Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous le Premier Empire à partir de quatre cohortes du premier ban de la garde nationale.

Création et différentes dénominations 1813 : création du d'infanterie de ligne. 1814 : dissolution. 1887 : formation du d'infanterie. 1923-1935 : . 1935 : d'infanterie de forteresse de la Sarre. 1940 : d'infanterie alpine. 1942 : disloqué. 1945 : d'infanterie. 1945 : dissolution. 1955 : d'infanterie motorisée. 1963 : d'infanterie mécanisée. 1976 : d'infanterie. 1984 : d'infanterie de division blindée. 1990 : d'infanterie de corps d'armée. 1993 : dissolution.

Chefs de corps 1813 - 1814 : colonel Mathieu - : Colonel Deckherr*** 1900 - 1905 : Charles Louis Marie Joseph Rousset (1847-1922)** - : Colonel Loyzeau de Grandmaison*** - : commandant Belin - : commandant Notel - : lieutenant-colonel Hoff - : commandant Notel - : commandant Gauthier - : lieutenant-colonel Charrier - : commandant Gauthier - : lieutenant-colonel Peschart d'Ambly*** - : commandant Gauthier - : lieutenant-colonel Peschart d'Ambly*** - : lieutenant-colonel Biesse - : colonel Luyt - : commandant Albert-Roulhac : lieutenant-colonel Matter 1920 : colonel Carrière 1923 : colonel Violette 1924-1925 : lieutenant-colonel Pierre Guizard 1927 : colonel Castilla 1928 : colonel Mignon 1933 : colonel Herique - : colonel A. Alaurent - : colonel J.M. Reyx - : lieutenant-colonel Delivre - : lieutenant-colonel Mauvin - : colonel Bierre 1945 : colonel Constant 1955 : colonel d'Esclaibes 1956 : colonel Simoneau 1957 : colonel Girard 1958 : colonel Delgros 1960 : colonel Usureau 1960 : colonel Blanc 1961 : colonel de Bois Heraud 1962 : colonel Degas 1963 : colonel Richard 1965 - 1967 : colonel Aléon 1967 - 1969 : colonel Génesteix 1969 - 1971 : colonel Boone Arbod Borssat de la Perouse ***** 1971 - 1973 : colonel le Guyader 1973 - 1975 : colonel de Broca 1975 - 1977: lieutenant-colonel puis colonel Clarke de Dromantin**** 1977-1979 : lieutenant-colonel Mathonière 1979 - 1981 : colonel Tardy 1981 - 1983 : lieutenant-colonel Moufle 1983 - 1985 : colonel Pintoux 1985 - 1987 : colonel de Warren 1987 - 1989 : colonel de Rotalier 1989 - 1991 : colonel Reau 1991 - 1993 : Colonel Georgelin ***** ** Devint par la suite général de brigade.*** Devint par la suite général de division. **** Devint par la suite général de corps d'armée***** Devint par la suite général d'armée.

Historique des garnisons, combats et batailles du de ligne Premier Empire Le d'infanterie de ligne est formé, à Brême en Allemagne, le 22 février 1813, avec les : du premier ban de la garde nationale formée dans le département de l'Yonne. du premier ban de la garde nationale formée dans les départements du Rhône et de la Loire du premier ban de la garde nationale formée dans les départements du Cantal et de Haute-Loire du premier ban de la garde nationale formée dans le département du Puy-de-Dôme

1813 : Campagne d'Allemagne 16-19 octobre : bataille de Leipzig

1814 : la campagne de France : Le , les alliés pénètrent en France, la campagne de France commence. Les faibles effectifs du Régiment expliquent le rôle modeste qu’il va jouer au cours des derniers combats de l'Empire. On le retrouve à Liège le , à Givet le 22, le à Chalons que le reçoit l'ordre de tenir. Les 4 et écrasé par le nombre, Chalons est évacué. Nos troupes épuisées atteignent Épernay puis Château-Thierry. Le régiment ne compte plus qu'une centaine d’hommes lorsqu'il arrive à Meaux.

Le , il quittait le combat. La troupe était versée au de ligne, les cadres et l'Aigle avaient ordre de se rendre à Paris. En fait, ils rejoindront Orléans, point de regroupement de ce qui reste du de ligne.

Le , le d'infanterie de ligne est licencié, et conformément à l'article 5 de l'ordonnance du 12 mai 1814 : Le est amalgamé, le à Montmédy, dans le d'infanterie de ligne. Le est amalgamé, le au Havre, dans le d'infanterie de ligne. Le est amalgamé, le à Dunkerque, dans le d'infanterie de ligne.

De 1887 à 1914 Le , est formé le à 3 bataillons provenant des , et régiment d'infanterie, à Paris

En garnison au fort de Nogent à Fontenay-sous-Bois puis à Toul

Première Guerre mondiale En 1914 ; Casernement : Toul ; Brigade d'infanterie ; d'infanterie ; d'armée

À la division d'infanterie d' à

1914 et : bataille de Morhange Course à la mer Fouquescourt, Albert, Arvillers : Souastre : Hébuterne : Gommecourt Première bataille d'Ypres Fin octobre : Boezinge, Langemark, Bikschote

1915 Bataille de l'Artois : La Targette, Neuville-Saint-Vaast, Vimy 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne : Beauséjour

1916 Verdun Février : côte du Poivre, Carrières d'Haudremont Avril : Cote 304 Bataille de la Somme Fin septembre : Maurepas

1917 Chemin des Dames : Arrivée dans les tranchées dans le secteur de Vendresse à Moussy, préparation : Assaut en première ligne >> secteurs occupés : Chivy, Ferme des Grelines, Braye-en-Laonnois, Ferme de Froidemont >> de première ligne. : Repli à Longueval-Barbonval au sud de l'Aisne puis départ vers Nancy. Front au nord de Nancy : Ravitaillement à Jeandelaincourt au Nord de Nancy puis montée en première ligne près de Nonemy Deuxième Bataille de Verdun

1918 Janvier, arrivée à Bras-sur-Meuse. Première ligne jusqu'au dans les Secteurs de la Cote-de-Poivre, Ravin du Cul-brulé, Ravin du Cul-de-Chien, Carrière des Anglais près de Vacherauville-sur-Meuse au Nord de Verdun, coups de main allemands baïonnette au canon et lance-flammes repoussés. Montée dans le Nord à pied durant 6 jours (Reims, Saint-Quentin, Arras et Hazebrouck). Bataille des monts de Flandres Offensive allemande du (utilisation d'obus à ypérite et 150 avions). Contenue. Mi-avril défense du mont Kemmel (Belgique) et du mont Rouge en renfort des et RI. Offensive allemande du 25 au contenue par le . Mai : Cantonné à Coudekerque près de Dunkerque ensuite défense de Poperinge (Belgique). Juin : départ pour le nord de Paris, cantonné à Gonesse. 27 mai 1918 : Seconde bataille de la Marne, bataille de l'Aisne Utilisation des taxis parisiens jusqu'à l'Est de Château-Thierry. Première ligne dans les tranchées de Bonneuil, Mont Bonneuil, Charly, Essomes et de la ferme de la Borde. Intégration des troupes américaines (15 soldats/compagnie). Attaque de la cote 204 par 3 fois avec succès (beaucoup de prisonniers). Prise de Château-Thierry et des villages environnants, l'ennemi s'étant replié. Contact avec l'ennemi à Verdilly qui est fait prisonnier, poursuite de l'avance jusqu'à la forêt de Fère-en-Tardenois. En réserve des troupes américaines qui passent à l'assaut. Départ ensuite en Lorraine à Saint-Mihiel. Bataille de Saint-Mihiel. En août, déploiement sur le secteur de la plaine de la Woevre à l'est du fleuve Meuse. Prise des villages de Gironville et de son fort, Girauvoisin, Saint-Agnant-sous-les-Côtes et Woinville. Offensive du sur les côtes de Saint-Mihiel, prise des villages Creue, Hattonchâtel, Hattonville, ferme Saint-Louis, bois de Hauteville. Derniers bombardements allemands, armistice. Repli sur Nancy caserne Molitor et ensuite relève des Américains dans la forêt de Facq, le secteur de Nonemy, Port-sur-Seille. : Traversée des lignes ennemies et entrée triomphale dans la ville de Metz.

Entre-deux-guerres Il est dissous à Sarreguemines en 1922. Le RI est reconstitué en Sarre le et rentre en France à partir de 1927 à Forbach et à Morhange. À la fin de l'année 1929, il est en garnison à Bitche où se trouve l'état-major régimentaire (EM), les et . Puis à Saint-Avold le . Le régiment est regroupé en 1931 à Bitche-ville, puis une compagnie à Bitche-camp. En 1933 avec le RI, il forme l'infanterie de la région fortifiée de la Lauter. En 1934, le RI passe à six bataillons.

En 1935, il se dédouble pour donner naissance au RIF.

Seconde Guerre mondiale

À la mobilisation du par le CMI 204 (Saint-Nicolas-de-Port) à partir du noyau actif du lII/ régiment d'infanterie de forteresse « régiment de la Sarre » se détriple pour former l'infanterie du secteur fortifié de Rohrbach. Il compte trois bataillons de mitrailleurs, une compagnie d'équipages d'ouvrages, une compagnie d'équipages de casemates. Avec le RIF, le RIF d'ouest en est.

Le RIF est engagé dans le sous-secteur du Légeret, en Moselle, ce qui inclut l'entière garnison du fort du Simserhof (876 hommes) issus du , deux casemates, un observatoire, et trois abris.

Les unités d'intervalle comme le , et RIF quittent leurs positions le pour se replier avec la Division de marche Chastenet. Le s'installe face au nord sur le canal de la Marne au Rhin. Il se replie sur les Vosges, il doit déposer les armes le 21 et . Les équipages d'ouvrages, restés sur places, doivent se rendre sur ordre le . vignette|Affiche de recrutement pour le sous Vichy. Le régiment est recréé à Lyon comme d'infanterie alpine dans l'Armée d'Armistice. L'Armée d'Armistice est dissoute en .

Le RI est engagé dans les Vosges et en Allemagne pendant l’hiver 1944-1945. Au printemps 1945 le forme ses hommes comme skieurs dans les Pyrénées à Luz, Barèges et Argelès-Gazost.

Guerre d'Algérie Le RIM (Régiment d'infanterie motorisée) à Munier il appartient à la D.I.M. Bône Zone Nord-Est Constantinois 1961. Au village tunisien de Sakiet Sidi Youssef, un poste tenu par le Régiment d’infanterie motorisée (RIM), il assure la surveillance de la frontière dans la région de Souk Ahras, région de Constantine.

Au cessez-le-feu du en Algérie, le RIM constitue comme 91 autres régiments, les 114 unités de la Force locale. Le RIM forme deux unités de la Force locale de l'ordre Algérienne, la UFL-UFO et la UFLUFO composés de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans à Lapaine et à Zarouria, qui pendant la période transitoire devaient être au service de l'exécutif algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie. (Accords d’Évian du ).

De la guerre d'Algérie à nos jours vignette|droite|Défilé du régiment d'infanterie à Mutzig en 1982. Au retour d'Algérie il prend garnison à Mutzig le aux quartiers Moussy et Clerc. Il gère également un dépôt de munitions à Romanswiller. Le RI est transformé en régiment mécanisé et intégré dans la brigade mécanisée d'abord selon l’organigramme de la division type 59 puis celui type 67. Dans la division type 59, le RI est composé de la compagnie de commandement et des services (section de commandement, section état-major, section transmissions, section des services, section entretien dépannage, section sanitaire et section de canons de 106 mm sur Jeep avec 6 pièces) et de quatre compagnies mécanisées. L'effectif est de 35 officiers, 102 sous-officiers et 708 hommes de troupe. Les véhicules sont au nombre de 80 à roues, 68 et 8 motos.Dans la division 67, le régiment conserve la compagnie de commandement et des services mais les unités de combat sont profondément restructurées. Le régiment mécanisé, comme tous les régiments mécanisés, devient un régiment interarmes avec deux compagnies mécanisées (infanterie) sur VTT AMX 13 et deux escadrons de chars (arme blindée) sur chars AMX 13. Certains régiments d'infanterie sont motorisés dans l'attente de l'équipement en véhicules blindés.

La réorganisation de l'Armée de terre de 1984 se traduit par la création de la 6e division légère blindée dans le sud-est. Les unités de la division blindée sont formées selon l'organisation des divisions blindées type 84. Le régiment d'infanterie devient régiment motorisé de division blindée rattaché à la division blindée avec deux compagnies sur VAB, une compagnie sur camionnettes tactiques (unité de réserve) et la compagnie anti char sur VAB HOT. La dissolution de la plupart des unités en garnison en Allemagne permet pour un temps au RI d'être encore à l'ordre de bataille en devenant régiment d'infanterie de corps d'armée le .