vignette|droite|Capture d'écran illustrant un hack, ou attaque par déni de service.

Le est initialement la bidouille et l’expérimentation, dont les motivations sont notamment la passion, le jeu, le plaisir, l’échange, le besoin et le partage.

Cette pratique, établie par les , apparaît avec les premiers ordinateurs domestiques et hérite des domaines de l'électronique et de la radio amateur. Le hacking est ainsi, plus généralement, un ensemble de techniques permettant d'exploiter les possibilités, failles et vulnérabilités d'un élément ou d'un groupe d'éléments matériels ou humains. Il comprend également la réparation, la maintenance ou l’amélioration de matériel ou de logiciels anciens, dont la documentation n'est plus disponible, en pratiquant la rétro-ingénierie.

Il peut s'apparenter dans certains cas au piratage informatique. Dans ce cas, c'est une pratique visant à un échange « discret » d'informations illégales ou confidentielles.

Historique Entre 1834 et 1836, deux hommes d'affaires bordelais détournent l'usage du réseau de télégraphe optique pour avoir la primeur d'informations bancaires. Ce piratage du télégraphe Chappe peut être considéré comme un des premiers cas de piratage..

Aux environs de 1960, les termes et sont introduits par le MIT.. Ils désignent le fait de bidouiller et d’expérimenter pour le plaisir. Durant le milieu et la fin des années 1960, le terme hack devient également employé.. Ce terme désigne alors la même notion que le mot hacking, mais avec quelques nuances supplémentaires, essentiellement la répétition de l'action de crakage et piratage opérés par des individus chevronnés dans le domaine de l'informatique..

En 1969, John Draper parvient, à l’aide d’un sifflet qui possède la même tonalité que le réseau téléphonique américain, à passer des appels longues distances gratuitement lorsqu’il siffle dans le combiné. Cette technique est nommée, par son créateur, phreaking et inspire une nouvelle vague de hackers informatiques. Ceux-ci cherchent à modifier et faire évoluer un premier ordinateur.

Ce n’est qu’en 1980 que les médias commencent à publier des articles concernant le hacking. Ils publient sur Kevin Poulsen, qui réussit à s’introduire dans un réseau réservé à l’armée, aux universités et entreprises. En 1983, sort le film , dont l’histoire est centrée sur un hacker qui parvient à accéder au système informatique de l’armée américaine. Le premier virus informatique apparaît également dans ces années.

De nombreux crackers commencent leur activité en essayant de casser les restrictions anti-copie ou en détournant les règles des jeux informatiques. Mais lorsque les médias ont révélé au début des années 1990 que le Chaos Computer Club France était un faux groupe de hackers qui travaillait en collaboration avec la gendarmerieJean Guisnel, Une contre-histoire de l'Internet, Arte France, 2013, 15 min 30 s., la communauté de hackers français s'est plutôt détournée vers le logiciel libre et de nombreuses communautés indépendantes ont vu le jour.

La naissance d'Internet, dans les années 1990, s’accompagne des premiers cas de cybercriminalité. Les adeptes du domaine sont d'abord divisés. Les mènent des activités criminelles, tandis que les cherchent les vulnérabilités informatiques pour les rendre publiques et ainsi les réparer.

Dans les années 2000, les hackers veulent à nouveau pousser la technologie et . Par exemple, Jon Johansen parvient à contourner les protections des DVD et en copie le contenu. Une autre tendance apparue dans les années 2000 est l’utilisation du hacking pour militer comme les groupes Anonymous, ou le Chaos Computer Club.

En 2017, ces hackeurs continuent à mettre à disposition leurs ressources, souvent sous forme de wiki ou de dépôt. Les attaques informatiques à l'époque de Kevin Mitnick, Kevin Poulsen ou Jon Lech Johansen (« DVD Jon ») étaient peu nombreuses comparées à celles lancées dans les années 2000. En 2017, la menace est moins virulente, mais beaucoup plus massive, notamment par l'augmentation croissante des « script kiddies » ou hackers néophytes.

Hackers

Derrière le terme « hacker » .. Les motivations principales du hacker sont ..

Pirate ou hacker De manière générale, les médias modernes semblent relier les hackers informatiques à des pirates informatiques, bien que la traduction de « pirate » ne corresponde pas aux définitions de « fouineur »Délégation générale à la langue française et aux langues de France ou de « bidouilleur ». que l'on peut trouver dans les institutions qui font référence en langue françaiseHacking peut se traduire par « bidouillage », non pas par « piratage ».« hacker » sur Wiktionnaire..

Le hacking coexiste bien souvent avec la sécurité informatique, mais ces deux domaines sont distincts. Cela n'empêche nullement que les hackers soient aussi des spécialistes en informatique. La différence notable entre ces deux pratiques est que le hacker aide à colmater ces failles tandis que le pirate cherche à les exploiter..

Hacking moderne Le hacking place les hackers , c'est-à-dire au cœur de l'information et du partage d’information. Cette place au centre du développement des sociétés est surtout due à la curiosité des hackersITSecurite - La sécurité technique et juridique des systèmes d'informations. Certaines communautés de hackers promeuvent le partage et l'échange pour la résolution de problème, le logiciel libre en est un excellente illustration.

Éthique Selon Pekka Himanen, le hacking a pour fonction de résoudre ou d'aider à résoudre des problèmes, dans de nombreux domainesPekka Himanen, L'Éthique hacker.. Le hacking comporte plusieurs aspects idéologiques qui sont l'extension de l'éthique créée au MIT : l'aspect communautaire forme un des points forts du hacking. L'organisation en communauté permet l’extension du partage d’information, les communautés étant interconnectées la propagation de l'information est très rapide. L'organisation en communauté permet l’entraide entre personnes, mais également aux personnes de jeunes âges qui souhaitent apprendre. L'interconnexion de personnes, qui ne se connaissent pas, permet une aide qui place les individus au même plan, et cela sans jugement de valeur. Cet aspect pousse à la généralisation et au partage du savoir sans que cela se fasse sur la base de critères tels que « la position, l’âge, la nationalité ou les diplômes » ; l dans le sens de communauté locale, c'est-à-dire la diffusion de l'information dans un cercle restreint de personnes, on retrouve ce comportement dans le partage de contenu jugé comme illégal par les autorités, ou encore dans le partage de 0 day. En effet, l'un des aspects du hacking est ce qu'on peut appeler le Warez. Cette attitude ne fait que reprendre l'expression « L’information devrait être libre et gratuite » qui se retrouve également dans le réseau de partage P2P. La communauté locale deviendra globale au fur et à mesure que la technologie avancera ; l'aspect social. La dynamique communautaire implique un échange constant d’informations entre les divers acteurs de la communauté. Cet échange demande parfois l’intervention du hacking, et n’est possible que si l’information à échanger inclut une clause de non divulgation. Ainsi le hacking peut forcer pacifiquement l’échange en usant du social engineering qui est la technique qui a le plus d'impact sur la communauté, car elle utilise la « faiblesse humaine »Conseil, Intégration de systèmes & Infogérance, Teamlog.com. L’aspect social repose principalement sur l’échange d’information dans un milieu plus ou moins indépendant ; dans le principe, le hacking doit trouver une faille de sécurité et trouver un moyen de l'exploiter. Un bon moyen de trouver une faille dans un logiciel est de lui envoyer n'importe quoi jusqu’à ce qu'il bogue. Ensuite il ne reste plus qu'à comprendre pourquoi il bogue ou du moins comment exploiter ce cas imprévu par le programmeur. La faille peut être insignifiante et donner accès à très peu d'information ou de pouvoir, mais en exploitant bien ce système on peut arriver à faire tomber toute l'infrastructure. Par exemple, le simple fait de pouvoir rendre hors service un site web inaccessible par déni de service peut être le seul but, mais peut aussi permettre de cacher une autre activité (humain occupé et logiciel hors service) ou tout simplement mettre le système dans un état non prévu qui permette de contrôler tout le système.

Toutefois, ces aspects ne s'appliquent pas à l'ensemble des hackers. Les motivations varient selon les communautés de hackers, tout comme leur idéologie.

Technique courante Le hacking regroupe de nombreuses techniques utilisées avec plus ou moins de succès, dont quelques-unes sont : ingénierie sociale ; stacks overflows et heap overflows (dépassement de tampon) ; écriture de shellcode ; exploitation des « format bugs » ; sniffing, snarfing, scanning, ; hijacking ; hameçonnage ; Fingerprinting; Détournement et utilisation de données WEB (Cookie, CSS, CGI, vulnérabilités concernant les langages PHP, ASP, SQL, etc.); Attaques réseaux qui regroupe déni de service (DoS) distribué (DDoS). Il regroupe de nombreuses techniques. Le but étant de surcharger le serveur (programme) pour le faire tomber. attaque de l'homme du milieu (MITM), ARP Spoofing ou ARP Poisoning, fragments attacks, tiny fragments, fragment overlapping, TCP session hijacking, DNS spoofing, DNS ID spoofing et empoisonnement du cache DNS (DNS Cache PoisoningLe nom en anglais a été gardé dans la plupart des cas pour éviter toute interprétation lors de la traduction en français.) usurpation d'adresse IP (IP spoofing) cross-site scripting (XSS) port hopping

Hacktivisme

L’hacktivisme représente le fait de pirater un système informatique afin d’y faire passer un message, un avis. La mission peut être de défendre la liberté d’expression et d’effectuer un contre-pouvoir sur les entreprises et le gouvernement.

Quelques groupes d’hacktivistes L’un des premiers groupes est le CCC (), créé à Berlin dans les années 1980.. Son but principal est de défendre la liberté d'information et de montrer que le hacking peut être utilisé pour défendre des intérêts idéologiques. En 1984, le CCC parvient à pénétrer le réseau d’une banque allemande, dérobant à celle-ci 134000 DM () qu’il rendra le lendemain.

Un autre groupe apparaît dans les années 1990 sous le nom de et dont le but est de .

Anonymous regroupe de nombreux cybermilitants et affirme opérer contre tous ceux qui s’opposent à la liberté d’expression.

Exemples d’actions En 2011, les hackers d’Anonymous s’introduisent sur le serveur internet de , une entreprise de sécurité informatique. Ils accèdent ainsi aux mots de passe de deux cadres de l’entreprise. Ces deux personnes possédaient des mots de passe simples composés de deux chiffres et six lettres minuscules. Les hackers ont donc eu accès, grâce à ces mots de passe, aux documents de recherche de l’entreprise et à leur emails.

Également en 2011, le PlayStation Network (PSN) de Sony est piraté.. La société reconnaît par la suite que des numéros de carte de crédit ont été volés. Des rapports révèlent que 2,2 millions de numéros de carte de crédits ont été mis en vente sur un site de piratage informatique.

Marchés Il existe de nombreux marchés, soit pour protéger son ordinateur personnel ou son entreprise (antivirus, pare-feu, VPN…), soit au contraire pour mener des attaques (cyberespionnages, vols d’informations, déni de services, …). Les marchés liés à la cyber-sécurité apparaissent avant les années 2000, avec des entreprises comme IBM, Microsoft, Cisco et bien d’autres qui proposent à des firmes externes leurs services.