LÉcole nationale supérieure des mines de Saint-Étienne, aussi dénommée Mines Saint-Étienne, est l'une des françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur.. Elle figure parmi les plus prestigieuses écoles d'ingénieurs de France et se distingue également dans les classements internationaux..
Créée en 1816, elle est membre de l'Institut Mines-Télécom, sous tutelle du ministère chargé de l'industrie (aujourd'hui, ministère de l'Économie, de l'industrie et du numérique).
Histoire thumb|150px|left|Lampe Marsaut.
À la chute du Premier Empire en 1815, le traité de Vienne sépare la Sarre et la Savoie de la France, la privant ainsi des écoles pratiques des mines de Geislautern et Peisey-Nancroix alors qu'à l'aube de la révolution industrielle, le pays a grand besoin de cadres pour l'extraction de la houille. Le , Louis XVIII produit une ordonnance royale portant création d'une « école des mineurs de Saint-Étienne », ville alors en plein essor grâce à ses mines de charbon.
L'école s'établit d'abord dans un petit bâtiment place Marengo, avec à sa tête Louis-Antoine Beaunier. La première promotion en 1819 ne comprend que douze élèves ; Benoît Fourneyron en est le major. Rapidement, les locaux s'avèrent mal adaptés face à la croissance des promotions. En 1848, les Frères des Écoles chrétiennes cèdent leur domaine sur la colline de Chantegrillet où l'école déménage. En 1882, l'« école des mineurs » devient « école des mines »https://mines-saint-etienne.org/docs/2014163514_dossierdepresentationbicentenaireensmseassociationicmmars14.pdf. Le , par arrêté ministériel, le diplôme d'ingénieur civil des mines, qui n'était alors délivré que par les Écoles des mines de Paris et de Saint-Étienne, est enfin reconnu comme sanctionnant des ., premier pas vers l'officialisation du statut d'école d'ingénieurs.
En 1917, l'École est la première à accueillir une femme parmi ses élèves, Marcelle Schramek..
Les travaux miniers altèrent les bâtiments et un nouveau bâtiment destiné à accueillir l'école est construit à partir de 1924 à l'emplacement actuel situé cours Fauriel. En 1927, l'école rejoint ses nouveaux locaux — on la surnomme depuis la « grande dame du cours Fauriel ».
En 1992, l'école devient un établissement public national à caractère administratif. En 1994, son activité est étendue dans une partie rénovée des anciens locaux de Manufrance, situés à quelques centaines de mètres. En 2002, l'école prend le tournant de la microélectronique avec la création de son d'enseignement et de recherche : le Centre Microélectronique de Provence Georges Charpak. En 2003, l'école franchit le cap des . La première année du cursus d'ingénieur civil des mines compte . En 2004, l'école crée son de formation et de recherche, consacré à l'Ingénierie de la santé. En 2009, l'école franchit le cap des .
En , l'École devient un établissement public a caractère administratif rattaché à l'Institut Mines-Télécom et en 2017, elle en devient une école interne.
Formation
Offres de formations La stratégie de l’École en matière de formation est conçue de façon à assurer une bonne cohérence avec ses autres missions que sont la recherche, le soutien au développement économique et le dialogue entre sciences, industrie et société. C’est ainsi que l’École prend en compte et s’efforce d’anticiper la diversité et la variabilité de la demande du monde économique et des entreprises pour proposer une réponse adéquate. Cet objectif se traduit par une large offre de formations clairement identifiées permettant à l’École d’être présente dans presque tous les secteurs d’activité et sur l’ensemble des territoires.
À la rentrée 2025, elle propose un nouveau cycle post-bac en deux ans préparatoire et diplômant en ingénierie et santé...
thumb|Entrée du bâtiment de l'espace Fauriel. L’École propose trois profils d’ingénieurs sur ses campus de Saint-Étienne et Aix-Marseille-Provence (Gardanne). L’Ingénieur Civil des Mines (ICM), est un généraliste dont la vocation première est de devenir un dirigeant engagé, éclairé et innovant ; grâce à sa culture pluridisciplinaire, son aptitude à appréhender les problèmes complexes, sa capacité à travailler en équipe multiculturelle et son sens de l’efficacité, il saura assumer des fonctions à haute responsabilité dans tous les secteurs. L’Ingénieur Systèmes Microélectronique et Informatique (ISMIN) : avec sa double compétence en microélectronique et en informatique, il saura s’adapter aisément au secteur des nouvelles technologies, à forte valeur ajoutée et en constante mutation, en apportant sa créativité, ses capacités à innover et à entreprendre et son goût pour le travail en équipe. L’ingénieur de spécialité, sous statut salarié, formé en alternance par la voie de l’apprentissage et de la formation continue, selon un modèle d’excellence original, où l’entreprise est acteur et bénéficiaire de la formation de l’élève-ingénieur, formé avec une entreprise partenaire, aura acquis pendant sa formation la capacité à intégrer la problématique de l’entreprise et à imaginer et mettre en œuvre les solutions adaptées. Il associe qualité opérationnelle et approche conceptuelle (anciennement ISFEn).
Le tableau suivant résume les spécialisations agréées par la CTI, avec les statuts des élèves et les localisations :
+ Formations qui permettent d'obtenir le titre d'ingénieur diplômé de Mines Saint-Étienne
Spécialisation Statut des élèves Localisationgéographique Ingénieur généraliste, Ingénieur Civil des Mines (ICM) Étudiant Saint-Étienne
Ingénieur Systèmes en Microélectronique et informatique (ISMIN)
Campus Aix-Marseille-Provence (Gardanne)
Génie des installations nucléaires (en convention avec l'INSTN) Génie industriel ApprentiFormation continue Saint-Étienne
Énergétique ApprentiFormation continue Saint-Étienne
Systèmes électroniques embarqués Formation continue Saint-ÉtienneCampus Aix-Marseille-Provence (Gardanne) Apprenti Saint-Étienne
Ingénieur Civil des Mines (ICM) L’École des Mines de Saint-Étienne forme, depuis plus de , des étudiants avec de petites promotions (environ sur trois années de formation). L’admission se fait principalement par le Concours commun Mines-Ponts, particulièrement sélectif.
C'est la formation historique de l'École des Mines de Saint-Étienne. L’Ingénieur Civil des Mines. (ICM), est un généraliste dont la vocation première est de devenir un dirigeant engagé, éclairé et innovant ; grâce à sa culture pluridisciplinaire, son aptitude à appréhender les problèmes complexes, sa capacité à travailler en équipe multiculturelle et son sens de l’efficacité, il saura assumer des fonctions à haute responsabilité dans tous les secteurs.
Le cycle ingénieur civil a une forte composante d'internationalisation. Les élèves ICM ont la possibilité de réaliser un semestre de leur scolarité dans les plus prestigieuses universités étrangères. L'École compte 141 accords internationaux. sur les 5 continents.
Ingénieur Systèmes Microélectronique et Informatique (ISMIN) alt=Facade du campus Aix-Marseille-Provence|vignette|300x300px|Campus Aix-Marseille-Provence des Mines de Saint-Étienne Le cycle ISMIN (Ingénieur Systèmes Microélectronique et Informatiques) a été développé en 2008, faisant suite au cycle ISMEA (ingénieur spécialisé en micro-électronique et applications).
Le cursus ISMIN est un cycle de formation d’ingénieurs plus particulièrement orienté vers la microélectronique, les systèmes embarqués, la mesure physique et les logiciels associés. Cette formation permet l'acquisition d'une double compétence informatique/électronique.
Elle se déroule sur le Campus Aix-Marseille-Provence, à Gardanne. Elle a été créée en 1982 dans le cadre du groupe ESIM (École supérieure d'ingénieurs de Marseille, aujourd'hui Centrale Marseille) et a été intégrée à l'École des mines de Saint-Étienne en 2003.
Le recrutement s'effectue sur concours après les classes préparatoires aux grandes écoles sur le Concours Mines-Télécom.
Épreuves écrites :
Filières MP, MPI, PC, PSI : le concours Mines-Télécom utilise les épreuves écrites du concours commun Mines-Ponts, avec les mêmes coefficients. Filière PT : le concours Mines-Télécom utilise les épreuves écrites que la banque PT, avec les mêmes coefficients. Filière TSI : le concours Mines-Télécom utilise les épreuves écrites du concours Centrale-Supélec.
Les épreuves orales : A compter de la session 2025, les épreuves orales du Concours Mines-Télécom sont organisées en une série unique d’épreuves qui permet d’intégrer l’ensemble des 19 écoles.
Ingénieur en génie industriel ou en génie des installations nucléaires L'École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne propose plusieurs cursus de formation sous statut salarié en alternance. Ces formations se déroulent grâce au partenariat solidaire de l'ISTP à Saint-Étienne, et à une convention avec le CEA/INSTN (spécialité Génie des Installations Nucléaires). Elles se composent de deux filières (formation par apprentissage et formation continue) et offrent également la possibilité de VAE. L'école est habilitée par la commission des titres d'ingénieur (CTI) à délivrer le diplôme d'« ingénieur diplômé de l’École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne - Spécialité Génie industriel ».
Ingénieur en Systèmes Électroniques Embarqués (ISEE) Cursus créé en 2017 et rassemblant des promotions d'une soixantaine d'élèves., il se déroule sous statut salarié. Les cours de déroulent sur le campus industriel de l'ISTP (à Saint-Étienne) ou directement au sein des bâtiments de l'école. Ils traitent de l'électronique de manière générale (Électronique analogique et électrotechnique, électronique numérique, communication, compatibilité électromagnétique (CEM)) de l'informatique embarquée ou encore de l'ingénierie des systèmes embarqués, ouvrant la voie à des métiers comme Architecte applications embarquées, Ingénieur R&D…
Pour l'alternance, les étudiants effectuent leur alternance dans diverses entreprises comme : Thales, Mobilis, Renault, DCNS, ST Microelectronics, Airbus, MBDA, CNRS, CEA, Aéroport de Paris, ainsi que de nombreuses startups et PME…
Masters et Mastères Spécialisés L'Ecole propose actuellement 14 masters. et 8 mastères spécialisés..
Les formations Mastère Spécialisé® de Mines Saint-Étienne, labellisées par la Conférence des Grandes Écoles (CGE), sont des formations post-diplôme destinées aux ingénieurs, cadres ou titulaires d’un diplôme de niveau Bac+5 souhaitant acquérir une expertise reconnue dans des domaines stratégiques et d’avenir.
Proposées en alternance, ces formations associent un enseignement académique de haut niveau et une immersion en entreprise, en lien étroit avec les centres d'enseignement et de recherche de l’école.
Les huit formations Mastère Spécialisé® actuellement proposées sont :
Chef de projet de transformation digitale et industrielle (CPTDI) Concepteur de circuits microélectroniques (CCM) Manager de la cybersécurité industrielle (MSCI) Concepteur de systèmes IoT sécurisés (IoT) Expert en efficacité énergétique dans la rénovation des bâtiments (EERB) Pilote de projets Sites et Sols Pollués (SSP) Économie circulaire pour les territoires et les entreprises en transition (ECITE) Coordonnateur de la démarche de résilience des organisations (CODERO)
À cette offre s’ajoutent deux formations d’Ingénieur de Spécialisation, qui ouvriront à la rentrée de :
Intégrateur des innovations dans l'industrie (3i) Transition écologique et climatique des territoires et des organisations (TECTO)
Dimension internationale Les étudiants étrangers intègrent le cursus ICM ou ISMIN en deuxième année. Ils suivent les mêmes cours que les élèves 2A qui viennent du cursus classique. Pour faciliter leur intégration, les élèves ont créé le BDI (bureau des Internationaux).
Coût des études