vignette|Force Intervention - octobre 2024 vignette|Force Observation Recherche - octobre 2021 vignette|Force Sécurité Protection - octobre 2021
Le Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) est l'unité d'intervention de la Gendarmerie nationale française, spécialisée dans la gestion de crises et les missions dangereuses demandant un savoir-faire particulier, notamment dans les trois domaines suivants : l'intervention : antiterrorisme, libération d'otages, retranchement de forcenés et arrestations à haut risque dans la lutte contre le grand banditisme ; l'observation-recherche : surveillance, collecte d'information et de preuves sur des individus dangereux dans la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme ; la sécurité-protection : protection de personnes (par exemple certains ambassadeurs, autorités militaires) et/ou de sites particulièrement menacés.
L'unité dispense également de nombreuses formations dans ces domaines, en France et à l'étranger.
Le GIGN est composé d'une formation centrale établie dans le quartier de Satory à Versailles et de quatorze antennes locales - appelées antennes du GIGN (AGIGN) - réparties en métropole et outre-mer.
L'unité est directement subordonnée au directeur général de la gendarmerie nationale qui, en cas de crise majeure, traite directement avec les autorités gouvernementales. Dans ses missions les plus courantes, elle est engagée en support de la gendarmerie départementale sur le territoire nationalLe GIGN est surtout connue pour ses capacités anti-terroristes, mais l'unité est engagée au quotidien dans la lutte contre le banditisme et participe chaque année à 150 à 200 missions de Police judiciaire (P.J.) et de Police administrative (P.A.). Source : numéro 372 « spécial GIGN » du magazine Gend'info (décembre 2014). mais elle intervient également à l'étranger en coordination avec les Forces armées françaises et notamment le Commandement des opérations spéciales (COS)Le GIGN a été engagé à de très nombreuses reprises à l'étranger : Afghanistan, Bosnie-Herzégovine, Comores, Côte d'Ivoire, Libye, libération du Ponant, etc. Voir notamment l'article Liste détaillée des missions du GIGN. Lors de l'Attentat du Radisson Blu de Bamako, le GIGN a également été déployé mais est arrivé après le dénouement de l'affaire..
Sa devise est « S'engager pour la vie ».
Présentation Le GIGN au sein de la Gendarmerie alt=|vignette|Positionnement des unités d'intervention
Unité de référence de la Gendarmerie dans les domaines de l'« intervention spécialisée », de l'observation-recherche et de la sécurité-protection, le GIGN en élabore les doctrines avant d'en être le principal acteur.
Créé en 1974 comme une unité d'intervention, le GIGN, après avoir acquis un savoir-faire et une réputation incontestables dans son domaine, était devenu dans les années 1980 la composante « intervention » du Groupement de sécurité et d'intervention de la gendarmerie nationale (GSIGN), formation essentiellement administrativeLe GSIGN est principalement une formation organique et un « fournisseur de ressources ». Cependant, son commandant est présent dans la tour de contrôle de Marignane en 1994 (et l'EPIGN sous l'appareil lors de l'évacuation des otages). Quelques années plus tard, l'intervention du GIGN et du commando Hubert pour la reprise du ferry Pascal Paoli, détourné par des syndicalistes en 2005, est dirigée par le commandant du GSIGN mais ce fait est peu repris dans la presse. Il est néanmoins cité par le journaliste Jean-Marc Tanguy dans son blog Le Mamouth http://lemamouth.blogspot.fr/2010/05/un-general-coordonnera-les-fsi.html. qui regroupait également d'autres unités de gendarmerie spécialisées dans la sécurité-protection, la collecte de renseignement et la formation.
Le , une profonde réorganisation a eu lieu et un « nouveau » GIGN a remplacé le GSIGN.. Plus qu'un simple changement de nom, cette réorganisation a eu pour but de créer une unité plus opérationnelle en renforçant son commandement, en optimisant l'utilisation de ses moyens et en augmentant notamment ses capacités de réaction en cas d'événements d'envergure (notamment prises d'otages de masse, « POM » en abrégé) tout en créant des synergies plus fortes entre des personnels issus d'un tronc commun de recrutement et de formation.
, une nouvelle réorganisation renforce la capacité d'action de l'unité au niveau national en réalisant l'intégration complète en son sein des antennes du GIGN (AGIGN). Ces unités d'intervention régionales avaient été créées à partir de 2004 mais ne passaient sous le contrôle opérationnel du groupe qu'en cas de crise. Depuis cette date, l'unité est composée d'un échelon central (appelé « GIGN central » dans le reste de cet article) et des 14 antennes dont sept sont implantées en France métropolitaine à Toulouse, Orange, Dijon, Nantes, Reims, Tours et Caen et sept outre-mer en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et à MayotteGIGN 3.0 : La réponse à toutes les crises. Entretien avec le général Réty - Gend info https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gendinfo/publications/3507875/book/0027192920f142f1dd32a Arrêté du 26 juillet 2021 relatif aux attributions et à l'organisation du groupe d'intervention de la gendarmerie nationale NOR : INTJ2120405A https://media.interieur.gouv.fr/bomi/BOMI2021-8-2/textes/I40_20210726_INTJ2120405A.pdf.
Le GIGN au sein du ministère de l'intérieur En 1985, la Police nationale a créé, sur le modèle du GIGN, une unité spéciale d'intervention : le RAID (Recherche, assistance, intervention et dissuasion).
Les deux unités collaborentDans ce cas particulier, on peut plus parler de coordination que de collaboration mais des exercices communs sont également organisés occasionnellement, comme lors de l'assaut de Dammartin-en-Goële le à la suite de l'attentat contre Charlie Hebdo le . et durant la période des attentats de janvier 2015 en France.
Au sein du Ministère de l’Intérieur, la coordination et l’interopérabilité entre le GIGN et le RAID de la Force d'intervention de la Police nationale (FIPN) sont assurées par l’Ucofi (unité de coordination des forces d’intervention), créée en 2010« Attaques terroristes : Le patron du GIGN raconte ». Interview du colonel Hubert Bonneau, commandant du GIGN. Propos recueillis par Pierre-Marie Giraud et Matthieu Guyot. L’Essor de la Gendarmerie nationale – février 2015. http://www.lessor.org.. La procédure d’urgence absolue (P.U.A.) instaurée en dans le cadre du Schéma national d'intervention des forces de sécurité par le Ministre de l'Intérieur en réponse aux attentats de 2015 autorise – en cas de crise majeure ou de crises multiples – l'intervention de toute unité en mesure de le faire en tout point du territoire (donc en s'affranchissant du critère de compétence géographique qui s'impose habituellement)Présentation du schéma national d'intervention des forces de sécurité. Site du ministère de l'intérieur.http://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Schema-national-d-intervention-des-forces-de-securite.
Les emblèmes : écussons et rondaches Un nouvel écusson commun à l'élément central et aux antennes a été adopté à la suite de l'intégration totale de ces dernières en . Porté sur le bras gauche à la place de l'écusson régional, il présente la grenade de la Gendarmerie surmontée du sigle GIGNL'Essor de la Gendarmerie nationale - Homologation du nouvel écusson du GIGN https://lessor.org/vie-des-personnels/homologation-du-nouvel-ecusson-du-gign-3-0. Le GIGN central (Satory) et les antennes (AGIGN) conservent leur rondaches respectives qui se portent sur le bras droit.
L'emblème - appelé également rondache de par sa forme ronde - du GIGN central (c'est-à-dire de la composante basée à Satory, qui est une formation parachutiste) est composé d'un cercle sur un fond bleu, un parachute, un réticule de visée et un mousqueton. Le cercle, figure géométrique parfaite, symbolise la cohésion et la force collective des membres de l'unité. La couleur bleue rappelle la capacité subaquatique de l'unité. Le mousqueton est le symbole de la capacité de franchissement opérationnel des membres de l'unité. Le parachute indique l'appartenance du GIGN à la famille des troupes aéroportées. Enfin, le réticule de visée symbolise la discipline principale pratiquée : le tir et, au-delà, le respect pour la vie humaine et la précision dans l'action. Enfin, les deux étoiles symbolisent la « deuxième génération » en référence à l'organisation mise en place en 2007Héraldique de l'insigne du GIGN - sur le site du Ministère de l'intérieur. https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gign/decouverte/heraldique-de-l-insigneHéraldique : Couronne de candide à la filière de gueules orlée d'or, chargée d'une étoile du même à dextre et d'une sénestre et des inscriptions de sable "GENDARMERIE" en chef, "NATIONALE" en pointe, brochant le "O", une bombe d'or; réticule de visée de sable ouvert sur un champ d'azur chargé en chef d'un parachute de candide à huit suspentes du même et en pointe d'une flamme d'or passant dans un mousqueton d'argent; brochant sur le tout, inscription de candide "GIGN""..
La rondache des antennes (AGIGN), également portée sur le bras droit, reprend la grenade de la Gendarmerie nationale, le mousqueton, l'éclair de l'intervention spécialisée et un réticule de visée.
Devise Jusqu'en 2014 : Depuis 2014 : Interview du général d'armée Denis Favier, directeur général de la Gendarmerie nationale et ancien commandant du GIGN dans la revue Gend'info de décembre 2014..
Rappel historique
Les dates importantes de l'histoire du GIGN En réponse à la multiplication des prises d'otages qui tournent au fiasco (notamment à Cestas en 1969, à la centrale de Clairvaux en 1971 et aux Jeux olympiques de Munich en 1972), un premier GIGN est formé le au sein de l'escadron parachutiste de Mont-de-Marsan, tandis qu'une équipe commando régionale d'intervention (ECRI) est formée le de la même année au sein du groupe de gendarmerie mobile de Maisons-AlfortCollectif, Histoire de la gendarmerie mobile d'Île-de-France, 3 volumes, Éditions SPE-Barthelemy, Paris, 2007, . Tome II tableau récapitulatif avec dates officielles de création des unités.. Le commandement de l'ECRI est confié au lieutenant Christian ProuteauLe général Héraut, commandant la gendarmerie de la région Ile-de-France, sélectionna Christian Prouteau sur la recommandation du capitaine Jean-Pierre Baux, qui avait travaillé avec ce dernier lorsque, officier à l'escadron 6/3 de Saint-Denis, le lieutenant s'occupait de la formation des équipes commando (précurseurs des pelotons d'intervention actuels. Au sein du groupe I/2, l'ECRI dépendait plus particulièrement pour son support de , commandé par le capitaine Gervais. Sources : Christian Prouteau, Mémoires d'État et Roland Môntins, GIGN, d'actions extraordinaires - voir section biographie ci-dessous et l'unité devient opérationnelle le .
Le , le GIGN de Mont-de-Marsan devient le GIGN tandis que l'ECRI de Maisons-Alfort devient GIGN . C'est l'anniversaire officiel de la création de l'unité
En 1976, la Gendarmerie décide de regrouper les deux unités, principalement pour des raisons de coût et d'efficacitéCollectif, Histoire de la gendarmerie mobile d'Ile-de-France.. Le , les deux et 4 sont dissous et rassemblés le de la même année en une seule unité parachutiste basée à Maisons-Alfort, dénommée GIGN. Après son déménagement à Satory (à Versailles)dans la caserne Pasquier (du nom du du Groupe mort à l'entraînement). en 1982, le GIGN est intégré en 1984 au sein d'une nouvelle formation appelée Groupement de sécurité et d'intervention de la Gendarmerie nationale (GSIGN). Il y est rejoint d'abord par l'escadron parachutiste de Mont-de-Marsan, qui devient à cette occasion Escadron parachutiste d'intervention de la Gendarmerie nationale (EPIGN), puis en 1986, par le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).