Plaisir est une commune française située dans le département des Yvelines, en région Île-de-France.
Géographie
Situation Plaisir est située dans la grande banlieue ouest de Paris, à de la Porte d'Auteuil et à à l'ouest de Versailles, dans la plaine de Versailles.
La moitié du territoire communal est constituée de forêts et de terres agricoles.
La commune est constituée de plusieurs hameaux répartis sur deux plateaux séparés, d'est en ouest, par la forêt domaniale de Bois-d'Arcy et son extrémité ouest dite bois de la Cranne, le parc du château de Plaisir et la forêt de Sainte-Apolline.
Sur le plateau le plus élevé, au sud du territoire communal et au nord d'une étendue appelée plaine de Neauphle traversée par la RN 12, se trouvent le hameau de la Mare-aux-Saules jouxtant Élancourt et le hameau de Sainte-Apolline, tous deux au sud de cette nationale, et les hameaux des Gâtines, du Buisson et de la Chaîne, tous trois alignés d'est en ouest au nord de ladite nationale.
Sur le plateau inférieur, au nord de la commune, se trouvent le vieux village, entouré, d'est en ouest, des quartiers ou hameaux de la Brétechelle, de l'Aqueduc de l'Avre, des Ébisoires, des Petits-Prés et de l'écart relativement peuplé de la Boissière.
Hydrographie La commune est traversée du sud au nord par le ru Maldroit qui prend sa source à Trappes, au lieu-dit du Puits à Loup à proximité de la porte de Pissaloup. Il traverse la plaine de Neauphle, passe à l'extrémité est du hameau des Gâtines, alimente le bassin de retenue du bois de la Cranne. Ensuite il traverse sous la RD 30, se divise en deux branches traversant le parc du château et de l'hôtel de ville, le vieux village. Il est rejoint par le ru de Sainte-Apolline avant de parcourir les deux hôpitaux, où il est partiellement canalisé et enterré, serpente dans une petite vallée entre Thiverval et Saint-Germain-de-la-Grange et se jette dans la Mauldre à Beynes. La ville compte également un étang dans la forêt de Sainte-Apolline.
La commune de Plaisir est située intégralement dans le sous-bassin du Maldroit inclus dans le bassin versant de la Mauldre géré depuis 1992 par le COBAHMA (comité de bassin hydrographique de la Mauldre et de ses affluents) sous l'égide du conseil général des Yvelines et pour lequel un schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) a été mis en œuvre (arrêté préfectoral du ).
Le quartier de l'aqueduc de l'Avre doit son nom à l'aqueduc qui alimente Paris en eau potable et traverse la ville d'ouest en est.
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves...
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Trappes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Voies de communication et transports vignette|La gare de Plaisir - Grignon. vignette|La gare de Plaisir - Les Clayes. vignette|La gare routière de la gare de Plaisir - Grignon.
Réseau routier La commune de Plaisir est desservie par la route nationale 12 (Paris – Brest), à caractéristiques autoroutières, via Dreux.
Elle est traversée selon un axe nord-sud par la route départementale 30, reliant Poissy et Feucherolles au nord, puis prolongée vers le sud en direction d’Élancourt et de Saint-Quentin-en-Yvelines par la route départementale 58.
Dans l’axe est-ouest, la route départementale route départementale 11 relie Les Clayes-sous-Bois et Saint-Cyr-l'École à l’est, ainsi que Neauphle-le-Château, Thoiry et Bréval à l’ouest.
Desserte ferroviaire La commune est desservie par deux gares de la ligne N du Transilien : la gare de Plaisir - Grignon, située au nord-ouest de la commune ; la gare de Plaisir - Les Clayes, située au nord-est.
Les trains semi-directs permettent de rejoindre Paris en environ 25 minutes.
Bus La commune est desservie par un important réseau de bus, principalement assuré par les lignes 5101, 5102, 5106, 5110, 5111, 5113, 5114, 5183, 5184, 5185, 5186, 5187 et Soirée du réseau de bus de Saint-Quentin-en-Yvelines opéré par FRANCILITÉ SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES basé à Trappes, complété par des lignes interurbaines des réseaux Centre et Sud Yvelines opéré par TRANSDEV SUD YVELINES basé à Rambouillet (lignes 5288, 5289, 5295, 5296, 5310, 5312, 5327 et 7817), Île-de-France Ouest opéré par FRANCILITÉ EXPRESS OUEST basé à Plaisir (lignes 5117, 7804, 7815 et 7818) et réseau de bus de Poissy - Les Mureaux opéré par KEOLIS SEINE ET OISE EST basé à Poissy (ligne 7801).
Par ailleurs, la ville met à disposition un service de transport individuel intra-muros à destination des personnes en situation de handicap, assuré par des véhicules adaptés, pour le prix d’un ticket de bus.
Urbanisme Typologie Au , Plaisir est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Placidio en 775 ; Pleziz en 1162 ; Plessiaci, « vulgo Plaisii (communément appelé Plaisis) » en 1236. ; Pleassiacum dès 1236 ; Plesicium en 1272. La forme latine Pleassiacum dure jusqu'à la fin du . Pendant qu'en vieux français, il passe de Plesiz en 1162, à Plesir en 1470 et se maintient définitivement sous la forme de Plaisir au . L'évolution la forme Placidio vers Plaisir relève aussi d'une attraction par étymologie populaire avec le mot de la langue commune française « plaisir ».
Placidio peut signifier « domaine de Placitius » et remonterait ainsi à l'époque gallo-romaine. Aucune certitude ne vient confirmer cette hypothèse.
Autres hypothèses : rapprocher Plaisir de Plessis (du bas latin plexiacum, signifiant enclos, qui a donné plaissié au Moyen Âge, signifiant lieu fortifié). Plaissier– « courber, ployer », « entourer de clôtures de branches entrelacées » : c'était là un moyen assez primitif d'enfermer le château dans un système défensif et des seigneurs de plus ou moins d'importance l'ont utiliséMarianne Mulon, Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 ..
Plaisais, clairière où les terres cultivées sont délimitées par une ceinture d’arbres ou de buissons pour se protéger des animaux sauvages. Le Roman de Renard décrit ainsi la ferme d’un riche paysan : « La maison sise au milieu d’un plaisais (clôture faite de buissons entrelacés) est richement pourvue de tous les biens de la terre : vaches et bœufs, brebis, lait et œufs, et toutes sortes de nourriture ; de poules et de chapons y avait-il à foison. Renard y trouvera de quoi se satisfaire, si seulement il y peut entrer. Mais, je crois, et même je parie, qu’il cherchera longtemps. Car tout était entièrement clos, et le jardin, et la maison, de pieux aigus et gros et longs ; un ruisseau courait tout autour. Au dedans étaient arbrisseaux de toutes espèces. Vraiment, c’était une belle demeure » (cité par M.T. Lorrain dans « La France au », Paris, Nathan, 1975)..
Lieux-dits et hameaux À la fin du , la population de la commune se répartissait sur sept hameaux bien distincts : La Chaîne, Les Gâtines, Le Buisson, Bretéchelle, Le Village, Les Petits-Prés et La Boissière.
« La Chaîne », attesté sous la forme Catena au siècle, de l'oïl chaîne ; peut être s'agit-il d'une chaîne tendue en travers d'une route, pour faire payer des droits.. En toponymie rurale, le terme « chaîne » matérialise une disposition topographique de terrains en continu et désigne fréquemment une longue parcelle de terre étroite, une pièce de vigne ou un finage disposé en ruban ou en succession linéaire le long d'un chemin, d'une limite ou d'une lisière (écho morphologique à la forme allongée ou « en chaîne » des terres cultivées), parcelle alignée d'est en ouest avec les hameaux des Gâtines et du Buisson, juste au nord de la route nationale 12.
« Les Gâtines » désigne historiquement une terre pauvre, inculte ou défrichée. Ce nom de lieu est issu de l'ancien français gastine (terrain stérile).
« Le Buisson », en toponymie, le terme « buisson », fait partie des noms liés à la végétation et aux paysages ruraux. Il servait à identifier un lieu caractérisé par la présence de structures végétales denses, de haies de protection, de fourrés ou de taillis sauvages, il dérive de l'ancien français buisson (lui-même issu du bas latin buxio, lié aux fourrés ou arbustes).
Histoire Jusqu'au : un bourg agricole et ses sept hameaux Les terrains deviennent la propriété de l'abbaye de Saint-Denis en 768. La construction du prieuré daterait du et l'église Saint-Pierre du milieu du site internet de la ville. Plaisir est rattachée à la baronnie de Neauphle-le-Château à l'époque féodale. Le territoire entre dans le domaine royal par le mariage de François avec Claude de France. En 1537, il disposa du fief de Neauphle-le-Château-Plaisir en faveur de sa maîtresse, Anne de Pisseleu. Le dernier seigneur de Plaisir fut Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac, commandant de la garde de Louis XVI« site ». vignette|Pont de chemin de fer à proximité de la gare de Plaisir-Grignon. À la fin du , la population compte environ un millier d'habitants sur sept hameaux : la Bretéchelle, la Boissière, le Buisson, la Chaîne, le Village, les Petits-Prés et les Gâtines.. Le centre du village de Plaisir se situe à la conjonction de deux ruisseaux, le ru Maldroit et le ru Sainte-Apolline. vignette|La vue générale de l'asile.