La Capelle-Bleys (La Capèla Blèis en occitan) est une commune française située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie.

Géographie Localisation et communes limitrophes La commune de La Capelle-Bleys se trouve à l'ouest du département de l'Aveyron, dans la petite région agricole du Ségala..

Elle se situe à par la routeLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes. de Rodez., préfecture du département, à de Villefranche-de-Rouergue., sous-préfecture, et à de Rieupeyroux., bureau centralisateur du canton d'Aveyron et Tarn dont dépend la commune depuis 2015. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Rieupeyroux.

Les communes les plus proches sont.Les distance sont mesurées ici à vol d'oiseau entre chefs-lieux de communes. : Vabre-Tizac (), Rieupeyroux (), La Bastide-l'Évêque (), Saint-Salvadou (), Lescure-Jaoul (), La Salvetat-Peyralès (), Lunac (), Castanet (), Pradinas ().

Paysages et reliefs Située à l'ouest du plateau du Ségala, La Capelle-Bleys est une commune rurale de 391 habitants répartis entre le bourg centre, autrefois appelé Douzoulet, et plusieurs hameaux : Bleys, Ayres, Montloubet, La Bessarède, la Fage, Jarlagou où prend sa source le Jaoul qui constitue à l'est la limite avec la commune de Rieupeyroux. Son altitude varie de sur les bords du Jaoul, vers Tarfume, à au Puech Haut. Sa superficie est de 1563 hectares.

Hameaux La commune comprend plusieurs hameaux : Ayres, Bleys, La Fage, La Bessarède, La Peyrière (ZA), Le Bourgnou, Le Jarlagou, Le Parayre, Montloubet, ainsi que quelques fermes isolées. Le bourg de cette commune s'appelait autrefois Le Douzoulet.

Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de La Capelle-Bleys. La commune est drainée par la Petite Serène, le Jaoul, le Lézert, le ruisseau de Pouzoulet, le ruisseau de Bourgnounet et par divers petits cours d'eau..

La Petite Serène, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de La Capelle-Bleys et se jette dans la Petite Serène à La Fouillade, après avoir arrosé .

Le Jaoul, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Rieupeyroux et se jette dans le Viaur à La Salvetat-Peyralès, après avoir arrosé .

Le Lézert, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Baraqueville et se jette dans l'Aveyron près de Laguépie, après avoir arrosé .

Gestion des cours d'eau Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles pour définir et mettre en œuvre un programme d’actions de réhabilitation et de gestion des milieux aquatiques : le SDAGE (Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE (Schéma d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Trois SAGE sont mis en oeuvre dans le département de l'Aveyron..

La commune fait partie du SAGE du bassin versant du Viaur, approuvé le , au sein du SDAGE Adour-Garonne. Le périmètre de ce SAGE couvre , sur trois départements (Aveyron, Tarn et Tarn-et-Garonne)... Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par l’établissement public d'aménagement et de gestion des eaux (EPAGE) du bassin du Viaur, une structure qui regroupe les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre (EPCI-FP) dont le territoire est inclus (en totalité ou partiellement) dans le bassin hydrographique du Viaur et les structures gestionnaires de l’alimentation en eau potable des populations et qui disposent d’une ressource sur le bassin versant du Viaur. Il correspond à l’ancien syndicat mixte du Bassin versant du Viaur...

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Villefranche-de-Rouergue à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel....

Urbanisme Typologie Au , La Capelle-Bleys est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Villefranche-de-Rouergue, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.2|Infrastructures et occupation des sols de la commune de La Capelle-Bleys. L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (86,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50,7 %), zones agricoles hétérogènes (32,2 %), forêts (13,6 %), prairies (3,5 %)..

Planification La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document essentiel d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCoT du Centre Ouest Aveyron approuvé en . La structure porteuse est le Pôle d'équilibre territorial et rural Centre Ouest Aveyron, qui associe neuf EPCI, notamment la communauté de communes Aveyron Bas Ségala Viaur, dont la commune est membre..

La commune avait engagé en 2017 l'élaboration d'une carte communale..

Risques majeurs Le territoire de la commune de La Capelle-Bleys est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à deux risques particuliers, les risques radon et minier...

Risques naturels Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité faible..

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence..

Risques particuliers La commune est concernée par le risque minier, principalement lié à l’évolution des cavités souterraines laissées à l’abandon et sans entretien après l’exploitation des mines..

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. La commune de Capelle-Bleys est classée à risque moyen à élevé..

Histoire La commune de La Capelle-Bleys tire son nom d'une chapelle, située autrefois au Puech de la Sala et dont les fondations de l'église et du presbytère étaient encore visibles à la fin du . On y avait accolé le nom du village le plus important situé à l'est, Bleys. Reliés à la paroisse de Rieupeyroux, les habitants de La Capelle-Bleys ressentaient des difficultés dans la pratique du culte du fait de leur éloignement. Ils demandèrent donc à être réunis en paroisse en 1779. La requête reçut une réponse favorable de l'évêque de Rodez, : celui-ci, par ordonnance, créa la nouvelle paroisse de La Capelle-Bleys. La même année, le Vicaire Général Charles de Layrolle, après avoir visité les lieux, décide que le village de Douzoulet accueillera la nouvelle église.

Après de nombreuses années où le culte s'est pratiqué dans différents lieux de la paroisse, la première église a été construite en 1812. En 1872, le conseil municipal décide la construction d'un nouvel édifice dont la construction prend fin en 1884. L'autonomie de la commune, qui constituait jusque-là une section de la commune de La Bastide L'Évêque, est votée par l'Assemblée nationale le . Son premier maire, nommé par arrêté préfectoral, sera Jean Pierre VialadieuFrançois Jezequel dans « Étude sur La Capelle-Bleys » éd. Salingardes 1960.

Politique et administration Découpage territorial La commune de La Capelle-Bleys est membre de la communauté de communes Aveyron Bas Ségala Viaur, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Rieupeyroux. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux..

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Villefranche-de-Rouergue, au département de l'Aveyron et à la région Occitanie. Sur le plan électoral, elle dépend du canton d'Aveyron et Tarn pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015, et de la deuxième circonscription de l'Aveyron pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010..

Administration municipale Élections de 2020