Le canton de Pons est une circonscription électorale française située dans le département de la Charente-Maritime et la région Nouvelle-Aquitaine.

Histoire Ce canton appartient à l'arrondissement de Saintes depuis l'année 1800, lors du redécoupage administratif imposé par Napoléon Bonaparte au début du Consulat.

Le canton de Pons faisait en effet partie de 1790 à 1800 de l'ancien district de Pons où la ville, l'un des 7 chefs-lieux de district de la Charente-Inférieure, administrait 6 cantons (Archiac, Jonzac, Saint Fort-sur-Gironde, Mirambeau, Saint-Genis et le canton du chef-lieu de district de Pons).

Après avoir été démantelé en 1800, ce district ayant disparu, Pons est devenu simple chef-lieu de canton par compensation de la perte de sa fonction de chef-lieu de district. Son canton, qui comptait 19 communes, a été intégré à l'arrondissement de Saintes qui, lui aussi, a subi de nombreuses transformations pendant le Consulat.

Le canton de Pons n'a plus subi de modifications territoriales depuis son annexion à l'arrondissement de Saintes.

Seules des variations communales sont à signaler à l'intérieur des limites du canton de Pons.

Tout d'abord, l'ancienne commune de Montignac a fusionné avec la commune de Bougneau en 1826, pendant la période de la Restauration. Ensuite la commune de Salignac-sur-Charente a été créée en 1876 en se séparant de la commune de Pérignac. Elle s'appelait, au début de sa création, Salignac-de-Pons. La commune a changé de nom en 1952 pour devenir Salignac-sur-Charente.

Un nouveau découpage territorial de la Charente-Maritime entre en vigueur en , défini par le décret du , en application des lois du (loi organique 2013-402 et loi 2013-403).. Les conseillers départementaux sont, à compter de ces élections, élus au scrutin majoritaire binominal mixte. Les électeurs de chaque canton élisent au Conseil départemental, nouvelle appellation du Conseil général, deux membres de sexe différent, qui se présentent en binôme de candidats. Les conseillers départementaux sont élus pour au scrutin binominal majoritaire à deux tours, l'accès au second tour nécessitant 12,5 % des inscrits au . En outre la totalité des conseillers départementaux est renouvelée. Ce nouveau mode de scrutin nécessite un redécoupage des cantons dont le nombre est divisé par deux avec arrondi à l'unité impaire supérieure si ce nombre n'est pas entier impair, assorti de conditions de seuils minimauxArticle 4 de la loi du 17 mai 2013 modifiant l'article L 191 -1 du code électoral.. En Charente-Maritime, le nombre de cantons passe ainsi de 51 à 27.

Le canton de Pons est conservé mais remanié : il passe de 19 à 39 communes, issues des anciens cantons de Gémozac (1 commune), de Mirambeau (14 communes), de Pons (12 communes) et de Saint-Genis-de-Saintonge (12 communes). Avec ce redécoupage administratif, le territoire du canton s'est tout d'abord affranchi des limites d'arrondissements, avec 26 communes incluses dans l'arrondissement de Jonzac et 13 incluses dans l'arrondissement de Saintes, jusqu'à ce que l'arrêté du prenant effet au Arrêté n° R75-2016-12-30-002 portant modification des limites territoriales des arrondissements de Charente-Maritime, Bordeaux, 30 décembre 2016, qui modifie le périmètre des arrondissements du département, le rattache entièrement à l'arrondissement de Jonzac. Le bureau centralisateur est fixé à Pons.

Géographie

Le cadre géographique Ce canton qui a pour chef-lieu de canton Pons est une circonscription électorale française située la partie sud-est de l'arrondissement de Saintes.

À l'ouest, le canton de Pons est contigu au canton de Gémozac, au nord-ouest, à celui de Saintes-Est et au nord, à celui de Burie, tous ces cantons faisant partie de l'arrondissement de Saintes.

Au sud, il possède des limites administratives avec l'arrondissement de Jonzac confinant avec le canton de Saint-Genis-de-Saintonge, au su-ouest, et avec celui d'Archiac, au sud-est.

À l'est, il voisine avec le département de la Charente, où le Né le sépare du canton de Cognac-Sud.

Par sa superficie, il occupe le deuxième rang dans l'arrondissement de Saintes après le canton de Gémozac. En Charente-Maritime, il n'occupe que le 1 - canton d'Aulnay (), 2 - canton de Montguyon (), 3 - canton de Matha (), 4 - canton de Mirambeau (), 5 - canton de Gémozac (), 6 - canton de Courçon ().

Les aspects physiques et naturels Son altitude varie de en bordure du fleuve de la Charente dans la commune de Brives-sur-Charente à , représentée par une colline élevée située dans la commune de Chadenac. L'altimétrie moyenne du canton est de .

Ce canton présente deux caractéristiques naturelles bien distinctes.

D'une part, il est constitué au nord et à l'est par une plaine fluviale représentée par la vallée de la Charente et de son affluent de rive gauche, la Seugne, qui offre des terrains propices à l'élevage laitier comme aux cultures fourragères et aux prairies naturelles. Ces surfaces toujours en herbe sont également sujettes aux nombreuses inondations lors des crues hivernales.

D'autre part, bordant les deux vallées fluviales, des terres de collines crayeuses du Crétacé portent des vignes pour la production des eaux de vie de cognac et sont classées dans la zone de Petite Champagne, en bordure du département voisin de la Charente, que sépare la vallée du Né, et des Fins Bois, en bordure de la vallée de la Seugne, à l'ouest du canton. C'est le domaine de la Chamgagne de Pons qui se prolonge au sud-est vers la Champagne d'Archiac et au sud vers la Champagne de Jonzac, terroirs viticoles du cognac mais également de la céréaliculture intensive.

Représentation Conseillers d'arrondissement (de 1833 à 1940) Le canton de Pons avait deux conseillers d'arrondissement jusqu'en 1926.

Sources : Journal L'Indépendant de la Charente-Maritime sur site Retronews.

Conseillers généraux de 1833 à 2015

Conseillers départementaux depuis 2015

Résultats détaillés Élections de mars 2015

À l'issue du des élections départementales de 2015, deux binômes sont en ballottage : Marie-Christine Bureau et Jacky Quesson (Union de la Droite, 45,46 %) et Anne Chomel et Yannick Gammelin (FN, 33,72 %). Le taux de participation est de 50,16 % ( sur ). contre 50,08 % au niveau départemental.et 50,17 % au niveau national..

Au second tour, Marie-Christine Bureau et Jacky Quesson (Union de la Droite) sont élus avec 62,54 % des suffrages exprimés et un taux de participation de 51,23 % ( pour et )..

Élections de juin 2021

Le premier tour des élections départementales de 2021 est marqué par un très faible taux de participation (33,26 % au niveau national).. Dans le canton de Pons, ce taux de participation est de 36,03 % ( sur ). contre 33,83 % au niveau départemental.. À l'issue de ce premier tour, deux binômes sont en ballottage : Jacky Botton et Marie-Christine Bureau (DVD, 30,91 %) et Nicole Martin et Laurent Nivard (DVC, 29,65 %).

Le second tour des élections est marqué une nouvelle fois par une abstention massive équivalente au premier tour. Les taux de participation sont de 34,3 % au niveau national., 34,56 % dans le département et 36,71 % dans le canton de Pons. Jacky Botton et Marie-Christine Bureau (DVD) sont élus avec 52,4 % des suffrages exprimés ( pour et )...

Composition Composition avant 2015 vignette|upright=1.2|Situation du canton de Pons dans le département de la Charente-Maritime avant 2015.

Le canton de Pons regroupait dix-neuf communes.

Jusqu'alors éparpillées entre la Communauté de communes du Pays Santon, la Communauté de communes de la Haute-Saintonge et la Communauté de communes de la Région de Pons, les communes du canton adhèrent toutes à la Communauté de communes de la Haute-Saintonge depuis 2014.

Composition à partir de 2015 Le nouveau canton de Pons comprend trente-neuf communes entières.

Démographie Démographie avant 2015

Évolution démographique

Une évolution démographique globalement positive Comme l'indique le tableau ci-dessus, l'évolution démographique du canton de Pons n'a cessé de se dégrader de 1962 à 1990, puis ce canton a renoué avec la croissance démographique à partir du recensement de 1990.

Cette croissance de la population s'est même fortement accélérée entre 1999 et 2006 au point de pratiquement retrouver le niveau de population de 1962! Ce qui est remarquable pour ce canton fortement marqué par de longues périodes d'exode rural, due aux années de crise viticole.

Bien que Pons soit un chef-lieu de canton important par ses activités économiques et urbaines et par ses équipements, cette petite ville exerce un rayonnement limité aux communes périphériques de la ville, notamment Mazerolles, Bougneau ou Fléac-sur-Seugne, ces dernières ayant enregistré de remarquables croissances démographiques entre 1999 et 2006. Le reste de son canton est davantage sous la très forte influence de Saintes et de Cognac.

Ainsi, cette évolution positive de la démographie du canton de Pons est due essentiellement à la proximité de ces deux agglomérations dont le poids urbain est nettement ressenti. Nombre de communes du canton de Pons connaissent de fortes croissances démographiques grâce à ces deux villes et sont en quelque sorte des communes satellites de Saintes (cas de Saint-Sever-de-Saintonge, Saint-Léger, Rouffiac) et de Cognac (cas de Salignac-sur-Charente, de Brives-sur-Charente et de Coulonges).

Un canton en réveil démographique Dans l'arrondissement de Saintes, le canton de Pons se situe au sixième rang par sa population en 2006, après les cantons de Saujon, Saintes-Ouest, Saintes-Nord, Saintes-Est et Saint-Porchaire.

Depuis le recensement de 1990, il a renoué avec la croissance démographique et cet essor s'est même accéléré dans la période 1999-2006.

Avec une population de au dernier recensement de 2006, sa densité de population atteint aujourd'hui , elle demeure inférieure à la densité de l'arrondissement de Saintes ( en 2006) et à celle du département de la Charente-Maritime (). Seule la ville de Pons a une densité de population nettement supérieure à celle du département puisqu'elle se situe à en 2006, toutes les autres communes de son canton ayant une densité inférieure à la moyenne départementale. Ceci montre le caractère très rural de ce canton, bien que depuis 1990, un nombre de plus en plus croissant de communes sont devenues des communes résidentielles de deuxième ou troisième couronne des deux grandes agglomérations proches que sont Saintes et Cognac.

Pons occupe une position géographique décentrée par rapport au reste de son canton dont la partie orientale est fortement soumise à l'attraction de Cognac et la partie méridionale à celle de Jonzac. Le chef-lieu de canton subit de plus en plus l'influence grandissante de Saintes qui n'est distante que d'une vingtaine de kilomètres, mais bénéfice de retombées positives de cette proximité (emplois, scolarité et formation, commerces et services, loisirs).

Part de la population du chef-lieu de canton dans le canton de Pons Année Population Densité Part dans le canton 1962 172 hab/km 39,04 % 1968 175 hab/km 40,33 % 1975 177 hab/km 41,3 % 1982 176 hab/km 42,11 % 1990 160 hab/km 38,56 % 1999 160 hab/km 38,18 % 2006 161 hab/km 36,66 %

Comme l'indique le tableau ci-dessus, la part de la population de la ville de Pons par rapport à son canton fait ressortir deux évolutions fort distinctes.

Une première phase va de 1962 à 1982 où, pendant une vingtaine d'années, la population de la ville s'est accrue au détriment de son canton, occupant plus de deux habitants sur cinq.