Thoissey est une commune française du département de l'Ain et située dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Jusqu'en 2015, elle était le chef-lieu du canton qui portait son nom et appartient depuis au canton de Châtillon-sur-Chalaronne.

Quatrième plus petite commune de l’Ain, elle est peuplée de habitants, appelés les Thoisseyens.

Géographie Localisation La commune est située dans la région naturelle de la Dombes, près de la frontière floue avec la Bresse. Bordée à l'Ouest par la Saône, Thoissey se trouve à l'Est du Beaujolais et du Mâconnais, régions viticoles réputées pour leurs vins.

Les grandes villes ne sont pas très éloignées du village qui se situe à au Sud de Mâcon, à au Nord de Villefranche-sur-Saône, à à l'Ouest de Bourg-en-Bresse et à de Lyon.

Communes limitrophes

Points extrêmes Nord : collège Bel-Air, Est : Sud : confluence Saône - Chalaronne, Ouest : La Prairie,

Hydrographie

Thoissey est baignée par deux rivières d'importance. La Saône délimite sa frontière Ouest avec le Rhône et la Saône-et-Loire. La Chalaronne sillonne la Ville en de splendides lieux bucoliques préservés et fait office de frontière avec la commune voisine de Saint-Didier-sur-Chalaronne. La Saône déborde assez souvent de son lit, en des crues qui n'impactent fort heureusement plus les bâtiments du centre-ville, qui conservent cependant des marques impressionnantes de la montée des eaux, notamment en 1840 et 1955.

Le petit canal des Échudes, quant à lui, fait partie intégrante de la Ville. Long de , il a été creusé de mains d'hommes avant le XVe siècle sur la rive droite de la Chalaronne. Créé pour l'irrigation, il a alimenté une douzaine de moulins à farine et à huile et approvisionnait aussi les lavoirs privés ou publics. Il servait également au trempage des osiers et des peaux de tannerie. Un canal supplémentaire de a été construit au bout des Echudes, en 1758, pour faciliter le commerce entre la Saône et le centre ville de Thoissey. Il est bordé d'une majestueuse allée de 179 platanes plantés en 1818, classée "allée remarquable de France".

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Vauxrenard à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Voies de communication et transports vignette|400px|Axes de communication de la commune.

La proximité de la commune avec les villes de Mâcon, Villefranche-sur-Saône et de Bourg-en-Bresse lui permet d'être traversée et d'être à proximité d'axes de communication importants au niveau départemental, régional et national.

Axes routiers vignette|gauche|Route D 7 près de l'hôtel de ville.

La route départementale 7 est l'axe principal du village qui la traverse d'est en ouest. Partant de Chalamont puis passant par Châtillon-sur-Chalaronne, elle parvient jusqu'à Saint-Didier-sur-Chalaronne avant d'entrer sur le territoire communal avant de terminer sa route sur le pont sur la Saône menant à Dracé, laissant place à la route départementale 9 appartient au Rhône.

En face de l'hôtel de ville, une branche de la route D 7, la route D 7a, part en direction du hameau de Challes situé à Saint-Didier et terminant au pont de Saint-Romain-des-Îles, ancienne commune de Saône-et-Loire appartement aujourd'hui à Saint-Symphorien-d'Ancelles.

Enfin, la route départementale D 28d termine près de l'hôpital. Elle débute au hameau de Mousset le long de la route départementale D 933.

Aucune autoroute ne traverse la commune. Néanmoins, l'autoroute A6 passe tout près de la Saône et relie la capitale française à la capitale des Gaules.

Voies ferroviaires

vignette|Gare du tramway.

Au début du , avec l'exploitation du réseau des tramways de l'Ain, la commune était traversée par la ligne de Trévoux à Saint-Trivier-de-Courtes longue de . Arrivant de la gare de Mogneneins, la ligne empruntait la Grande rueLigne Trévoux <> Saint-Trivier-de-Courtes, sur tramdelain.fr.Photographies de tramway à Thoissey, sur ladombes.free.fr et desservait ensuite la gare de Saint-Didier-sur-Chalaronne. Avant 1940, ce réseau ferroviaire ferma et fut remplacé par un service de transport par cars.

Aujourd'hui, aucune voie ferrée ne traverse la commune mais deux passent à proximité. À l'est, la ligne LGV Sud-Est traverse Saint-Didier et relie Marseille et Lyon à Paris en passant par la gare de Mâcon-Loché. À l'ouest, la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles relie les mêmes villes et en plus d'accueillir des TGV, elle est utilisée par les TER Rhône-Alpes pour assurer les liaisons entre Mâcon et Lyon, sur ter.sncf.com. La gare la plus proche est celle de Romanèche-Thorins.

Transport fluvial La Saône est navigable à grand gabarit européen depuis Verdun-sur-le-Doubs jusqu'à Lyon. Elle constitue un axe de transport fluvial important entre l'est et la Méditerranée et est appréciée pour le tourisme fluvial. Il existe un port qui possède une halte fluviale intercommunale inaugurée en 2014. et située entre le camping et le pont routier à la frontière avec Saint-Didier.

À Mâcon, il y trois ports fluviaux : le port de plaisance, un autre près du quai des Marans et l'Aproport, l'un des ports fluviaux les plus importants de France. Villefranche possède aussi un port fluvial au carrefour des grands axes.

Transports en commun vignette|Arrêt MJC. La commune est reliée au réseau départemental des bus car.ain.fr par l'intermédiaire de deux lignes qui dessert le seul arrêt MJC. La ligne 114 relie Mâcon à BellevilleHoraires de la ligne 114 sur car.ain.fr. Cette dernière est aussi reliée à Bourg-en-Bresse par la seconde ligne traversant Thoissey, la ligne 120Horaires de la ligne 120 sur car.ain.fr.

Urbanisme Typologie Au , Thoissey est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Didier-sur-Chalaronne-Thoissey, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Didier-sur-Chalaronne, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (66,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (60,1 %), zones urbanisées (24,9 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (8,8 %), zones agricoles hétérogènes (4,3 %), terres arables (2 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie vignette|Panneau d'entrée du village.

Origine du nom Thoissey a pour origine Tusciacum qui était le nom d'un domaine d'origine gallo-romaine..

Anciens noms La première mention du village date de 910 dans le recueil des chartes de Cluny où apparaît TussiacoDictionnaire topographique de Philipon sur archives-numerisees.ain.fr. Dans le même ouvrage se trouvent le nom Tusciaco en 943, Thosciaco et sa variante Tosciaco en 944. À la fin du siècle est aussi évoque Tussiacum en 998.

Deux siècles plus tard, Toyciaco et Toysiaco sont cités en 1236, Toissey est mentionné en 1239. Selon Marie-Claude Guigue dans un ouvrage consacré à la Dombes, Thoyssiaci était le nom pour se référer au village autour de 1310.

En 1407, Toisse est évoqué qui Toissay l'est vers 1441. En 1567, le nom actuel de Thoissey est mentionné pour la première fois mais Samuel Guichenon cite Toissey comme nom de la commune autour de 1650 dans un ouvrage sur la Bresse. Enfin, la description de Bourgogne évoque une nouvelle fois Thoissey en 1790.

Histoire La charte 656 de Cluny. datée du fait mention d'un plaid tenu par le duc de Bourgogne Hugues le Noir, en présence du comte de Mâcon Letaud, Charles Constantin et de Guillaume, comte. Les moines de Cluny comparurent devant cette assemblée, et se plaignirent d'Adémar, vicomte de Lyon, lequel leur contestait la seigneurie de Thoissey et ses dépendances, prétendant que cette ville faisait partie de sa vicomté (desuovicecomitatuesse), bien qu'elle leur eût été cédée par le roi de Bourgogne Conrad le Pacifique, dont ils exhibèrent le diplôme, daté du .

Adémar, dit l'acte, ayant entendu la lecture des lettres royales, voyant d'ailleurs que le marquis Hugues, son seigneur, à la prière duquel elles avaient été données l'année précédente, favorisait les moines de Cluny, et enfin n'ayant rien à objecter, renonça à ses prétentions. Et, afin qu'aucun des successeurs d'Adémar ne pût revenir contre sa renonciation, elle fut confirmée par Hugues et signée par tous ses fidèles. Mais les moines ne se contentèrent pas de la renonciation d'Adémar, corroborant le diplôme de Conrad. Ils prièrent Hugues le Grand, duc des Francs, Hugues le Noir, et Letaud, d'obtenir du roi de France une donation de Thoissey, afin d'éviter tout différend dans l'avenir, car ce vicomte prétendait avoir des droits sur tout le pagus Lugdunensis.