Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous le Premier Empire à partir de quatre cohortes du premier ban de la Garde nationale.
Recréé en 1887, il combat pendant la Première Guerre mondiale et est dissous quelques années après. Il est finalement réactivé de 1935 à 1940 comme régiment d'infanterie de forteresse.
Création et différentes dénominations
1813 : d'infanterie de ligne. 1814 : dissolution. 1887 : d'infanterie. 1914 : à la mobilisation, il donne naissance au d'infanterie 1923 : Dissous (traditions conservées par le d'infanterie). 1935 : d'infanterie de forteresse. 1940 : dissolution.
Chefs de corps
1891 - 1900 : lieutenant-colonel puis colonel Gillet (**) 1905 : colonel E. A. F. Saint-Martin ... - : colonel de Mac-Mahon (*) 1915 - 1918 : lieutenant-colonel Étienne - (dissolution) : colonel Ruillier ...
Lieutenant-colonel Louis Breistroffer
1935 - 1939 : colonel Epp. 1939 - : colonel Culot. - : lieutenant-colonel Dupeux.
(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division.
Historique des garnisons, combats et batailles du Premier Empire Le d'infanterie de ligne est formé le avec les : du premier ban de la garde nationale formée dans le département de la Meurthe. du premier ban de la garde nationale formée dans les départements de Charente et de la Dordogne du premier ban de la garde nationale formée dans le département de la Corrèze du premier ban de la garde nationale formée dans le département de l'Escaut
1813 : Campagne d'Allemagne 16-19 octobre : Bataille de Leipzig
Le , le d'infanterie de ligne est licencié, et conformément à l'article 5 de l'ordonnance du 12 mai 1814 : Les , , et sont amalgamés, le , dans le d'infanterie de ligne.
De 1887 à 1914 Le , est formé le à 3 bataillons provenant des 64e régiment d'infanterie, 65e régiment d'infanterie et 118e régiment d'infanterie, à Lérouville.
Première Guerre mondiale En 1914 ; Casernement : Commercy (quartier Oudinot), d'armée, Brigade d'Infanterie ; d'infanterie : d' - d'infanterie : -
1914 Fin août : Retraite des 3 et : Joppécourt, Fillières : Retraite et prélude à la bataille de la Marne : Cierges-Montfaucon ; Beauzée-sur-Aire, Courcelles 22 - : Bataille de la Woëvre et Hauts-de-Meuse : La Croix sur Meuse
1915 Février : Offensives d'Argonne : Vauquois Mai - novembre : Argonne : Bagatelle 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne, nord de Saint-Hilaire-le-Grand
1916 Bataille de Verdun : Février - mars : Mort-Homme Avril: Cumières : Bataille de la Somme : Rancourt, Sailly-Saillisel
1917 : Aisne : attaque sur Berry-au-Bac 20 - : Verdun : Bois des Fosses, Bois de Beaumont
1918 Oise : Devant Compiègne Début août : La Bataille de Picardie « Type du régiment de l'Est, qui a su au cours de la guerre justifier la confiance de la Patrie. » Général Caron, 1918.
Entre-deux-guerres
Seconde Guerre mondiale
Pendant l'hiver 1939, La Ferté fut tout de même renforcé par des éléments implantés autour de lui, comme des maisons fortes, des blockhaus, des caves bétonnées des obstacles de rails et de barbelés. Le , les Allemands déclenchent leur offensive vers l'ouest. Le 13, ils franchissent la Meuse à Sedan et se rapprochent très vite de l'ouvrage de La Ferté qui se trouve dans la nuit du 14 au 15 sur la ligne de défense française. Il est alors occupé par 107 hommes du d'infanterie de forteresse (RIF) commandés par le lieutenant Bourguignon et deux autres officiers sur les initialement affectés à l'ouvrage. Les restants ayant été dépêchés à La Ferté-sur-Chiers pour aider à la défense du village. C'est alors que le commandant allemand décide de neutraliser La Ferté et le village fortifié de Villy qui flanque l'ouvrage vers le nord et est défendu par des hommes du d'infanterie coloniale. L'ennemi concentre d'importants moyens d'artillerie.
La garnison de Villy va résister courageusement trois jours aux attaques allemandes. Mais le , à bout de ressources, elle est obligée de cesser le combat et de se rendre. Parmi les combattants survivants figurent une vingtaine d'hommes du de forteresse, ils sont faits prisonniers et envoyés en Allemagne, dont certains au Stalag VI-A.
L'ouvrage de La Ferté se retrouve alors seul face à l'ennemi. Le même jour, dès 18 heures, les Allemands lancent une préparation du terrain avec 250 pièces d'artillerie dont les redoutables canons de 88 qui s'en prennent aux cloches du bloc 2. L'attaque principale débute le en fin d'après-midi. Un créneau de la cloche du bloc 2 est touché par un obus qui explose à l'intérieur.
Les hommes qui s'y trouvent sont tués. La tourelle à éclipse est également endommagée et ne peut plus bouger. Des pionniers allemands se lancent à l'assaut de l'ouvrage, font sauter les créneaux de tir des cloches blindées, culbutent la tourelle et introduisent des charges de neutralisation. Le à 5h39 du matin, La Ferté ne répond plus. La plupart des 107 soldats français de l'équipage sont morts par asphyxie.
À proximité de l'ouvrage, un monument en hommage aux héros de Villy-La Ferté rappelle le sacrifice des 107 défenseurs dont la plupart sont enterrés dans la nécropole nationale de Villy.
Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Weissig 1813. Champagne 1915 Mort-Homme 1916-1917.. L'Aisne 1917 Le Matz 1918 Montdidier 1918 Fourragère aux couleurs de la Médaille militaire|100px|left 400px
Décorations Sa cravate est décorée de la Croix de Guerre 1914-1918 avec 4 palmes (quatre citatations à l'ordre de l'armée)20px.
Il a le droit au port de la Fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire décernée le .
Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment Weissig 1813.
Personnalités ayant servi au Gustave Caillois (1874-1958). Albert Dumange (1894-1915), poète, soldat au régiment tué à Saint-Hilaire-le-Grand le . Son nom est inscrit au Panthéon parmi les morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Boris Souvarine (1895 -1984) militant politique critique du stalinisme et journaliste français d'origine ukrainienne. Lucien Osty, alias Jean Lartéguy (1920-2011), écrivain, en tant qu'engagé volontaire pour la campagne de 1939-1940. Il rejoindra ensuite le d'infanterie en tant qu'officier et participera à la guerre de Corée.
Notes et références
Voir aussi Sources et bibliographie Archives militaires du château de Vincennes. À partir du Recueil d'historiques de l'infanterie française (général Andolenko - Eurimprim 1969). Émile Simond : Historique des nouveaux régiments créés par la loi du
Articles connexes Histoire militaire de la France Liste de régiments français Régiment d'infanterie français
Liens externes [https://books.google.fr/books/about/Historique_des_nouveaux_r%C3%A9giments_cr%C3%A9.htm
Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1813 Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940