Castelnau-Montratier est une ancienne commune française située dans le département du Lot, en région Occitanie.
Depuis le , elle est une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Castelnau Montratier-Sainte Alauzie.
Géographie Localisation Commune située dans le Quercy sur l'ancienne route nationale 659 entre Cahors et Montauban et sur les rivières Lupte ainsi que la Barguelonne qui coule sur la commune.
Située entre Cahors et Montauban, Castelnau-Montratier est bâtie sur un éperon rocheux.
Communes limitrophes La commune est limitrophe du département de Tarn-et-Garonne.
Évolution du territoire De 1793 au , la commune nouvelle de Castelnau Montratier-Sainte Alauzie en lieu et place des communes de Castelnau-Montratier (46063) et de Sainte-Alauzie (46248) devenues déléguées.. À partir du , Castelnau Montratier-Sainte Alauzie est renommée en Castelnau-Montratier.
Toponymie La localité actuelle a été fondée au par Ratier, seigneur de Castelnau (« château neuf » en occitan), qui lui donna son nom de Montratier.
Le nom de famille Ratier d'origine germanique est composé de rad conseil et de hari armée..
Durant la Révolution, la commune porte le nom de Castelnau-la-Montagne.
Ses habitants sont appelés les CastelnaudaisNom des habitants de la commune sur habitants.fr..
Histoire
La présence d’une occupation gallo-romaine très dense ne fait aucun doute.
Près de Saint-Aureil, à Saint-Sernin de Thézels ont été trouvés des vestiges d’un luxueux édifice, peut-être un temple, dont entre autres la pierre Constantine, linteau de marbre blanc daté du Ve ou VIe siècle présentant des similitudes avec le linteau du portail de l’abbaye de Moissac. Elle est visible au Musée de Cahors. Au lieu-dit «Moulin du Souquet», en 1962, d’importants restes gallo-romains datant des Ier et IIe siècles ont été mis au jour.
Vers le Xe siècle, un premier «castrum» fut édifié sur la butte de Maurélis à du bourg. Son donjon, dont ne subsiste qu’un triple fossé bien conservé, témoigne de la période féodale de Castelnau. La motte castrale initiale de Castelnau était certainement située à l’extrémité sud du village, au bout de l’éperon rocheux. En contournant la butte, on peut encore apercevoir les vestiges des anciens remparts du XIIe ou XIIIe siècle.
Au milieu du XIe siècle, un «château neuf» du nom de Castelnau-des-Vaux (castrum novum de vallibus), en raison de la présence de nombreuses vallées, est édifié sur le pech (ou pic) de la fargue qui domine la vallée de la Lupte. Simon de Montfort aurait fait raser le château en 1214, lors de la croisade contre les Albigeois.
En 1250, le seigneur Ratier entreprend de reconstruire la ville et lui donne son nom. Elle est bâtie selon le schéma des bastides : une grande place centrale à couverts et arcades et une église excentrée. Le centre du pouvoir est sur la place. Le plan de construction est un plan parcellaire ou en damiers : rues droites et parallèles avec maisons et jardins. La ville est le siège d'une baronnie dont le seigneur détient la haute, moyenne et basse justice.
Du XIIIe au XVe siècle, Castelnau connaît une période très prospère grâce au commerce de la laine. Les fabriques de Montauban tissent la laine du Quercy et viennent l’acheter tout particulièrement à Castelnau lors de la foire du . Des barris ou quartiers se développent de part et d’autre de la rue droite (actuelle rue Clémenceau). Un second rempart ceinture la ville. En 1358, Castelnau-de-Montratier est la base à partir de laquelle le routier Bertucat d'Albret rançonne les territoires du Quercy, jusqu'à Cahors au nord..
La ville a pendant longtemps une assez grande importance mais qui s'amenuise lorsque la route royale est déplacée en 1767 et aussi depuis que le relais de poste est transféré à Lamadeleine d'Aussac dans la commune actuelle de Montpezat-de-Quercy.
En 1785, Castelnau-Montratier conservait encore ses murailles, excepté au sud où elle en était privée depuis la guerre de Cent Ans. On pénétrait alors dans la ville par cinq portes.
La Révolution laisse des traces comme les événements sanglants des 16, 17 et lors de l'Affaire de Bellud.
Le , un Breguet Br.1050 Alizé de l'aéronavale s'écrase au cours d'une mission à basse altitude, faisant deux victimes.
Politique et administration Tendances politiques et résultats
Liste des maires
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Démographie
Économie L'économie de la commune est essentiellement tournée vers l'agriculture (melons et vins) et le tourisme. Coteaux-du-quercy (AOVDQS).
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments L'église Saint-Martin de Castelnau-Montratier. Église Saint-Georges de Russac. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1925.. Château de Castelnau-Montratier inscrit au titre des monuments historiques en 1924.. Truque de Maurélis. Motte castrale située sur un pech dominant la petite vallée de la Barguelonne à au nord. Au début du on construit une forte tour de pierre de , qui est aussitôt emmottée. Le tertre recouvre l'emplacement d'une construction en bois datant de l'époque carolingienne ceinturé d'un fossé. Les archéologues ont estimé qu'il a fallu de matériaux afin de créer le tertre artificiel de au sol et de environ de hauteur. Le site était défendu par trois fossés successifs. Le château est abandonné vers 1030-1040.. Motte (les cluzels) sur un éperon dominant la rive droite de la vallée de la Lupte. Un poste de guet creusé dans le haut de la falaise est situé sous le rempart. Au pied de la motte, sur une plateforme, ont été aménagés deux ensembles troglodytiques. Le tout a probablement été utilisé entre le milieu du . En 1274, les registres de l'inquisition mentionnent la dénonciation par une infirmière de Cordes (Tarn), Arnaude Delrasa, d'un malade qui prétend avoir vu « trois belles hérétiques dans un clusellum à Castelnau-Montratier encorue qualifié de domus ».. Motte de Toublanc. La motte artificielle, située sur un point culminant du plateau, a un diamètre à la base d'une cinquantaine de mètres et une hauteur de quatre mètres. Elle aurait été surmontée d'une petite tour de pierre. À côté de la butte, vers le sud-est, une cavité creusé dans le tuf, pourrait correspondre à une citerne souterraine. Hôtel de ville de Castelnau-Montratier inscrit au titre des monuments historiques en 1971.. Ruines gallo-romaines du Souquet inscrites au titre des monuments historiques en 2000..
Personnalités liées à la commune Bérenger de Roquefeuil : il prétendit que les habitants de Castelnau-Montratier abusaient de la coutume qui dispensait du droit de leude toute marchandise apportée au marché qui ne dépassait pas un quarton, en n’y apportant que des quartons et il ordonna à des arbalétriers d’aller pendant la nuit à Castelnau briser les mesures de pierre. Les habitants en vinrent aux mains avec les archers qui prirent la fuite.. Son intransigeance poussa la population de Castelnau-Montratier à la révolte et il envoya une petite bande armée ramener ces « vilains subjets » à la raison. Les insurgés malmenèrent sa poignée de soldats et il intenta une action en justice devant le parlement de Toulouse qui démontra l’iniquité de ses prétentions et en 1493, devant la menace de confiscation de ses biens, il se soumit au verdict du procès. et il dut reconnaître publiquement ses torts au cours d’une humiliante cérémonie.. André Chaten, poète du qui vécut au hameau de Moussur. Anatole de Monzie fut conseiller général du canton de Castelnau-Montratier. André Chanet. . Simone Lurçat (1915-2009), épouse du peintre et tapissier Jean Lurçat et gestionnaire de ses œuvres, est née dans la commune.
Héraldique Le blasonnement en est : « De sable, à une porte d'argent accompagnée en chef de trois tours de même. »
Voir aussi
Bibliographie
Pierre Gastin Linon, « Les journées des 16 et à Castelnau-Montratier », dans Bulletin de la Société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, juillet-, tome 85, , (lire en ligne) Florent Hautefeuille, « La seigneurie de Castelnau-Montratier aux », dans Bulletin de la Société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, octobre-, tome 113, , (lire en ligne) Didier Panfili, « Castelnau - (Montratier) », dans Aristocraties méridionales (Toulousain, Quercy). s, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2010 (lire en ligne)
Articles connexes Liste des communes du Lot Maison d'Anduze
Liens externes
Site de la mairie Site de la communauté de communes Castelnau-Montratier sur le site de l'Institut géographique national
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Ancienne commune dans le Lot Catégorie:Commune déléguée dans le Lot Catégorie:Commune ayant porté un nom révolutionnaire dans le Lot Catégorie:Bastide médiévale