En France, un institut de formation en soins infirmiers (IFSI) assure la formation en trente-six mois des futurs professionnels au métier d'infirmier : il est habilité à délivrer le diplôme d'État d'infirmier qui, depuis 2009, est considéré comme l’équivalent de la licence universitaire. L'accès aux études est règlementé. L'entrée en institut de formation en soins infirmiers s'effectue au niveau baccalauréat, par sélection sur dossier (sur la plateforme Parcoursup depuis 2018).
L'IFSI
Admission à l'institut
L'accès aux études est règlementé. L'entrée en institut de formation en soins infirmiers s'effectue par sélection de dossier via la plateforme Parcoursup. Le candidat doit avoir le baccalauréat ainsi qu'un niveau scolaire qui le rendra apte à suivre la formation exigeante d'une durée de trente-six mois (soit trois années complètes).
Diplômes délivrés
Les cours portent sur l'enseignement de connaissances médicales (maladies infectieuses, urologie, cardiologie, anatomie ou encore psychiatrie) et propre à la science infirmière (soins infirmiers spécifiques à chaque spécialité médicale, psychologie, législation, anthropologie, éducation thérapeutique du patient). L'enseignement est divisé en Unités d'Enseignement (UE) qui ouvrent droit à attribution d'ECTS semestriels. Les études sont sanctionnées par des partiels tous les semestres. Cependant, il est vrai pour tous les instituts qu'une note inférieure à 10 à l'une des UE doit être rattrapée à une prochaine session d'examens semestriels. En cas de difficultés, l'étudiant peut aussi avoir recours au report de formation qui lui permet de reprendre sa formation là où il l'avait laissée, un an après. À la fin des études, une fois toutes les UE et les acquis en stages validés, le diplôme d'État d'infirmier est acquis.
Le passage en deuxième année permet également l'obtention du diplôme d'État d'aide-soignant. Il est cependant demandé de valider certaines matières.
Après l'obtention du diplôme d'État, le nouveau diplômé peut se spécialiser (moyennant un éventuel temps d'expérience requis), via une formation supplémentaire : Ibode (infirmier de bloc opératoire), puériculteur, Iade (infirmier anesthésiste), cadre de santé (par l'école des cadres, accessible sur concours). En embauche dans la fonction publique hospitalière, le fait d'être titulaire d'un des quatre diplômes d'État de spécialité, modifie le grade et la grille de rémunération. Après spécialisation, l'infirmier peut prétendre à un poste ne requérant pas la spécialité, sa grille de traitement ne change cependant pas.
Des possibilités de diplômes universitaires vont peu à peu remplacer l'ancien système de spécialisation dans le cadre de l'intégration de la formation infirmière dans le cursus LMD (licence - master - doctorat). En France actuellement, il existe un master à Paris, l’objectif du master 1 est de donner aux étudiants les fondamentaux en soins cliniques infirmiers leur permettant d’accéder au master 2 spécialisé. Le master 2 est à Marseille : spécialité 1 : infirmière de pratiques avancées en cancérologie en sciences infirmières ; spécialité 2 : infirmière de pratiques avancées en gérontologie ; spécialité 3 : infirmière coordinatrice de parcours complexes de soins.
Depuis 2011, un master en sciences cliniques en soins infirmiers a vu le jour à la faculté de Saint-Quentin-en-Yvelines en collaboration avec Sainte-Anne formation et comporte trois spécialités en master 2 : spécialité 1 : soins palliatifs et douleur ; spécialité 2 : psychiatrie spécialité 3 : maladies chroniques et dépendance.
Organisation de la scolarité La formation se fait en alternance se déroulant 50 % en institut de formation (apport théorique) et 50 % en stages pratiques en milieu intra ou extra-hospitalier. Les temps de stage ne sont pas rémunérés au titre de l'alternance, les étudiants sont indemnisés, et ce depuis septembre 2001. Ces indemnités (pour quatre semaines de stage) sont de en , en et en .
Jusqu'en 2018, un étudiant en soins infirmiers (ESI) est une personne ayant satisfait au concours d'entrée en IFSI. Pour la rentrée 2019, le concours d'entrée a été supprimé, et l'admission se fera via la plateforme ParcourSup. Il suit des cours dans un Institut de formation en soins infirmiers, ainsi qu'un cursus de stages pratiques afin d'obtenir le diplôme d'État d'infirmier. Les étudiants sont affiliés au ministère de la santé et non à celui de l'enseignement supérieur. Cependant, d'après l'article 15 du décret -155 du , « missions et organisation des œuvres universitaires » qui fonde les Crous, les étudiants en soins infirmiers, qui disposent d'une carte d'étudiant, bénéficient en partie des prestations et services fournis par les Crous.
Les bourses d'études et les financements des étudiants en formation initiale sont assurés par le conseil régional. Depuis 2009 et la manifestation du des ESI, ces derniers ont reçu l'assurance d'être intégrés par les CROUS et pourront voir leurs droits d'étudiants au même niveau que les autres étudiants de l'enseignement supérieur. La FNESI, Fédération nationale des étudiants en sciences infirmières est l'unique organisation qui regroupe les 94 000 ESI de France. La FNESI a vu le jour en .
En France, l'accès à la profession d'infirmier est règlementé par l'arrêté du 31 juillet 2009 relatif aux conditions d'admission dans les instituts de formation en soins infirmiers (université) préparant au diplôme d'État d'infirmier, reconnu par ailleurs en Europe (premiers diplômés en 2012). Le concours est désormais supprimé depuis 2019.
Ancien concours d'accès aux IFSI Le candidat doit être âgé de 17 ans au minimum au de l'année des épreuves de sélection sans limite d'âge. Il faut être à jour des vaccinations médicales au plus tard au début du premier stage. De plus, une visite médicale auprès d'un médecin agréé des affaires sanitaires et sociales délivrera un certificat justifiant l'aptitude au futur étudiant à suivre la formation. Les inscriptions se font auprès des Instituts de Formations en Soins Infirmiers (IFSI) et débutent généralement la première semaine de janvier. Il est possible de s'inscrire dans plusieurs écoles, de manière illimitée mais très souvent, dans une même région, les concours tombent le même jour. Elle varie vraiment selon la région de l'examen. En 2009, candidats se sont présentés au concours de Toulouse alors qu'il n'y avait que 180 places disponibles. Cependant, en Bretagne, dans les Hauts-de-France et le Centre-Val de Loire ou en Île-de-France, le taux de réussite est plus élevé. De nombreux étudiants français qui échouent au concours partent en Belgique faire cette formation (aucun concours n'est demandé). Depuis la rentrée 2016, la formation infirmière se déroule sur quatre ans. Lorsqu'ils sont trop nombreux, les étudiants étrangers sont tirés au sort. Ce texte est un extrait du site officiel Infirmier.com, reprenant de nombreuses informations issus du décret publié par le gouvernement de la République française (2009)
Conditions de passation Concours classique être bachelier ou élève inscrit en classe de terminale - l'admission elle-même n'est valable lorsque le candidat est titulaire du baccalauréat au jour de la rentrée ou bien être en possession de l'un des titres figurant dans l'arrêté du , d'un titre admis en dispense du baccalauréat français en application du décret n° 81-1221 du ou bien avoir passé l'examen spécial d'entrée en université (ESEU) organisé jusqu'en 1995 ou bien avoir passé l'examen de niveau organisé jusqu'en 1990 en vue de l'admission dans les écoles paramédicales ou bien être titulaire du diplôme d'accès aux études universitaires (DAEU) organisé depuis 1995 ou bien, pour le candidat étranger, être en possession d'une attestation du consulat ou de l'ambassade, certifiant que le titre qu'il possède lui permet d'entrer à l'Université dans son pays (décret n° 81-1221 du , relatif à l'accueil des étudiants étrangers dans les universités et les établissements publics à caractère scientifique et culturel indépendants des universités, art. 16 & 18)
Non bachelier justifier de 3 ans d'expérience dans le secteur paramédical ou 5 ans dans les autres secteurs et passer une épreuve de présélection. Le dossier est à retirer dans votre ARS de rattachement (Agence régionale de santé). La présélection comporte deux épreuves : une épreuve sur dossier et une épreuve de résumé de texte. Chaque épreuve est notée sur 20 points (la note éliminatoire est de 07/20 à l'une ou l'autre des épreuves). Pour obtenir la présélection, il faut obtenir une moyenne supérieure ou égale à 10/20 aux deux épreuves.
Dispenses de scolarité si vous êtes aide-soignant (DEAS) ou auxiliaire de puériculture (DEAP) et que vous justifiez de 3 ans d'exercice professionnel équivalent à un temps-plein à la date de clôture des inscriptions, vous bénéficiez d’une dispense de scolarité*, sous réserve d’avoir réussi un examen d’admission spécifique. Cet examen d'admission ne comporte qu'une seule épreuve : analyse écrite de trois situations professionnelles. Chaque situation fait l’objet d’une question. La durée est de deux heures et l'épreuve est notée sur 30 points. Il faut obtenir au moins 15/30 pour être admis. L’évaluation porte sur : les capacités d’écriture, d’analyse, de synthèse et les connaissances numériques. La dispense de scolarité concerne la compétence 3 avec les unités d’enseignement UE 2.10.S1 « Infectiologie hygiène », UE 4.1.S1 « Soins de confort et de bien être » et UE 5.1.S1 « Accompagnement dans la réalisation des soins quotidiens » acquises et la dispense du stage de 5 semaines organisé au premier semestre ; autre dispense : est également prévu une dispense de scolarité pour les sages-femmes, les médecins, les étudiants en médecine, les titulaires d’un diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute, d'ergothérapeute, de pédicure-podologue, de manipulateur d'électroradiologie médicale ou du diplôme d'assistant hospitalier des hospices civils de Lyon selon des modalités fixées dans les articles 33 à 36 ;