Cet article présente la chronologie de la crise anglophone au Cameroun pour l'année 2021.
Janvier
Le , quatre militaires et une civile sont tués dans un attentat à la bombe au passage d'un convoi officiel dans la région du Nord-Ouest. L'attaque est attribuée aux séparatistes. Le , des séparatistes attaquent un point de contrôle à Matazem, à cheval entre les régions de l'Ouest et du Nord-Ouest, tuant quatre soldats et deux civils. Le , un raid militaire dans la localité de Mautu fait neuf morts et plusieurs blessés. Le , un journaliste est enlevé par des hommes armés à Bamenda. Dans la nuit du 22 au , plusieurs habitations sont incendiées à Muyuka. Le , un véhicule blindé de la police saute sur un engin explosif improvisé (EEI) sur l'axe Bali-Bamenda avant d'essuyé des tirs de kalashnikov. Fin janvier, une bombe explose non loin d'un stade où se joue un match Zambie-Nambie lors du Championnat d'Afrique des nations de football (CHAN). En réaction, l'armée est mobilisée dans les villes de Limbé et Buéa.
Février
Le , deux séparatistes sont tués et un commandant surnommé , est interpellé lors d'un raid militaire dans le village de Menda-Nkwe. Le , trois agents de la commune de Bamenda II sont enlevés par des séparatistes présumés. Le , des hommes armés non identifiés ouvrent le feu sur une ambulance de Médecins sans frontières (MSF) dans la région du Sud-Ouest, blessant une infirmière. Le , l'armée libère quatre otages d'un camp séparatiste dans la localité de Ntankah. L'armée déclare n'avoir subi aucune perte et affirme que quatre séparatistes ont été tués et quatre autres capturés au cours des combats. Un civil est blessé au cours du raid.vignette|Soldats camerounais devant une maison à Ntankah, près de Bamenda, qui servait de refuge aux séparatistes, le . Le , deux soldats sont tués dans une embuscade tendue par des séparatistes à BamendaAlain Nwaha, Crise anglophone : deux soldats tués à Bamenda (Nord-Ouest), Actu Cameroun. Le , l'armée annonce avoir tué cinq séparatistes dont un certain , chef présumé du commando du massacre de Kumba, survenue le . Le , quatre soldats du Bataillon des fusiliers marins d'Ekondo tombent dans une embuscade tendue par des séparatistes présumés dans le village de Bekora Barombi. Au cours de l'attaque, trois sont tués et un quatrième est grièvement blessé. Le , un capitaine de l'armée est abattu par des séparatistes à Kumbo. Entre le 22 et le , au moins sont déplacées de sept villages de Nwa, à la suite d'attaques menées par des groupes d'autodéfense peuls. Le , des affrontements entre forces de défense et séparatistes éclatent à Bambili. Deux séparatistes sont tués dans les combats.
Mars
Le , douze séparatistes sont tués par l'armée dans le village de Yeloum. Le , un chef séparatiste est arrêté par l'armée lors d'une opération de ratissage à Konye. Le , six séparatistes sont tués lors d'une opération du bataillon d'intervention rapide (BIR) à Foé Bakundu. Le , des séparatistes présumés attaquent un convoi du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) à Ikata.
Avril
Le , neuf otages, enlevés par des séparatistes, sont libérés par l'armée à Pinyin, Santa et Akum. Au moins cinq civils sont tués par des hommes armés dans un bar à Bamenda II. Le , quatre soldats sont tués par des séparatistes dans le village de Menfoung.
Mai
Le , six agents de la commune de Kumbo sont enlevés par des séparatistes présumés. Le , un séparatiste est neutralisé à Adere, des armes et des munitions sont récupérées. Plusieurs blessés s'échappent et un enseignant pris en otage est libéré. Le , deux séparatistes se tuent accidentellement lors d'une tentative d'attentat à Ekok. Le , l'armée désamorce un EEI à Kumba. Le , une opération militaire baptisée est lancée. Menée par la région militaire interarmées, elle mobilise près de 300 soldats et dure un mois. Plusieurs séparatistes sont tués, ainsi que quatre soldats et plusieurs blessés. Le , plusieurs enseignants sont enlevés à Kumbo. À l'approche du , jour de la fête nationale, des affrontements éclatent entre les séparatistes et les forces gouvernementales à Kumbo, Buh, Takijah, Meluf, Oku et Ndop. Ces violences font au moins 16 morts et 60 maisons sont incendiées. Le , quatre gendarmes sont tués par des séparatistes à Lassin. Le , des séparatistes présumés tuent deux civils et en blessent trois autres à Kombou.
Juin
Le , des séparatistes du groupe Fako Action Force attaquent un commissariat à Buéa, blessant deux policiers. D'autres attaques ont lieu dans la ville. Aucune victime n'est signalée, mais un taxi est incendié après de violents affrontements. Le , deux soldats et un fonctionnaire sont tués dans la région du Sud-Ouest. Cinq autres fonctionnaires sont pris en otage. Le , trois gendarmes sont tués par des séparatistes dans la région du Nord-Ouest.
Juillet
Le , des séparatistes présumés tuent une femme d'affaires nigériane à Manyemen. Le , deux gendarmes sont tués par des hommes armés et un autre est blessé à Babadjou. Le , au moins quatre policiers sont tués dans une embuscade tendue par des séparatistes à Bali. À Kumba, un séparatiste est capturé par l'armée. Le , un soldat est tué dans une embuscade tendue par des séparatistes à Pinyin.
Août
Le , une femme enceinte est tuée lors d'une tentative d'enlèvement par des séparatistes à Bamenda. Le , un chauffeur de taxi est abattu par des séparatistes présumés à Buéa. Le , les autorités annoncent que l'armée a tué sept séparatistes lors d'opérations menées à Bali et à Bafut. Le , des hommes armés ouvrent le feu dans une église à Bali, tuant une personne et blessant le curé. Le , un humanitaire canadien de la Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est tué à Bamenda. À Oku, des séparatistes incendient le marché principal, deux bâtiments publics et des résidences privées. Le , des séparatistes présumés entrent dans un séminaire et enlèvent un prêtre dans la Manyu. Le , deux soldats sont tués à Mundemba.
Septembre
Le , un inspecteur de police est tué par des hommes armés à Bamenda. Le , un homme est tué à Bamenda II. Le , deux soldats sont tués dans la localité de Chouame. Le , quatre séparatistes sont tués par l'armée à Bamenda. Le , sept soldats sont tués dans une embuscade tendue par des séparatistes sur l'autoroute Kumbo-Tatum. À Mbalangi, une civile est tuée et quatre autres sont blessées lors d'affrontements. Dans la nuit du 14 au , un séparatiste est arrêté lors d'une opération militaire à Nake Bokoko. Le , le gérant d'un bar est tué à Bamenda. Le , une dizaine de soldats du BIR sont tués dans une embuscade entre Sabga et Bamessing; à l'est de Bamenda. Le , un convoi militaire est attaqué par des assaillants à Big Babanki. Le , un chauffeur de bus est abattu par des hommes armés sur l'axe Bamenda-Babadjou. Le , un soldat est tué par un EEI à Kumbo. Le , un gendarme est abattu à Bafut.
Octobre
En octobre, une soixantaine de militaires camerounais envahissent les villages de Mairogo et de Tosso au Nigeria, harcelant et intimidant leurs habitants, selon l'ONU et les autorités locales. Le , date de la proclamation d'indépendance par les séparatistes, les régions anglophones sont confinés. Trois séparatistes et un soldat sont tués dans des affrontements dans le village de Wanti. Le , un enseignant est tué à Wum. Le , le Premier ministre Joseph Dion Ngute est accueilli par des tirs à Bamenda, alors qu'il entame son programme de visite de quatre jours dans la région du Nord-Ouest. Le Premier ministre est exfiltré et conduit dans sa voiture. Le , trois séparatistes sont neutralisés sur l'axe Bamenda-Benwi. Le , une patrouille du BIR est attaquée par des séparatistes dans la localité de Bafia, dans l'arrondissement de Muyuka. Le BIR riposte, tuant trois séparatistes et blessant plusieurs autres. Cinq armes de guerre, deux motos et trois téléphones portables sont récupérés. Un soldat du BIR est également tué. Le , un gendarme tue une écolière en tirant sur un véhicule où elle se trouvait et se fait lyncher par la foule à Buéa. Le , un soldat est tué à Bamenda. Le , huit séparatistes sont tués par l'armée dans le village d'Akeh. Le , la présidente de l'église presbytérienne de Ntamulung est enlevée par des hommes armés. Le , une femme d'affaires est tuée lors d'un échange de tirs à Ndop. Le , un séparatiste surnommé est tué par l'armée à Mankon.
Novembre
Le , un EEI explose dans un taxi à Molyko, blessant des passagers et le conducteur. Un suspect est interpellé. Le , deux soldats sont tués dans une embuscade tendue par des séparatistes dans la région du Sud-Ouest. Le , un conducteur de taxi est tué par un EEI à Buéa. Le , onze étudiants sont blessés dans l'explosion d'un EEI à l'université de Buéa. À Bamenda, plusieurs civils et deux policiers sont blessés dans un incident similaire. Le , une fillette de 7 ans est tuée par balle par la police à Bamenda, provoquant des tensions dans la ville. Le , une patrouille mixte composée d'éléments des forces de défense et de sécurité tombe dans une embuscade tendue par des séparatistes à Matazem. Le véhicule de patrouille saute sur un EEI, avant que des hommes armés embusqués ouvrent le feu. Un bilan provisoire fait état de cinq policiers et trois gendarmes tués. Dans la nuit du 14 au , une partie du marché de Santa est incendiée. Le , deux séparatistes sont tués par la police lors d'un affrontement à Bamenda. À Baligham, une chefferie est incendiée par une vingtaine de séparatistes. Le , des séparatistes présumés attaquent le village de Manga, dans l'État de Taraba, au Nigeria, tuant onze personnes, dont le chef traditionnel. À Bamenda, un véhicule militaire essuie des tirs sans faire de victimes. Le , trois élèves et une enseignante sont tués dans l'attaque d'un lycée à Ekondo-Titi. Un enseignant de l'université de Bamenda est enlevé par des hommes armés.
Décembre
Le , trois gendarmes sont tués à Jakiri. À Kumbo, un séparatiste, qui tentait d'enlever une femme, est neutralisé par la population locale. Le , des EEI explosent dans un marché de Buéa, semant la panique parmi les habitants. Les forces de sécurité s'efforcent de neutraliser un deuxième EEI. Le , le Fon de Bambalang est enlevé par des séparatistes présumés. Dans la nuit du 8 au , un EEI détruit une cinquantaine de maisons, garages, magasins, ateliers de menuiserie et voitures, faisant plusieurs morts à Bamenda. Le , un convoi du BIR saute sur un EEI dans le quartier de Nitop à Bamenda, sur une route menant à Mbengwi, tuant un soldat. L'attaque est revendiquée par les Forces de défense de l'Ambazonie (FDA). Dans la nuit du 9 au , des combats font 13 morts, dont des enfants. Selon l'armée, quatre séparatistes sont neutralisés et un véhicule de l'armée est endommagé lors des affrontements. Dans la nuit du 12 au , un EEI explose dans un quartier de Buéa, blessant une dizaine de personnes. L'attaque est revendiquée par les Buea Ghost Fighters. Le , six chefs traditionnels sont enlevés par des séparatistes présumés dans la localité de Sop. Le , un soldat est tué par un EEI à Bamenda. Le , un soldat en civil est tué par des séparatistes à Mabanda, en périphérie de Kumba. Le , l'armée tue deux filles et en blesse une autre à Bamenda. Le , un véhicule de MSF est arrêté à un point de contrôle à Nguti avec à son bord, un séparatiste blessé. Les autorités affirment qu'une ambulance de l'organisation a pris en charge l'insurgé sans les avertir et témoigne pour elles des « relations étroites avec les terroristes », des accusations démenties par l'ONG.
Notes et références
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