Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous le Premier Empire à partir de quatre cohortes du premier ban de la garde nationale et du du d'infanterie de Ligne.

Devenu d'instruction de la brigade de renseignement et cyber-électronique, il est aujourd'hui installé à Thierville-sur-Meuse, commune voisine de Verdun.

Création et différentes dénominations 1793 : création de la de première formation. 1796 : lors de la réorganisation des corps d'infanterie français la n'est pas recréée. : création du d'infanterie de ligne. : le régiment est licencié. : création du d'infanterie. 1914 : à la mobilisation, il donne naissance au d'infanterie. 1940 : le régiment est disloqué. 1945 : d'infanterie. 1946 : d'infanterie. 1949 : d'infanterie. 1955 : d'infanterie motorisée. 1963 : d'infanterie mécanisée. : dissolution du régiment. 2019 : création du centre de formation initiale des militaires du rang du renseignement - d'infanterie. 2025 : devient le d'instruction.

Chefs de corps vignette|De Lattre commandant le à Metz.

Officier qui devint par la suite : (**) général de brigade (***) général de division (****) général de corps d'armée (*****) général d'armée

Historique des garnisons, combats et batailles (1793-1796) La de première formation était formée de Joseph Auguste Constant Schmitt : Historique du d'infanterie, rédigé en 1893 : complété jusqu'au : du d'infanterie (ci-devant Saintonge) qui devait former le noyau de cette demi-brigade n'a pas été amalgamé. de la formation d'Orléans de la formation d'Orléans Elle est souvent notée comme « n'ayant pas été formée » car le rassemblement physique de ces bataillons n'a pas eu lieu. La n'a été formée qu'administrativement.

Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français en 1796, la n'est pas recréée.

(1813-1814) Premier Empire Le est formé le , avec les Au crépuscule De l’Empire; l’exemple du d’infanterie de ligne : du premier ban de la garde nationale formée dans les départements des Bouches-du-Weser, des Bouches-de-l'Elbe et de l'Ems-Supérieur situés dans l'ex-royaume de Hollande du premier ban de la garde nationale formée dans le département du Nord du premier ban de la garde nationale formée dans le département du Nord du premier ban de la garde nationale formée dans le département de la Lys bataillon du régiment d'infanterie de Ligne

Le d’infanterie de ligne comprend et de troupe, et relève du de la Grande Armée.

Il part immédiatement de Hambourg pour être engagé dans la campagne d'Allemagne. Le , le connaît le baptême du feu en combattant à Wettin, Halle, Linenau et Hanau. Il poursuit sa marche à travers l'Allemagne et atteint Leipzig le après avoir bousculé les arrière-gardes prussiennes. Après la victoire contre les coalisés à Lùtzen, le entame la poursuite sur Bautzen où l'ennemi est retranché. Le les positions d' et de Weissig sont enlevées au cri de « Vive l’Empereur ! », placé en avant-garde au début de la bataille, le perd son chef de corps le colonel Recouvreur. La poursuite continue. Le , le s'empare de Pließkowitz et résiste aux contre-attaques. Les Allemands se replient sur replie sur Wurschen. Le aidé du s'empare de la position à la baïonnette. Le , l'armistice est signé. Le , auquel il reste , est envoyé en garnison à Glogau.

Le , les hostilités reprennent, la garnison est assiégée par plus de ou escadrons ennemis. Le regagne la France. À la fin de cette campagne il ne compte plus que et .

En , il a connu la bataille, le siège, la faim, le froid et l'épidémie. Les noms de WEISSIG 1813 et WURSCHEN 1813 figurent sur son drapeau.

Le , le d'infanterie de ligne est licencié, et conformément à l' de l'ordonnance du : Le est amalgamé, dans le d'infanterie de ligne. Le est amalgamé, dans le d'infanterie de ligne. Les et sont amalgamés, dans le d'infanterie de ligne.

Son numéro reste vacant jusqu'en 1887.

1887 à 1914 Le , est formé le à 3 bataillons provenant des 44e régiment d'infanterie, 90e régiment d'infanterie et 131e régiment d'infanterie, à Belfort.

Le le régiment reçoit son drapeau et s'établit le suivant au "quartier Miribel" à Verdun puis mis en garnison dans la place fortifiée de Belfort.

Première Guerre mondiale Casernement : Verdun, état-major à Reims Rattachements : À la mobilisation : d'infanterie, d'infanterie, d'armée. : d'infanterie jusqu'en .

1914 Vers Charleroi (21 –)

bataille de la Marne (6 – ) : engagé dans la bataille des Marais de Saint-Gond vers Soizy aux Bois et Villeneuve les Charleville (), château de Mondemont ().

bataille des Flandres : Zneiuport, Dixmude, Steenstraate (début novembre).

1915 Opérations en Argonne (mai –novembre) : La Gruerie, Four-de-Paris.

- : seconde bataille de Champagne, Auberive (25 – ).

1916 Bataille de Verdun : Carrières d'Haudraumont (février), Mort-Homme (février – avril), Bataille de la Somme : Rancourt, Sailly – Saillisel (), bois de Saint Pierre Vaast.

1917

Aisne : attaque sur Berry-au-Bac (), Verdun : Bois le Chaume () « Régiment d'élite qui vient d'affirmer à nouveau sa réputation. » Citation, 1917.

C'est durant la Première Guerre mondiale que la a gagné son surnom des « Lions ». Elle le doit au général Pershing, qui assistant à un assaut auquel la 3 prenait part, l'a comparé au roi des animaux. l'âpreté du combat, la ténacité et la rage des soldats à arracher la victoire. Si l'on n'a pas retrouvé de traces écrites de cet événement, il semble néanmoins que les paroles du général Pershing aient été relatées par un officier d'état-major qui l'accompagnait. Elles seraient donc consignées sur un JMO de grande unité. Le théâtre de cette action n'est pas non plus connu avec exactitude, mais des témoignages d'anciens permettent de la situer : dans les années 1920, les soldats ayant servi à la 3 recevaient comme récompense une sorte de diplôme de fin de service sur lequel était représentée la dite bataille ainsi que la phrase prononcée par le général Pershing. De plus l'événement est situé en 1917. On peut donc conclure que cela s'est passé après le , date de l'arrivée du général Pershing à Paris, et avant le premier engagement des Américains, le .

1918 Aisne : L'Aronde (9–), Soissons (), Laffaux () « Très belle tenue au feu. » Citation, 1918.

Entre-deux-guerres vignette|Le régiment quitte la forteresse de Coblence en 1929. De à , il est en occupation dans différentes régions d'Allemagne.

En 1930, le 15.1 prend ses nouveaux quartiers dans la ville de Metz, casernes Raffenel et Grandmaison, où il restera durant une période de .

Entre 1935 et 1937, il est commandé par le colonel de Lattre de Tassigny.

En 1937, le régiment passe sous les ordres du colonel Olivier Thierry d'Argenlieu.

En 1939, après avoir défilé dans Metz, les hommes sont prêts. Le , la drôle de guerre commence.

Seconde Guerre mondiale Bataille de France (1940) vignette|Soldat du d'infanterie de la d'infanterie dans le village allemand de Lauterbach le , lors de l'offensive de la Sarre.

Le régiment dépend de la d'infanterie. En , il participe à la courte offensive de la Sarre. Le , le du 15.1 est au contact dans la région de Guerting. Il y contient l'ennemi et se replie en bon ordre. Le à l'aube, c'est l'attaque allemande précédée de violents bombardements. Le soir du , le 15.1 a perdu la moitié de ses effectifs. Du au , le régiment se replie en combattant face à la marée allemande. Le , à Écury-le-Repos (Marne), son effectif est réduit à une centaine d'hommes. Le , le 15.1 combat sur l'Aube pour en interdire le passage par les troupes allemandes. En particulier dans le village de Pouan-les-Vallées (Aube), où il interdit le passage d'un pont que les canons du d'artillerie détruisent. Ils combattent côte à côte dans le village jusqu'à ce que les Stuka et l'artillerie allemande pilonnent les positions et contraignent les deux unités à se retirer en direction de Troyes, puis en direction d'Auxerre. Le , le lieutenant-colonel Alfred Daval, son chef de corps, est tué à Vougrey (Aube). Les derniers défenseurs tombent et le 15.1 est anéanti.

Le régiment est recréé dans l'Armée d'armistice en . En garnison à Lons-le-Saunier, il fait partie de la militaire (Bourg-en-Bresse). Il est dissous après l'invasion de la zone libre en .

Campagnes de France et d'Allemagne (1945) alt=Citation PINEY|vignette|Citation à l’ordre du régiment du soldat Piney Clair, âgé de 14 ans lors des combats de Kaltenbronn, signée du colonel Gandoët. Le régiment est reconstitué le à partir des effectifs de la colonne Fabien composé de FFI parisiens et combat dans l'Est avec la française commandée par général de Lattre de Tassigny, qui lui attribue le numéro du régiment qu'il commanda en 1935-1937.. Le , il reçoit des cadres des , et de tirailleurs marocains et remplace ce dernier au sein de la division d'infanterie marocaine ( DIM). Le 27, le colonel Paul Gandoët en prend le commandement. À partir du , date à laquelle le 15.1 franchit le Rhin à Germersheim (ce qui lui vaut une nouvelle inscription)1945 – Du Rhin au Danube avec la première Armée Française, une victoire oubliéeLa campagne d'Allemagne : franchissement du Rhin par les troupes françaises à Germersheim., il s'illustre dans de nombreux combat durant la campagne d'Allemagne.

Le , le d'infanterie reçoit son drapeau. En un mois de combat, le 15.1, au sein de la , a parcouru en terrain difficile. Il a fait plus de ; 800 des siens sont tués, blessés ou portés disparus.

De 1945 à 1962 Il rentre à Metz fin . La est dissoute le et le devient le régiment d'infanterie du groupement d'infanterie formé le lendemain. Le , il forme une demi-brigade d'infanterie, constituée des , et d'infanterie (héritiers des , et ) et du bataillon de commandement .

Le est formé un bataillon de marche qui est envoyé en Indochine et débarque à Saïgon à la fin du mois. Il va connaître de nouvelles formes de combats où alternent la poste et la recherche d'un ennemi implanté dans le sud de l'Indochine. Deux cents de ses hommes y laisseront leur vie. Le , le fanion est décoré de la croix de guerre des TOE avec palme. Cette campagne a valu au 15.1 le droit d'inscrire sur son drapeau INDOCHINE 1947-1950.

Le d'infanterie redevient d'infanterie le . Il passe à la d'infanterie le . Il est transformé en en régiment d'infanterie motorisée, doté d'une compagnie de commandement et de soutien, d'une compagnie d'appui, de quatre compagnies de combat sur half-tracks, d'une batterie d'artillerie et d'un escadron d'éclairage antichars (équipé notamment de chars légers M24).

Il embarque pour Alger en . Du au , le d'infanterie motorisée connaîtra tous les aspects de cette lutte impitoyable : contrôles, ratissages, postes, formation de commandos, patrouilles, opérations conjointes avec les TAP et la Légion étrangère, pacification, aide aux populations. À son départ d'Algérie, le 15.1 aura mis hors de combat et récupéré . Il aura également construit des écoles, des villages, aménagé des postes, soigné et protégé des populations faisant ainsi preuve de sa faculté d'adaptation.

De 1962 à nos jours

thumb|right|130px|Insigne de béret d'infanterie. Il rentre à Metz en . Le , il reçoit son sixième emblème. Premier drapeau n'ayant connu que la paix, il n'en verra pas moins le 15.1 subir de nombreuses transformations.

1967 : le régiment découvre la mécanisation. 1976 : transformations des brigades en divisions. Le 15.1 passe à la (PC Verdun). Le , il défile à Paris sous les ordres du colonel René Bouillet (commandant du 15.1 de 1980 à 1982). 1985 : le 15.1 devient régiment d'infanterie de la (PC Châlons). 1986 : le 15.1 voit l'arrivée de la CAC de la , la part pour en Nouvelle-Calédonie. 1990 : le 15.1 renoue avec son passé mécanisé et son historique, dissous à Metz le pour être aussitôt recréé le à Verdun. 1992 : le 15.1 envoie son chef de corps, son état-major, la de commandement et de logistique en ex-Yougoslavie pour une durée de .