Le d'infanterie de marine (couramment abrégé ) est une unité de l'armée de terre des forces françaises. C'est l'un des régiments les plus anciens des troupes de marine. Ce régiment fait partie des « Quatre Grands » également appelés « Quatre Vieux » de l'infanterie de marine qui tenaient autrefois garnison dans chacun des quatre ports militaires français, prêts à embarquer : le « Grand Un » à Cherbourg, le « Grand Deux » à Brest, le « Grand Trois » à Rochefort et le « Grand Quatre » à Toulon. Le « Grand Trois » a participé activement aux expéditions lointaines du en Afrique, en Amérique, en Océanie et en Orient. Surnommé aussi « de marine », il a fait partie de la « Division Bleue » qui s'illustra à la bataille de Bazeilles les et . Le sous-lieutenant Joseph Gallieni fut blessé dans ses rangs lors de ces combats.
Création et différentes dénominations 1854 : Le d'infanterie marine est stationné à Rochefort 1869 : Le d'infanterie marine est réparti entre Rochefort, la Cochinchine, La Réunion, la Nouvelle-Calédonie et Tahiti 1870 : Le de marche d'infanterie marine 1890 : Le d'infanterie marine est dédoublé et il donne naissance au d'infanterie de marine 1900 : Le d'infanterie de marine prend l'appellation de d'infanterie coloniale, il ne dispose plus de compagnies ou bataillons dans les colonies 1914 : Le d'infanterie coloniale est toujours caserné à Rochefort. Il appartient à la coloniale ; d'infanterie coloniale 1946 : d'infanterie coloniale 1958 : Centre d'instruction du RIC 1958 : Centre d'instruction du RIMa 1963 : d'infanterie de marine
Historique des garnisons, combats et batailles du RIMa Par manque de renseignements historiques très précis, il est difficile d'établir un tableau exhaustif des pertes au combat du de marine depuis sa créationhttps://sites.google.com/site/amicaledu3rima/tradition-du-3/les-morts-pour-la-france. lors de la campagne de Cochinchine en 1859-61, les pertes estimées pour les douze compagnies engagées à Ki-Hoa (Tonkin) s'élèvent à 587 morts ; au cours de la guerre de 1870-71, les pertes estimées sont de 964 morts ; pendant la grande guerre, le régiment perd ; durant le deuxième conflit mondial, en 1940, 405 morts sont recensés en un mois.
Guerres de la Révolution et de l'Empire 1813 : Campagne d'Allemagne 16-19 octobre : Bataille de Leipzig 1814 : Campagne de France 14 février 1814 : Bataille de Vauchamps
1815 à 1848 thumb|Insigne de bras gauche avec l'ancre or et double losange rouge, modèle officiers et sous-officiers, de l'infanterie de marine. Les origines des régiments d'infanterie de marine sont celles de l'ancienne « infanterie coloniale », qui trouve elle-même sa source dans l'infanterie de marine du , et dans les « compagnies de la mer » créées par Richelieu en 1622. Après leur dissolution à la chute de l'Empire en 1815, réapparaissent sous la Restauration, respectivement en 1818 et 1822, l’artillerie de marine et l’infanterie de marine (surnommées respectivement les « bigors » et les « marsouins De 1822 à 1846, ces troupes connaissent d'importantes vicissitudes, sans cesse réorganisées, voire désorganisées. Cf. Troupes de marine : les traditions.»). Alors que sous l'Empire les troupes de marine avaient été employées comme unités de ligne, la Restauration les affecta à la Marine. Puis une ordonnance de Louis-Philippe reconstitua en 1831 deux régiments d'infanterie de marine, les dissociant à nouveau des marins, sous la forme du 45 et du d'infanterie de ligne, ainsi que du régiment d'infanterie légère, qui tenaient à cette époque garnison aux colonies. Une nouvelle ordonnance portant la date du créa un troisième régiment de l'arme. Chaque régiment dut compter trente compagnies actives, dont quatre de grenadiers, quatre de voltigeurs et vingt-deux du centre, un état-major et une compagnie hors rang. Le reçut comme garnisons Brest, Cherbourg et la Guadeloupe ; le Brest, Rochefort et la Martinique ; le Toulon, Cayenne, le Sénégal et l'île Bourbon (île de la Réunion actuelle).
Ainsi l'origine du RIMa remonte à 1831. Avec l'actuel RIMa, il est le plus ancien des "Quatre Vieux". Rochefort est sa garnison de 1838 à 1946 : Il participe à la campagne du Sénégal de 1833 à 1835. Il fait partie de l'expédition de la Plata en 1840 (débarquement à l'île de Martin-Garcia). Il est aux opérations d'Océanie de 1843 à 1846 (aux îles Marquises). Il est employé durant la Guerre franco-marocaine en 1844 (bombardement de Tanger, prise de Mogador). Il est engagé dans la deuxième expédition de la Plata en 1850 (prise de Montevideo).
Second Empire Napoléon III réorganisa, par un décret de 1854, l'infanterie de marine en créant quatre régiments ayant pour ports d'attache : le à Cherbourg, le à Brest, le à Rochefort et le à Toulon. Guerre de Crimée et lors de l'expédition de la Baltique (1854) Campagne de Chine (1855-1860) Campagne du Sénégal (1863) Campagnes d'Annam, de Cochinchine et du Cambodge (1858-1868) 1869 : il est réparti entre Rochefort, la Cochinchine, La Réunion, la Nouvelle-Calédonie et Tahiti. Pour la première fois, le de marine combat sur le sol de la patrie. Les et le , engagé au sein de la Division Bleue, le RIMa se sacrifie à Bazeilles dans un combat contre les Prussiens, jusqu'à la « dernière cartouche ».
Au , le de marche d'infanterie de marine fait partie de l'armée de Châlons.
Avec le de marche d'infanterie de marine du colonel Alleyron, le les ordres du colonel Lecamus forme la aux ordres du général Charles Martin des Pallières. Cette avec la du général Reboul, trois batteries de 4, deux batteries de 4 et une de mitrailleuses du régiment d'artillerie de marine, une compagnie du génie constituent la d'infanterie commandée par le général de division De Vassoigne. Cette division d'infanterie est intégrée au d'armée ayant pour commandant en chef le général de division Lebrun. 23 au - marche vers l'est. - bataille de Bazeilles.
1870 à 1914 Nouvelle-Calédonie (1878). Indochine (1882-1885). Afrique noire (1882-1894). Formose (1884). Nouvelles-Hébrides (1886) Diégo-Suarez. (1898) Crète (1898). Selon la loi du et des dispositions antérieures non abrogées, un décret du contresigné par les ministres de la Guerre et des Colonies organise l'infanterie coloniale. Chine (1900). Les régiments coloniaux de France sont stationnés dans les garnisons les et RIC à Rochefort. Le deux brigades, la comprenant les et d'infanterie coloniale se trouvent entièrement à Cherbourg. Maroc (1911-1913).
La Première Guerre mondiale Rattachement thumb|upright=0.7|Insigne régimentaire de poitrine du d'infanterie coloniale durant la guerre mondiale D'août 1914 à février 1916 : d'infanterie coloniale De à novembre 1918 : d'infanterie coloniale Il s'est également illustré pendant la grande guerre, à la bataille de Rossignol, dans la Marne, et à Beauséjour avant d'être engagé sur le front d'Orient jusqu'en juin 1919.
1914 Opérations des et armées. Bataille des Frontières. 22 août : bataille de Rossignol. : Saint-Vincent. 26 au : combats dans le secteur Luzy-Saint-Martin - Cesse avec le RAC. 6- : Bataille de la Marne (1914) : Écriennes, Vauclerc.
1915 16- : Champagne: fortin de Beauséjour : Ville-sur-Tourbe : bataille de Champagne: Main de Massiges, Côte 191, Bois de l'Oreille
1916 vers : plus de la moitié du régiment (cinq compagnies) périt en mer, après le torpillage du Provence 2, à destination de Salonique..
1917 Armée d'Orient Avril-mai : attaques de la boucle de la Cerna.
1918 Serbie : Le Sokol, Dobropolje, Kravitza. Action qui vise à couper en deux l'armée bulgare dans la vallée de Dobropolje puis à exploiter cette percée (Manœuvre d'Uskub) vers Prilep et la vallée de la Strumitza. Attaque massive du RIC qui a surpris l'ennemi dans tous les points forts du terrain. Citation à l'ordre de l'armée.
Durant ces cinq années de guerre, le a perdu . 15- : Vetrenik. 23- : Gradsko. La Grande guerre coûte au régiment 4617 morts au champ d'honneur.
L'entre-deux-guerres En 1925, le RIC est engagé au Maroc, dans la lutte contre Abd El Krim. 1919-1939 : garnison à Rochefort.
La Seconde Guerre mondiale Drôle de guerre
Le d'infanterie coloniale est l'un des trois régiments d'infanterie de la d'infanterie coloniale. Cette division est placée en réserve de la qui doit en premier lieu protéger la ligne Maginot d'une manœuvre tournante.
Bataille de France
Combats dans la région de Bouzanville et Beaumont-en-Argonne. Au sein du , mouvement au nord de la meuse pour intercepter l'ennemi. C'est ainsi qu'en 1870 et 1914, le se trouve pour la troisième fois dans la même région et contre le même ennemi pour de durs combats. À l'issue, il protège la retraite de la sur la Saulx. Durant ces combats, le perdit . Le RIC est cité à l'ordre de l'Armée. 1940 : selon les conditions de l'armistice le RIC est dissous. 1944 : bataillons formés à partir de maquis du sud-ouest qui donneront naissance au RIC. Actions contre l'armée allemande en Dordogne. Occupation de Bergerac et entrée dans Bordeaux refoulant allemands. Ses unités participent aux opérations d'Afrique du Nord.
De 1945 à nos jours En 1955-1957 : il participe, sous forme de bataillons de marche, aux opérations de Tunisie, du Maroc et d'Algérie. Absorbés par d'autres régiments coloniaux, ces bataillons ne portent plus en 1957 l'insigne du 3. Le , le est transformé en centre d'instruction du qui devient celui du , le . : il est reconstitué à Vannes par fusion avec le Régiment d'infanterie chars de marine et avec le d'infanterie de marine. Transformé selon le format "motorisé" depuis janvier 1969, a été le premier régiment entièrement professionnalisé. Avec le DEVOM (Détachement d'Engagés Volontaires pour l'Outre-Mer) destiné à prendre, pendant quinze mois, la relève du au Tchad. Le d'infanterie de marine a, depuis cette date participé à toutes les actions extérieures. Il est le premier régiment français entièrement professionnel en 1973. 1978-1980 : Opération Tacaud au Tchad. Au cours de cette opération, le perd quatre tués et douze blessés. Le régiment reçoit alors une citation à l'ordre de l'Armée.. 1991 : participation à la guerre du Golfe, dans la division Daguet. Le régiment reçoit une nouvelle citation à l'ordre de l'Armée. 1995 : le s'illustre dans la reprise du poste Sierra Victor situé aux abords du pont de Verbanja à Sarajevo en Bosnie-HerzégovineRécit de l'assaut de Verbanja le stress au combat sur CoZop.. Cette action, menée par le capitaine Lecointre, commandant la 1 compagnie (les "Forbans") et par le lieutenant Heluin, à la tête de la première section, sort les casques bleus français de la FORPRONU de leur position passive. Pour la première fois, ceux-ci ripostent à une action hostile à leur encontre. Deux hommes sont tués au cours de cette opération (le marsouin Jacky Humblot et 1re classe Marcel Amaru), et blessés. 1995-1996: participation aux derniers essais nucléaires à Mururoa. A compter de 1995, son Centre d'initiation commando (CIC) établi au Fort de Penthièvre délivre un insigne de brevet non homologué aux lauréats des stages qu'il organise. Un nouveau modèle d'insigne, toujours non officiel, est introduit en 2004. C'est finalement en 2021 qu'un troisième modèle d'insigne est finalement homologué en deux versions : "Initiation" (GS 405) et "Aguerrissement" (GS 406). 2002 : le régiment est déployé au Kosovo (Mitrovica) dans la TF-MN North d' à et forme d'abord le BIMOTO 9, avant de constituer le BatFra 1 avec la réorganisation des forces et la disparition du BiMéca.