Le syndrome dissociatif est un syndrome exprimant une forme de désorganisation psychique , puis décrite ultérieurement sous d'autres paradigmes dans la schizophrénie.
Intégrés en 1987 dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM--R),
Étiologie Troubles schizophréniques La dissociation est alors souvent permanente. Elle s'associe fréquemment, mais à tort, à deux autres axes cliniques : le syndrome délirant, essentiellement hallucinatoire, et le syndrome autistique, erreur qui cause malheureusement encore aujourd'hui beaucoup d'erreurs de diagnostics. Les troubles du spectre de l'autisme n'ont absolument rien à voir avec les troubles schizophréniques, on le sait aujourd'hui. La psychiatrie française considère le syndrome dissociatif comme trouble cardinal de la schizophrénie (c'est-à-dire qu'il est toujours présent, pour ne pas dire causal)Pour une explication de la compréhension neurocognitive de la dissociation, voir l'ouvrage de Christopher D. Frith : Neuropsychologie cognitive de la schizophrénie..
États transitoires Troubles de la vigilance, états post-traumatiques aigus, anxiété majeure, prises de toxiques (cannabis, LSD…).
La dissociation anxieuse se voit par exemple fréquemment après une catastrophe naturelle ou un accident de voiture. Moins tragiquement, cet état est voisin de celui de l'amoureux transi qui, au moment de déclarer sa flamme à l'élu-e de son cœur, se met à dire n'importe quoi puis s'en va en courant. On peut dire qu'il était dans un état de dissociation anxieuse.
Symptômes Les symptômes peuvent concerner trois sphères différentes : « idéo-verbale » : les propos et leurs liens logiques sont désorganisés, hermétiques. On parle de « discordance » en cas de franche impénétrabilité, ou de « diffluence » (ou « pensée tangentielle ») lorsque le discours zigzague entre des sujets sans connexion apparente. Bien que cela puisse s'assimiler à du délire, lorsqu'il est aussi prolixe, le discours schizophrène peut comporter une forte consonance poétique ; « affective » : les affects sont très fluctuants et imprévisibles. On parle d'« ambivalence affective ». Les patients schizophrènes, en effet, contrôlent mal leurs émotions, qui éclatent de façon totalement nue. Cette question, a été très étudiée dans la psychanalyse, notamment sous l'angle du principe de réalité. Lorsque les troubles autistiques sont importants, on note un « émoussement des affects », que le langage psychiatrique appelle aussi athymhormie ; « comportementale » : la discordance a facilement une composante physique. Les gestes paraissent étranges, maniérés, incohérents ; l'accoutrement est à la fois baroque et morbide. Toutefois, cette excentricité ne suffit pas à poser un diagnostic. Parfois, on note des formes catatoniques ; le malade est alors figé comme une statue.
Traitements
Les neuroleptiques (antipsychotiques) sont souvent peu efficaces sur le syndrome dissociatif.
La remédiation cognitive est une technique cognitivo-comportementale censée avoir un effet sur les éléments dissociatifs.
La dissociation est un « rapport au monde » complexe du patient. Il est souvent cause de souffrance et nécessite une prudence dans l'intervention thérapeutique.
Notes et références
Articles connexes Dissociation mentale
Dissociatif Dissociatif Catégorie:Syndrome en psychologie ou en psychiatrie