Cet article présente la chronologie de la crise anglophone au Cameroun pour l'année 2020.

Janvier

Le , un opérateur économique est assassiné par des membres présumés des Forces de défense de l'Ambazonie (FDA) dans le village de Ngie-Njap. Le même jour, le délégué départemental de l'éducation de base du Menchum est enlevé. Le , des séparatistes incendient la maison d'un député du Front social démocrate (SDF) à Mankwi, selon Human Rights Watch (HRW). Le , un bureau d'Elections Cameroon (Elecam) est incendié dans le Donga-Mantung. Selon Journal du Cameroun, l'acte est revendiqué par des séparatistes. Selon les mêmes sources, les séparatistes ont annoncé une période de villes mortes de sept jours du 7 au visant à perturber le déroulement des élections législatives et municipales. Le même jour, le ministère de la Défense dépêche un contingent de 350 gendarmes dans la région du Sud-Ouest, afin de renforcer la sécurité et permettre aux populations locales de voter.vignette|Gendarmes camerounais à Buéa, le . Le , 11 séparatistes présumés sont arrêtés à bord d'un camion à Limbé. Le , des séparatistes incendient le domicile d'un candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir, à Bamenda, selon HRW. Le , des séparatistes incendient le domicile du maire de Bafut, selon HRW. Le , un bureau d'Elecam est incendié par des séparatistes à Babessi, selon HRW. Entre le 17 et le , les forces de sécurité mènent une opération militaire à Bali, détruisant plus de 50 maisons et tuant plusieurs civils, selon HRW. Le , le , chef du groupe séparatiste Bui Warriors, est tué lors d'une opération militaire dans la localité de Kikaikom.

Février

Le , des séparatistes mènent une double attaque contre un convoi de militants du RDPC en campagne à Mbengwi et Bamenda. Quatre militants et un policier sont blessés. Le , un bureau d'Elecam est incendié par des séparatistes à Tombel, selon HRW. Le , à trois jours des élections législatives et municipales, les séparatistes décrètent une opération et menacent de représailles les habitants qui ne resteront pas confinés chez eux. Le , des séparatistes incendient un bureau de poste où était entreposé du matériel électoral à Bafut, selon HRW. Le , jour des élections législatives et municipales, des affrontements entre militaires et séparatistes éclatent et durent plusieurs heures à Muyuka, empêchant la tenue du scrutin dans la commune. Le , des hommes armés attaquent le quartier de Ngarbuh à Ntumbaw, tuant 22 civils, dont 14 enfants. L'opposition et des ONG locales accusent le gouvernement et l'armée d'être responsables de la tuerie. Le , plus d'une dizaine de personnes sont tuées lors d'une opération militaire dans le village de Babanki.

Mars

Le , des soldats violent une vingtaine de femmes, dont quatre handicapées, et passent à tabac une trentaine d'hommes à Ebam, selon HRW. Dans la nuit du 7 au , des séparatistes présumés attaquent une gendarmerie et un commissariat à Galim, tuant huit personnes dont deux gendarmes, deux policiers et quatre civils. Quelques heures plus tard, ils actionnent un engin explosif improvisé (EEI) lors des célébrations liées à la Journée internationale des droits de la femme à Bamenda tuant un militaire et blessant gravement sept personnes. Dans la nuit du 9 au , des tirs sont entendus à Bamenda. Le , quatre ex-otages, dont un ancien maire du Front social démocrate (SDF), sont tués par des séparatistes à Babessi. À Bamenda, des hommes armés attaquent plusieurs unités de police. Les attaques sont repoussés par les forces de sécurité. Le , un couple est tué dans le village de Vekovi par des séparatistes. Le , un haut responsable de l'armée déclare qu'au moins 20 séparatistes ont été tués et plusieurs autres blessés dans une récente offensive militaire dans le Ngo-Ketunjia. Le , les Forces de défense du Cameroun méridional (FDCM) acceptent de s'associer au cessez-le-feu réclamé par l'ONU en raison de la pandémie de Covid-19. Le , douze personnes, dont des soldats et un employé d'Elecam, sont tués dans une attaque revendiquée par un groupe séparatiste à Oku.

Avril

Le , deux notables sont tués par des séparatistes présumés à Bambili. Le , le gouvernement reconnaît l'implication de l'armée dans le massacre de Ngarbuh. Du au , une dizaine de séparatistes sont tués lors d'une opération spéciale à Bafut.

Mai

Le , le maire de Mamfé est tué et deux soldats sont blessés dans une embuscade près du village d'Eshobi. D'après les sources militaires, cette attaque est menée par des séparatistes. Le , des séparatistes présumés tuent un homme réputé proche de la police à Bamenda.

Juin

Le , cinq soldats sont tués et plusieurs autres sont blessés lors d'une attaque à Otu. Le , un pasteur est enlevé par des séparatistes à Batibo. Le , le général Valère Nka affirme que 24 séparatistes présumés ont été tués lors de deux récents raids militaires à Bali, Batibo, Widikum et Mbokam. Le , le Obi Wilfred Obi, chef du groupe séparatiste Manyu Ghost Warriors, est tué par l'armée dans la localité de Mkpot. Le , les séparatistes déclarent trois jours de ville morte à Bamenda. Le , sept séparatistes présumés sont tués dans le Donga-Mantung. En outre, deux otages sont libérés et des armes saisis.

Juillet

Le , un humanitaire de Médecins sans frontières (MSF) est enlevé dans une localité près de Kumba avant d'être assassiné. Un groupe séparatiste revendique l'assassinat, avant que le gouvernement intérimaire de l'Ambazonie ne le démente. Du 14 au , 15 séparatistes sont arrêtés lors d'une opération de ratissage dans plusieurs villages de la région du Nord-Ouest. Le , un séparatiste est tué lors d'une attaque contre une patrouille de police et un autre est capturé à Bamenda. Plusieurs policiers sont blessés. Le , une explosion retentit à l'entrée d'une société de transport public à Bamenda, sans faire de victimes. Le , des EEI explosent dans plusieurs quartiers de Bamenda, tuant une personne. Des affrontements entre les forces de sécurité et les séparatistes sont signalés dans d'autres parties de la ville.

Août

Le , une explosion se produit à Bamenda. Un enfant aurait été tué. Le , une femme est assassinée dans la région du Nord-Ouest. Le ministre de la Communication René Sadi attribue l'acte à un . Le , un humanitaire est tué dans la région du Nord-Ouest. Le , le corps sans vie d'un homme est retrouvé dans une rivière, près de Bamenda. La victime, un enseignant aurait été tué par des séparatistes pour non-respect de la . Le , une femme est décapitée par des séparatistes présumés à Muyuka. Le , des installations de la Cameroon Development Corporation (CDC) sont attaquées par un groupe armé. Les assaillants, en plus de l'incendie provoqué sur le site, ouvrent le feu sur un étudiant âgé de 16 ans. La victime décède sur le chemin de l'hôpital. Le , un enseignant est tué à Bamenda. Le , sept séparatistes sont tués lors d'une opération militaire à Babessi. Un soldat est légèrement blessé. Le , 17 séparatistes sont tués et sept autres sont arrêtés lors d'une opération militaire à Fundong.

Septembre

Le , un inspecteur de police est abattu à Bamenda. Les autorités attribuent le meurtre à des . Le , des tirs sporadiques sont signalés dans plusieurs quartiers de Bamenda. Le , l'armée annonce , baptisée . Le , l'opération est lancée, paralysant la ville de Bamenda. Le , quatre personnes sont abattues lors d'une opération militaire à Lysoka.

Octobre

Le , des enseignants sont enlevés par des séparatistes à Bamenda. Le , le BIR mène un raid contre un camp du groupe séparatiste Gorillas Fighters dans le Lebialem, tuant plusieurs de ses membres dont son chef, le Ayeke. Un soldat du BIR est blessé au cours de l'opération. Le , au moins huit enfants sont tués et douze autres sont blessés, dans l'attaque d'une école à Kumba. La tuerie est attribuée aux séparatistes. Le , le séparatiste Mendo Ze, est tué par l'armée, lors d'un raid qui s'étend de Lysoka à Ekona. Dans la nuit du , un enseignant est décapité à Bamenda. Le , un conseiller municipal est assassiné à Ndop.

Novembre

Le , trois personnes sont tuées par des séparatistes présumés à Bali Nyonga. Le , quatre hommes à mobylette armés de fusils de guerre ouvrent le feu sur une école secondaire à Bamenda, avant de s'enfuir faisant quelques blessés légers à la suite d'un mouvement de panique. Des hommes armés enlèvent au moins six enseignants et plusieurs dizaines d'élèves âgés de 4 à 12 ans à Kumbo. Le , une dizaine d'hommes armés font irruption dans un collège de Limbé, terrorisent et violentent élèves et professeurs, et incendient les locaux. À Fundong, huit élèves du lycée bilingue de la ville sont enlevés avant d'être rapidement relâchés. Le , le cardinal Christian Wiyghan Tumi est enlevé avec une dizaine de personnes près de Kumbo, avant d'être libéré le jour suivant. Le , à Liwu La-Malale, le chef du village est tué et son palais incendié par des séparatistes, ce qui contraint des centaines de villageois à fuir. Le , au moins huit personnes sont enlevées par des séparatistes présumés à Limbé. Le , des hommes armés attaquent un groupe scolaire à Mamfé, blessant un enseignant et un élève. Le , deux enseignants et le directeur d'une école sont enlevés dans leur établissement par des hommes armés à Bamenda.

Décembre

Le , jour des élections régionales, un conseiller municipal, membre du RDPC, est assassiné par des séparatistes à Widikum. Le , un élève de huit ans est tué lors d'affrontements à Bamenda. Le , le Fon de Babanki est enlevé par des séparatistes présumés. Le , le chef du quartier Mile 14-Dibanda à Buéa, est retrouvé mort après son enlèvement quelques heures plus tôt dans sa résidence par des hommes armés non identifiés. Deux des trois chefs kidnappés sont libérés au cours d'une opération militaire. Un groupe séparatiste dénommé revendique l'acte. Le , le Fon de Babanki est libéré après le versement d'une rançon.

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