Cet article présente la chronologie de la crise anglophone au Cameroun pour l'année 2022.

Janvier

Début 2022, des militaires camerounais envahissent le village de Mairogo, au Nigeria, selon un élu localwww.voanews.com 18 mars 2022. vignette|Gendarmes camerounais à Limbé, en .Le , un sénateur du Front social démocrate (SDF) est tué par des hommes armés à Bamenda. Plusieurs personnes sont blessées dans des échanges de tirs entre soldats et séparatistes présumés à Buéa, qui abrite des équipes en lice pour la Coupe d'Afrique des nations de football. Quelques semaines avant son lancement, certains groupes armés promettent de perturber la compétition et envoient des lettres de menaces aux équipes qui doivent jouer leurs matchs à Limbé et s'entraîner à Buéa. Un soldat est tué lors d'une attaque à l'engin explosif improvisé (EEI) à Buéa. Le , huit travailleurs de plantations de caoutchouc sont enlevés à Tiko. Les autorités accusent les séparatistes. Le , un soldat est tué par des séparatistes à Ekona. Le , quatre enseignants sont enlevés par des séparatistes présumés dans le village de Weh. Le , un séparatiste surnommé est neutralisé par le bataillon d'intervention rapide (BIR) dans la localité de Nseh. Le , un soldat est décapité et plusieurs autres sont blessés lors d'une attaque séparatiste à Galim. Le , quatre séparatistes sont neutralisés lors d'échanges de tirs avec la gendarmerie à Bambalang.

Février

Le , une réserve d'eau est attaquée par des séparatistes à Kumbo. Le , une école primaire publique est incendiée à Buéa par des hommes armés, qui trois jours plus tard, incendient un collège catholique à Mamfé. Le , un soldat est mort après avoir perdu une jambe dans l'explosion d'un EEI à Sabga. Le , des séparatistes enlèvent dix enseignants d'une école pour enfants handicapés à Bamenda. À Kumba, un séparatiste est neutralisé. Le , une infirmière est tuée par balles par des séparatistes présumés à Bamenda.

Mars

Le , sept personnes dont un sous-préfet, un maire et un responsable local du parti au pouvoir, sont tuées dans l'attaque de leur convoi par des hommes armés à Ekondo-Titi. Dans la nuit du , le Fon d'Esu et sa première épouse sont tués par des assaillants non identifiés. En réaction, les autorités annoncent le le déploiement de troupes dans le village. Le même jour, une vaste opération militaire est lancée à la suite d'informations selon lesquelles des séparatistes préparaient une attaque contre des gendarmeries, ce qui a permis l'arrestation de plusieurs d'entre eux et la saisie de divers équipements. Le , trois jeunes hommes à moto, pris pour des séparatistes, sont abattus à Bamenda. Le , un employé d'Hysacam est blessé par balles par des séparatistes présumés à Bamenda. Le , un soldat du BIR est tué par un EEI à Mbonge.

Avril

Le , trois séparatistes sont tués par des villageois à Mbalangi. Le , des séparatistes lancent une attaque contre l'université de Bamenda. L'armée riposte et repousse l'attaque. Le , 33 séminaristes sont enlevés dans la localité de Bachuo Ntai, puis relâchés le jour suivant. Le , les autorités camerounaises déclarent que des séparatistes ont attaqué un village à la frontière nigériane en début de semaine. Les autorités affirment qu'ils ont mis le feu à au moins 12 maisons et tué six personnes. Les autorités précisent que les insurgés semblent viser les membres de l'ethnie Mbororo, accusés de collaborer avec les forces gouvernementales. Les Forces de défense de l'Ambazonie (FDA) revendiquent l'attaque. Le , quatre personnes dont un fonctionnaire pénitentiaire, sont tuées dans une embuscade dans la région du Nord-Ouest. L'attaque est revendiquée par les Forces de restauration de l'Ambazonie (FRA). Le , deux soldats sont tués dans une embuscade tendue par des séparatistes sur la route Mamfé-Ekok. Le , huit personnes sont tuées lors d'une incursion de l'armée à Guzang. Le , la sénatrice Elizabeth Regina Mundi, membre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir, est enlevée avec son chauffeur par des séparatistes dans la région du Nord-Ouest.

Mai

Le , un avocat est enlevé par des hommes armés non identifiés à Bamenda. Le , deux soldats sont tués dans un attentat à l'explosif dans un village du Lebialem. À Jakiri, deux autres soldats sont tués dans une attaque attribuée aux séparatistes. Le , au moins trois séparatistes sont neutralisés dans le village de Ntumbaw lors d'une de l'armée. Le , un séparatiste, surnommé est capturé par les forces gouvernementales à Oku lors d'une patrouille mixte. Des ouvriers de la Cameroon Development Corporation (CDC), enlevés par des séparatistes, sont libérés par le BIR à Idenau. Le , lors de la Fête nationale, des combats entre les forces gouvernementales et les séparatistes éclatent dans les régions anglophones. L'armée déclare qu'au moins 28 séparatistes ont été tués au cours des affrontements. Le , un correspondant de BBC est enlevé dans la région du Nord-Ouest. Le , un séparatiste surnommé est tué par les forces de sécurité à Mamfé. Le , 24 civils sont tués et une soixantaine blessés par des séparatistes dans le village d'Obonyi II, selon le maire de la localité. Le , l'armée annonce avoir libéré des otages, dont la sénatrice Elizabeth Regina Mundi, à l'issue d'une opération dans la localité d'Ashong et ajoute qu'une .

Juin

Le , neuf villageois sont tués par des soldats à Missong. Dans la nuit du 7 au , des séparatistes attaquent une gendarmerie à Njitapon, tuant cinq gendarmes et blessant trois autres. Dans la nuit du 8 au , des hommes armés incendient un hôpital à Mamfé. Le , l'armée déclare avoir déployé une centaine de soldats à Njitapon, en réponse à l'attaque séparatiste survenue deux jours plus tôt. Le , deux soldats sont tués par des séparatistes dans le Boyo. Dans la nuit du 27 au , dix séparatistes sont arrêtés alors qu'ils tentent d'entrer à Babadjou. Deux gendarmes sont blessés au cours de l'opération.

Juillet

Le , des séparatistes présumés attaquent un marché à Fondonera. Le , deux civils, accusés de collaborer avec l'armée, sont tués par un séparatiste à Bamali. Le , des assaillants attaquent une brigade à Mbiame, tuant un soldat. Le , le chef de guerre séparatiste Oliver Lekeaka, surnommé , chef du groupe armé Red Dragon, est tué par l'armée. Le , un officier supérieur du BIR est tué par des séparatistes à Kumba. Le , dix séparatistes sont tués par l'armée lors d'affrontements à Batibo et Bambui.

Août

Le , l'armée déclare que 17 séparatistes ont été tués au cours de trois jours de combats à Batibo. Dix-huit autres sont capturés à Bambui, Batibo et Noni. L'armée déclare également avoir détruit ou saisi des armes, des EEI et plusieurs dizaines de motos. Le commandant des FDA Capo Daniel déclare que le groupe avait perdu 11 combattants ainsi que des armes et des motos. Il précise que les combats ont été violents dans les villages d'Enyoh et d'Ewah. Les groupes séparatistes affirment qu'au moins deux douzaines de soldats ont été tués dans les affrontements. L'armée nie que des soldats aient été tués, déclarant que quelques-uns ont été légèrement blessés. Le , sept soldats sont tués par des séparatistes dans le Bamboutos. À Kumbo, un commandant de brigade est tué à son domicile. Le , des séparatistes attaquent un avant-poste de l'armée à Kengwo, tuant trois personnes dont un militaire et un policier. Le , des séparatistes attaquent un convoi militaire près de Nkambé, tuant deux soldats et un civil.

Septembre

Début septembre, le président Paul Biya ordonne le déploiement d'unités spéciales de l'armée dans les régions anglophones afin d'assurer la rentrée scolaire. Le , au moins six personnes sont tuées et huit autres blessées dans une attaque séparatiste contre un autobus aux alentours de la ville d'Ekona. Une enseignante est tuée par balles par des séparatistes dans la région du Sud-Ouest. Deux civils sont blessés par balles à Bamenda III. Le , trois séparatistes sont tués dans des affrontements avec l'armée dans le village d'Awing. Du 10 au , six séparatistes sont tués dans des affrontements avec l'armée dans le département du Bui. Le , un poste de contrôle de l'armée est incendié par des séparatistes à Jakiri. Dans la nuit du , plusieurs commerces sont incendiés à la suite d'affrontements dans le village de Kossala, dans l'arrondissement de Kumba II. Le , une église est incendiée et huit personnes, dont un prêtre, sont enlevés à Nchang par des hommes armés. Le , cinq personnes sont enlevées dans un hôpital à Kumbo par des hommes armés.

Octobre

Le , l'armée mène une opération dans le village de Djottin, tuant une dizaine de séparatistes, libérant plusieurs otages et récupérant une quinzaine d'armes de guerre. Le , trois personnes sont tuées par l'armée à Mbonge. Le , des gendarmes démantèlent un atelier de fabrication d'armes légères, saisissent du matériel de guerre et arrêtent douze suspects dans le village de Mokunda. Le , deux ouvriers sont tués sur la route Mamfé-Eyumodjock.

Novembre

Le , un soldat est tué par des séparatistes dans la région du Nord-Ouest. Le , une ambulance de l'hôpital baptiste de Mbingo transportant 19 patients, est interceptée par des séparatistes présumés qui les enlèvent. Alertés, les gendarmes ratissent la zone et libèrent les otages abandonnés. Le , deux jeunes hommes sont tués par des hommes armés à Babanki. Le , trois séparatistes sont tués par l'armée dans la localité de Bamessing.

Décembre

Le , l'armée aurait envahi le village de Yer, tuant trois civils. Le , l'armée aurait envahi le village de Bai Panya, où elle aurait incendié des maisons, emportant au passage de l'argent et d'autres objets de valeur. Le , un séparatiste surnommé est tué lors d'une opération militaire à Bafut.

Notes et références

Catégorie:Chronologie Catégorie:Chronologie d'un conflit Catégorie:Crise anglophone au Cameroun Catégorie:2022 au Cameroun Catégorie:2022 au Nigeria