Le (en abrégé , , ou DAK) était le quartier général commandant les divisions allemandes de panzers dans les déserts de Libye et d'Égypte occidentale, puis en Tunisie, pendant la Seconde Guerre mondiale. Peu à peu, le nom Afrikakorps engloba le QG et les unités militaires qui lui étaient rattachées.
Le DAK fut formé le après la décision d'envoyer un corps expéditionnaire en Libye italienneOpération Sonnenblume. pour soutenir les troupes de Mussolini. En effet, la italienne était bloquée par la contre-offensive du britannique, appelée opération Compass. Le corps expéditionnaire allemand était commandé par le général Erwin Rommel et avait à l'origine pour seule mission de reconquérir la Cyrénaïque et la Libye.
Organisation vignette|Deux chasseurs Messerschmitt Bf 109E-4 survolant le désert de Libye en 1941.Crédits photo : National Museum of the United States Air Force ; procédé de recolorisation. vignette|Panzer IV peint aux couleurs du désert avec le logo de l'Afrikakorps au musée allemand des Blindés de Munster. Le DAK fut envoyé en Libye pour soutenir l'effort des forces italiennes face aux Britanniques.
Panzerdivision (division blindée) ; Leichte Division (division légère, convertie en Panzerdivision fin 1941) ; Leichte Afrika Division. Ceci donnait un total de et de .
En , ces divisions sont commandées par le général Cruewell. Le , alors que les Allemands lancent leur dernière grande offensive, le DAK compte allemands et italiens contre plus de alliés de la britannique.
vignette|300px|Erwin Rommel discute avec le major général Georg von Bismarck en . vignette|300px|Canon antichar Pak-40 en 1941.
Le , les Britanniques ne disposent plus que de , alors que Rommel dispose toujours de .
Lors de l'offensive alliée d'El-Alamein du , les Alliés renforcés peuvent compter sur , alors que les forces de l'Axe ne disposent plus que d'environ allemands et italiens. Les renforts arrivant difficilement, le manque de matériel s'accompagne d'un manque de carburant, de soutien aérien et d'artillerie.
Le , le DAK ne dispose plus que de , cela sera alors la traversée du désert jusqu'à sa capitulation en TunisieDictionnaire de la Seconde Guerre mondiale et de ses origines - Jean Dumont..
Les unités allemandes de la Panzergruppe Afrika, devenues Panzerarmee Afrika puis Heeresgruppe Afrika furent par la suite, outre les trois précitées : Afrika (164. Leichte-Afrika-Division), qui suppléa la de Panzergrenadier (90. Panzergrenadier-Division) ; d'infanterie (334. Infanterie-Division) ; Afrika (999. Leichte-Afrika-Division) ; (10. Panzerdivision) ; Fallschirmjäger-Brigade Ramcke ; Éléments de la Fallschirm-Panzer-Division Hermann Göring.
Commandement DébutfinGradeCommandant General der Panzertruppe Erwin Rommel Generalleutnant Ferdinand Schaal General der Panzertruppe Philipp Müller-Gebhard General der Panzertruppen Ludwig Crüwell General der Panzertruppen Walther Nehring General der Panzertruppen Ludwig Crüwell General der Panzertruppen Walther Nehring Generalleutnant Fritz Bayerlein General der Panzertruppen Gustav von Värst General der Panzertruppen Wilhelm Ritter von Thoma (Fait prisonnier) General der Panzertruppen Gustav Fehn General der Panzertruppen Hans Cramer
Calendrier des opérations Victoires Quand le DAK arriva en Libye, le maréchal italien Rodolfo Graziani venait de perdre la Cyrénaïque après une tentative d'invasion de l'Égypte qui a rapidement tourné à la déroute. Rommel réussit à reconquérir le terrain perdu jusqu'à Marsah Matrouh, qui se situe à d'Alexandrie, et assiège Tobrouk à partir du . Il repousse l'opération Battleaxe du général Wavell, mais est vaincu en lors de l'opération Crusader d'Auchinleck et Cunningham. Repoussé à son point de départ, il attaque à nouveau début 1942 après avoir reçu des renforts. Stoppé sur la ligne Gazala, il la contourne en , capture Tobrouk et force les Britanniques à refluer jusqu'à El-Alamein. Il tente vainement de percer en ce lieu en puis , mais doit finalement s'installer sur la défensive. thumb|300px|Matilda Mark II capturé et réutilisé.
Premières défaites Du au , Rommel et l'Afrikakorps sont arrêtés par les Français Libres dirigés par le général Marie Pierre Koenig à Bir Hakeim. C'est le , que la bataille d'El Alamein met un terme définitif aux victoires de l'Axe en Afrique.
En , le maréchal britannique Bernard Montgomery s'empare définitivement de Tobrouk, assiégé depuis avril. En , des troupes et de l'aviation françaises font mouvement vers la Tunisie précédant les troupes américaines. Rommel remporte néanmoins la bataille de Kasserine face aux Américains du général Lloyd Fredendall. Mais les troupes américaines changèrent de chef. Le général Patton les concentra en un fer de lance qui commença à enfoncer l'Afrikakorps. Kasserine fut le dernier succès de Rommel, rappelé en Europe par Hitler, officiellement pour raisons médicales ; Rommel savait que le motif inavoué était de préserver sa réputation militaire auprès de l'opinion publique allemandeSource : Apocalypse, la Seconde Guerre mondiale par Isabelle Clarke et Daniel Costelle ; , L'étau (1942-1943)..
Intervention des Forces françaises libres (/) La britannique marchant d'est en ouest à travers la Libye fut rejointe par la colonne de Leclerc. Ce dernier avait lancé le l'offensive sur le Fezzan et conduit sa colonne, forte de hommes appuyés par le groupe aérien Bretagne, à Sebha le , Mourzouq le et Tripoli le . Le , il rencontre à Ghadamès le général Delay, commandant le front est du Sud algérien. Puis, rejoint par la colonne volante détachée des Forces françaises libres du Western Desert, il participe avec la britannique à la campagne de Tunisie. Après la bataille de Ksar Ghilane, où la Force L (L pour Leclerc) résiste à une attaque allemande et sort vainqueur, Leclerc s'empare de Gabès, puis entre à Kairouan le . Huit jours plus tard, il participe, à Tunis, au défilé de la victoire à la tête de ses troupes.
Fin de lAfrikakorps () Les troupes de lAfrikakorps, sous le commandement de von Arnim, capitulèrent le . Selon les sources, entre allemands furent capturés en tout, sont enterrés en Égypte, Libye et Tunisie, sont portés disparus. Une partie est rassemblée dans le cimetière militaire allemand de Tobrouk.
Les Alliés retirèrent du théâtre européen les hommes de lAfrikakorps, devenus prisonniers de guerre. Ils furent embarqués, sous bonne garde, le au cap Bon dans des navires de transport de troupes à destination des États-Unis et du Canada.
Ordre de bataille
Hymne vignette|300px|Char d'assaut Tiger I capturé par les Américains près de Tunis en 1943.
vignette
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Par ordre chronologique . Claus Sylvester, Journal d'un soldat de l'Afrika Korps J'ai lu, coll. « leur aventure », A172/173,1967.
. . . Benoît Rondeau, Afrikakorps, l'armée de Rommel, Tallandier, 2013. Nicola Labanca, David Reynolds et Olivier Wieviorka, La guerre du désert, 1940-1943, Perrin - ministère des Armées - École française de Rome, 2019
Articles connexes Guerre du désert Bataille de Bir Hakeim Première bataille d'El Alamein Bataille d'Alam el Halfa Seconde bataille d'El Alamein Liste des corps allemands de la Seconde Guerre mondiale
Liens externes
Les carnets de Rommel + liens La vie quotidienne de l'Afrika Korps dans le désert Interview de Benoît Rondeau à l’occasion de la parution de son livre « Afrikakorps, l’armée de Rommel » (Éditions Tallandier, mars 2013) Site français sur l'Armée allemande de la Seconde Guerre mondiale
Catégorie:Corps d'armée de la Wehrmacht Catégorie:Théâtre méditerranéen de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Histoire de la Libye pendant la Seconde Guerre mondiale