thumb|right|130px|insigne de béret d'infanterie Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir de la de première formation.
Créations et différentes dénominations : création de la de première formation 1796 : le reste vacant : création du : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. : création du 1940 : le régiment est dissous : création du : recréation du 1946 : le régiment est dissous : devient le : le bataillon est dissous : le () est recréé : le est scindé en deux : et : devient régiment d'infanterie mécanisée. 1996 : le régiment est dissous.
Chefs de corps
Historique des garnisons, combats et batailles du (1794-1796) Révolution Le Régiment d'infanterie est l'héritier de la de première formation créée le par la Convention. La est formée par l'amalgame des : du d'infanterie (ci-devant Conti) de volontaires de l'Aisne de volontaires des Basses-Alpes
Lors du deuxième amalgame, en 1796, après la paix de Bâle, le 150 reste vacant jusqu'en 1813.
La de bataille remontait, par le de Conti, qui en fut le noyau, aux glorieux régiments de l'ancienne monarchie de Nivernais, La Marche-Prince et ContiComme l'indique l'article Régiment de Conti-Infanterie, les colonels de La Marche-Prince et de Conti étaient une seule et même personne, le comte de la Marche, qui devint en 1776 prince de Conti ; c'est à cette date que ses régiments changèrent de nom, suivant leur propriétaire.. Comme toutes les demi-brigades, elle fut formée d'un bataillon de ligne amalgamé avec deux bataillons de volontaires : le de Conti, le de l'Aisne, le des Basses-Alpes. Elle est rassemblée pour la première fois à Grot-Zunder, camp de Meerle, près d'Anvers, sous les ordres du chef de brigade Fabus et fait partie de la de l'armée du nord (Division Lemaire - Général en chef Pichegru). Elle prend part, en plein hiver 1794-95, à la conquête de la Hollande, s'empare de Bréda et fait de nombreux prisonniers. Cette campagne est rendue particulièrement dure par le froid intense et les difficultés de l'approvisionnement. Les troupes, dépourvues de vêtements, de chaussures et parfois même de vivres, font preuve d'une endurance et d'une discipline admirables et la Convention décrète que «l'Armée du nord a bien mérité de la Patrie». La paix de Bâle suspend les hostilités (1795) et la va occuper Berg-op-Zoom, puis, sous le commandement du général Vandamme, elle passe à l'Armée de Sambre-et-Meuse et se porte sur Juliers, par Malines et Aix-la-Chapelle. Une menace de débarquement des Anglais la fait renvoyer à Bruxelles où elle arrive le . Elle occupe ensuite successivement Gand et le camp de Schilol, près d'Anvers (Division Tourville). Le , les troupes du camp d'Anvers reçoivent l'ordre de se tenir prêtes à marcher sur Paris. La gagne Lille puis le camp de Marly et fait partie de l'Armée de l'Intérieur (Commandant en chef Barras - Commandant en second Bonaparte). Elle prend ses quartiers à Meudon puis à Saint-Cloud, à l'École Militaire, au camp de Grenelle. En 1796, le Directoire ordonne une refonte générale des demi-brigades, devenues trop nombreuses pour les effectifs. Leur nombre est réduit à 110 et la est incorporée à la 21.
(1813-1814) Empire Le fait partie des 21 régiments d'infanterie créés en 1813. Le est formé le de l'amalgame des : cohorte du premier ban de la Garde Nationale cohorte du premier ban de la Garde Nationale cohorte du premier ban de la Garde Nationale cohorte du premier ban de la Garde NationaleLa conscription sous le Premier Empire sur napoleon.org En 1812, les exemptés et les remplacés des classes 1807 à 1812 furent convoqués sous le nom de « Premier ban de la Garde nationale » et formés en cohortes départementales. Après le désastre de Russie, ces cohortes formèrent des régiments numérotés de 135 à 156. Le d'infanterie de ligne, constitué à quatre bataillons et un bataillon de dépôt, comprenait les cohortes des départements de Maine-et-Loire, Mayenne, Rhin-et-Moselle, Sarre. Les cadres manquaient et furent pris à grand-peine parmi les officiers retraités ou blessés. En 1813 : Campagne d'Allemagne Affecté à la division Rochambeau et à l'armée d'observation de l'Elbe, le le Rhin en , se dirige sur Magdebourg par Cassel et Halberstadt. L’armée d’observation devient le Corps. Le , alors que le arrive devant Leipzig, la bataille de Lützen s'engage. Le ne peut y prendre part, mais, en fin de journée, il occupe Leipzig d'où il chasse les Prussiens. Il marche sur Meissen à la poursuite de l'ennemi en retraite. Il remonte ensuite la Sprée et vient attaquer les hauteurs de Würschen qui sont enlevées d'assaut. L'ennemi cède et la Grande Armée le poursuit vers l'est. Quand l'armistice de Plesswitz () fait suspendre les opérations, le se trouve à Neunkirchen, près de Breslau. À la reprise des hostilités, le , le est aux ordres du maréchal Macdonald et le prend part aux combats de Zobten (), Löwenberg (), et Goldberg (). Dans ce dernier combat, la division Rochambeau décide du succès de la journée en enlevant d'assaut, après un combat acharné et malgré de lourdes pertes, les hauteurs du Wolfsberg fortement tenues par les Russes. Ce glorieux souvenir est rappelé par l'inscription de la victoire de Goldberg au drapeau du . Pourtant, à la suite d'une offensive téméraire, le maréchal Macdonald est contre-attaqué à l'est de Kaltzbach par toute l'armée de Silésie. Une pluie torrentielle, ininterrompue, cause aux troupes de cruelles souffrances. Le du de ligne, qui était à l'arrière-garde, est coupé de la division et cerné par plus de trois mille cavaliers. Les amorces sont mouillées et pas un fusil ne peut tirer. Sans se troubler, nos jeunes soldats croisent la baïonnette et résistent ainsi jusqu'au soir à toutes les charges, marchant et formant le carré d'infanterie alternativement. C'est depuis ce fait d'armes que le a pour devise:« Avec le fer quand le feu manque ». Dans la campagne qui suivit, le est presque anéanti au cours de la lutte acharnée au cours de laquelle plusieurs membres de la Confédération germanique, nos alliés, notamment les Saxons, ont trahi l'Empereur en plein combat. Du 16 au 19 octobre 1813 : il participe à la Bataille de Leipzig où il perd 43 tués, 67 blessés, 456 prisonniers et la totalité de ses archives. Les débris du régiment se retirent vers le Rhin, sous les ordres du maréchal Marmont, et le se reforme tant bien que mal entre Mayence et Bingen (). Le n'a plus que deux bataillons squelettiques : son effectif est réduit à 27 officiers et . Comme toute l'armée, il est atteint par le typhus Le , à Neuss, les deux bataillons du régiment sont attaqués par surprise par un détachement de l'armée prussienne qui capture le colonel Dereix, l'aigle et la caisse du régiment ; 16 hommes sont tués et 189 capturés. Le , ce qui reste du régiment est regroupé en un seul bataillon à Niederkassel. Le , une réorganisation devenue indispensable amène la suppression du d'infanterie de ligne après une année de fatigues et combats qui prouvèrent sa valeur. Quelques éléments laissés à la garnison de Juliers et au dépôt de Maastricht se maintiennent dans ces places jusqu'à la paix et le ne disparaît qu'en .
(1887-1942) Le est créé le et formé de 3 bataillons à partir de : 1 bataillon du d'infanterie 1 bataillon du d'infanterie 1 bataillon du d'infanterie Le est basé à Verdun, avec un bataillon à Commercy, un à Longwy et un à Saint-Mihiel. Le régiment rejoint Saint Mihiel en 1897 où son PC restera jusqu'à la déclaration de guerre. 1914 : à la mobilisation, le Régiment d'Infanterie met sur pied son régiment de réserve, le d’infanterie Pendant toute la Grande Guerre, il appartiendra à la Division d'Infanterie. Le , le RI se trouve aux abords de Sedan lorsqu'intervient l'armistice. Entre 1919 et 1930, le Régiment d'infanterie est en occupation en Allemagne. Le régiment quitte définitivement la zone d'occupation en Allemagne en 1930 et rejoint Verdun où il tiendra garnison jusqu'à la déclaration de guerre en 1939. Le RI fait alors partie de la d'infanterie motorisée. Il est capturé à Malo-les-Bains le . Le , le d'infanterie est recréé dans l'armée d'armistice à Agen et sera dissous le .
De 1887 à 1914 Le , est formé le , à Verdun, avec un bataillon du RI de Commercy ( du ), un bataillon du RI de Longwy ( du ), et un bataillon du de Saint-Mihiel ( du ). Le reste à Longwy où il tient garnison. Le drapeau est remis au régiment le sur le Champ de Mars.
Les compagnies occupent à tour de rôle, autour de Verdun, les forts du Rozellier, de Belrupt, d'Haudainville, de Landrecourt, de Dugny, de Regret, de Belleville, de St-Michel.
En 1889, le est remplacé à Longwy par le qui y reste jusqu'en 1891.
En 1891 s'ajoute au régiment un quatrième bataillon qui est appelé l'année suivante « Bataillon de forteresse », les trois autres étant dits « Bataillons de campagne ». En 1891, le devient de forteresse et le devient de campagne.
En 1897, l'État-major et les bataillons de campagne vont tenir garnison à Saint-Mihiel. Le bataillon de forteresse reste à Verdun dont il assure une partie de la défense et il cessera d'appartenir au en 1913, pour compter au Régiment d'infanterie nouvellement créé.
Première Guerre mondiale 1914 Départ en couverture : Le , le régiment se met sur pied. Le , il se déplace vers le nord-est dans la Woëvre ( Nord-Est de Saint-Mihiel). le : Prenant part, avec la , à l'offensive menée en direction du nord-est, entre Longuyon et Briey le régiment reçoit le baptême du feu dans la vallée de la Crusnes. Le : le front s'est replié sur l'Othain. Le 24, l'attaque est reprise. Le s'empare des villages de Duzey et Nouillonpont (à au sud de Longuyon). 28 - : le régiment s'installe défensivement sur les pentes ouest du Mort-Homme ( Nord-Ouest de Verdun). septembre Le le et arrête l'ennemi. Le 10, il maintient toutes ses positions. Et brusquement, l'ennemi se dérobe, c'est la victoire de la Marne. Il est ensuite appelé vers le sud, l'ennemi vient d'enlever Saint-Mihiel par surprise et menace de déboucher sur la rive gauche de la Meuse. Le , le régiment attaque au nord de Saint-Mihiel. Du 24 au , le régiment lutte pied à pied en se retirant dans la direction de Troyon. Les attaques se poursuivent jusqu’au sur les hauteurs dominant Saint-Mihiel au nord (Côte Sainte-Marie). Le front se stabilise et le la garde de ce secteur.
1915 - juillet : le est en ligne dans les bois de La Gruerie ( Ouest de Varennes-en-Argonne) et tient le secteur de Bagatelle. Pendant sept mois, le soutient victorieusement une lutte incessante. Au moment de la relève, le , le Chef de Corps, le colonel Henri de Chéron est grièvement blessé par un éclat d'obus. Il meurt le à l'hôpital Chanzy à Sainte-Menehould où il est transporté. Ses obsèques sont célébrées le à Sainte-Menehould. Le chef de bataillon Faure-Beaulieu, nommé lieutenant-colonel, prend le commandement du régiment le . Du au , le tient les secteurs au sud du Bois de la Gruerie. Cependant les Allemands s'acharnent sur Bagatelle et le y revient à plusieurs reprises comme troupe de renfort et de contre-attaque. Ces combats vaudront au Régiment d’infanterie le surnom de « Régiment de Bagatelle » qu’il peut porter fièrement. Le : il quitte définitivement l'Argonne.
Le régiment remonte en secteur pour préparer l’offensive de Champagne à partir du , dans le secteur de Saint-Hilaire-le-Grand (au Nord du camp de Mourmelon). L'attaque débute le . Malgré les pertes, la progression continue. Une lutte acharnée s'engage sur la position allemande qui résiste avec énergie, les barrages sont enlevés un par un, les contre-attaques sont repoussées. Le : l’assaut est lancé contre la deuxième position. L'avance est lente et difficile, mais les troupes allemandes sont refoulées jusque sur les crêtes qui dominent la vallée de la Py et la lutte se poursuit avec acharnement jusqu'au .