Roman Gofman, né le à Mazyr (RSS de Biélorussie, URSS), est un militaire et officier de renseignement israélien d'origine soviétique. Il sert dans Tsahal avec le grade d'alouf et occupe le poste de à partir de 2024. En décembre 2025, il est le candidat choisi par Benyamin Netanyahou pour diriger le Mossad. Il remplace David Barnea le .
Biographie
Jeunesse et débuts militaires Roman Gofman naît le à Mazyr, ville située dans le sud de la RSS de Biélorussie, en URSS. Il fait son alya en 1990, peu avant la dislocation de l'URSS et sa famille s'installe à Ashdod alors qu'il est âgé de . Il commence des études d'officier à l'École ORT des officiers nautiques d'Ashdod.
Il rejoint Tsahal en 1995 dans le Corps blindé mécanisé et est affecté au de la 188e brigade blindée. Il termine les entraînements au commandement de char et ses classes d'officier. Ensuite, il prend la tête d'un peloton de chars du et prend part aux combats dans le Sud-Liban. Roman Gofman est promu commandant de compagnie et combat avec son bataillon dans la Bande de Gaza et en Cisjordanie durant la Seconde intifada et l'opération Rempart. Il continue son ascension en devenant commandant adjoint du , puis du bataillon d'entraînement de la , puis commandant opérationnel de la 36e division blindée.
En 2010, il est promu lieutenant-colonel et nommé à la tête de la Section des blindés au Centre national d'entraînement terrestre. L'année suivante, il devient commandant du de la 7e brigade blindée, fonction qu'il occupe jusqu'en 2013, lorsqu'il redevient commandant opérationnel de la . En août 2015, Roman Gofman est promu colonel et affecté à la direction de la Brigade Etzioni, puis en 2017 de la blindée. Il complète ensuite sa formation au Collège de sécurité nationale à partir de 2019.
En 2022, alors que Roman Gofman commande la 210e division, Ori Elmakayes (ou Uri Elmakias), un membre de Tsahal âgé de au moment des faits, est autorisé par lui à diffuser sur Telegram une opération de communication en langue arabe, ciblant l'Iran et le Hezbollah. Cependant, l'annonce contient des images confidentielles, menant à l'arrestation abusive du jeune communicant et à son emprisonnement à tort pendant . Roman Gofman fait l'objet d'une enquête et écope d'une sanction disciplinaire. Son manque de transparence est critiqué, ainsi que son abandon d'Ori Elmakayes face à la justice.
Après 2023 : Conseiller militaire du Premier ministre Après le début de la guerre de Gaza en 2023, Roman Gofman reprend du service dans le commandement des forces armées israéliennes. Dès le début de l'attaque du Hamas contre Israël le , alors qu'il commande la base d'entraînement de Tzéélim, il se précipite vers les frontières de la Bande de Gaza afin de repousser les combattants du Hamas. Il est grièvement blessé durant les combats qui s'ensuivent.
Il prend ensuite position en faveur de l'occupation militaire de la totalité de la bande de Gaza même après la défaite militaire du Hamas, dans un texte controversé.
Alors qu'il devait initialement rejoindre la Division Shiloh comme directeur de la Planification, il est finalement nommé le Conseiller militaire du Premier ministre d'Israël. Le , il entre officiellement en fonction et est en parallèle promu au grade d'alouf (officier général). À son poste, il est notamment chargé des pourparlers avec la Russie dans la période qui suit la chute du régime Assad, sur de nombreux sujets.
Durant la guerre d'Iran de 2026, Roman Gofman fait partie des conseillers de haut rang prédisant une chute du régime iranien à la suite de frappes aériennes massives. Il joue également un rôle dans les négociations sur le transfert de l'uranium enrichi iranien, dossier sur lequel Israël fait confiance à la Russie comme médiateur, le pays n'ayant pas intérêt selon le renseignement israélien à ce que Téhéran dispose de l'arme nucléaire. La russophonie de Roman Gofman est vue comme un atout dans les négociations.
Candidat à la direction du Mossad Le , le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou fait de Roman Gofman son candidat officiel pour prendre la tête du Mossad. Il doit succéder à David Barnea, dont le mandat se termine en juin 2026 ; les deux candidats proposés par le directeur sortant sont écartés par le chef du gouvernement. Cependant, la nomination de Roman Gofman doit encore être approuvée par une commission spécialisée. Le Comité consultatif des nominations de cadres supérieurs donne une première fois son feu vert, le seul membre à s'y opposer est l'ancien président de la Cour suprême Asher Grunis.
La forte proximité perçue de l'impétrant avec Benyamin Netanyahou, dont il serait un , fait polémique, alors que sa nomination intervient à quelques mois d'importantes élections législatives. Roman Gofman est considéré comme par de nombreux agents. D'autres critiques dénoncent également son absence de maîtrise de l'anglais, compliquant la coopération avec les services américains, ainsi qu'un manque de compétences et d'expertise dans le domaine du renseignement, habituellement requis pour diriger l'agence. Dans le même temps, Ori Elmakayes est vent debout contre cette décision, affirmant que .
Dans la foulée de sa confirmation, la date de sa prise de fonctions est fixée au . Cependant, un recours est introduit devant la Cour suprême d'Israël qui commence à examiner l'affaire le . Le Premier ministre reste fermé à toute négociation et rappelle que la nomination du directeur du Mossad relève de son autorité légale.
Il limoge en aout 2026 deux des plus importants chefs du Mossad à la suite du « fiasco » d'un plan visant à renverser la République islamique d'Iran en s’appuyant sur les Kurdes iraniens.
Références
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