trivier dont la ligne de Chalon-sur-Saône à Bourg-en-Bresse qui traversait la gare communale. Elle a été ouverte par la Compagnie des Dombes et du Sud-Est, société rachetée par la PLM, elle-même intégrée dans la SNCF. Cette voie a été ouverte en deux temps, le tronçon entre Bourg-en-Bresse et Saint-Germain-du-Plain étant inauguré le .. D'une longueur de , la ligne commence à être exploitée par la SNCF en 1938 qui supprime l'année suivante le transport des voyageurs. Le transport des marchandises continuera d'exister entre Bourg et Ouroux jusqu'en 1951 avant de disparaître totalement sur la ligne en 1956.
À la même époque, avec l'exploitation du réseau des tramways de l'Ain, la commune était traversée par la ligne de Trévoux à Saint-Trivier-de-Courtes longue de . Venant de la halte de Vescours., la voie traverse la ligne de Chalon à Bourg et avait pour terminus la gare dans le cours de la gare PLM. Avant 1940, ce réseau ferroviaire ferma et fut remplacé par un service de transport par cars.
Transports en commun Afin d'assurer des liaisons entre la ville-préfecture et Saint-Trivier, le conseil départemental a mis en place une ligne de car reliant Bourg-en-Bresse à Romenay, commune de Saône-et-Loire. Cette ligne, la ligne 150, fait partie du réseau interurbain de l'Ain. Le village dénombre un unique arrêt : Pré de la Dîme..
Urbanisme Typologie Au , Saint-Trivier-de-Courtes est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (82,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,6 %), zones agricoles hétérogènes (19,9 %), forêts (11,9 %), prairies (8,4 %), zones urbanisées (7,3 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie vignette|Panneau d'entrée.
Origine du nom La commune doit pour partie son nom à l'ermite Trivier de Thérouanne qui vécut dans la Dombes au .. L'autre partie du nom fait référence à Courtes, nom de la commune voisine dont l'origine vient du latin curtus signifiant écourté, tronqué, diminué qui qualifie un terrain de petite dimension..
Anciens noms La première référence au village date de 1049 et apparaît dans le Recueil des chartes de Cluny sous le nom de Sanctum Triverium. Deux siècles plus tard, autour de 1250, Sanz Trivers est cité dans le pouillé du diocèse de Lyon. Samuel Guichenon, dans un ouvrage nommé Histoire de la Bresse et du Bugey, évoque Sancti Triverii de Cortoz comme nom de l'entité en 1272.
De même, il cite Sanctus Triverius de Cortous comme nom du village en 1397. Quelques années plus tard, Sancluns Triverius de Courtoux est évoqué en 1416 par les archives de la Côte-d'Or ainsi que Sancto Triverio de Courtoz. La même source parle de Sanctus Triverius de Curtoux en 1439. De plus, les archives départementales de l'Ain parlent Sancti Treverii de Cortoux comme nom du village en 1469. Trois années plus tard, Guichenon dans un autre ouvrage consacré à la Savoie nommé Histoire généalogique de la royale maison de Savoie parle de Sainct Trivier de Courtoux en 1472.
Le siècle suivant, le même auteur évoque Sainct Trivier en 1536 puis Sainct Trivier en Bresse voire Sainct Trivier de Courte en 1650. Dans ses Mémoires pour servir à l'histoire de Dombes, Louis Aubret cite Saint Trivier de Courtes. Durant la révolution, Saint-Trivier change de nom pour devenir Val-Libre afin d'enlever toute référence à l'Ancien régime. Ce n'est qu'en 1801 que Saint-Trivier-de-Courtes redevient le nom de la commune.
Histoire Antiquité Avant l'arrivée des Romains sur le territoire, le peuple celte des Ambarres dont le nom signifie « vivant des deux (amb) côtés de la Saône (Arar, la Saône) », occupait la région bressane et ses vastes forêts..